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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:14

 

Bienvenue petit Lucas ! Même pas vrai que comme méthode de contraception en Alsace, on tire sur les cigognes ! Sympa ce faire-part mais ce serait étonnant que tes parents y croient pour de vrai. (photo)


D’autres sujets moins réjouissants ? C’est selon…

Finie la campagne présidentielle. L’Alsace s’y est encore distinguée comme une région conservatrice de droite avec des îlots urbains socialistes. Une petite ballade dans le calme d’une vraie campagne permet quelques découvertes insolites, à méditer. Dans cet esprit là, la belle et riche bourgade de Westhoffen paraît presqu’exemplaire, indiquée.

Calmement aussi ,un petit rappel de quelques résultats en pourcentage des voix exprimées.

Nicolas Sarkozy : 63,40 pour l’Alsace ; 45,30 à Strasbourg, 47,70 à Mulhouse et, au hasard, 74,81 à Westhoffen.

Donc, le complément pour François Hollande…le compte est vite fait et les commentaires fusent, souvent désagréables. Un peu fasciste ? « Non, çà c’est tout de même trop fort, je ne l’accepte pas  », répond un jeune homme.

 

Un avenir serein pour Lucas. ( photo)

 Les Alsaciens en ont marre d’être brocardés pour mille et une mauvaises raisons dont celle-là. Pour ce qui est de leur vote presque régulier et attendu, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est débridé et assumé, parfois très clairement. Des explications, des interprétations, des supputations d’experts abondent et vont dans tous les sens. On y verra plus clair le 17 juin. Pas sûr. Peut-être sans surprise cette fois sauf si ...

.En attendant,ici, on continue à vivre et plutôt bien, dans cette plaine opulente où s’étend la petite ville bordée de collines viticoles et de somptueuses forêts. Une richesse presqu’indécente.

« Comment expliquez vous ce vote massif pour Nicolas Sarkozy ? »- « Es isch e so » ( C’est comme çà) L’interpellé fait mine de s’occuper à son tracteur. Il va « épandre ». Quoi ? Mystère.

 On est plutôt taiseux en ce moment, même en alsacien. Il est des jours meilleurs où on papote gentiment, agréablement, avec des gens charmants, ouverts.

1615 habitants en 2008 et 1304 électeurs inscrits. Quand on déduit les moins de 18 ans dont notre petit Lucas, on voit qu’il n’y a pas d’invasion ni maintenant ni à l’horizon. Alors ?

 

Le poids de la tradition ? 

Il serait étonnant qu’il y ait ici beaucoup de contribuables qu’affecteraient les mesures annoncées du 75% au-delà du million . Encore que…Pas d’incidence religieuse ni a fortiori ethnique, surtout pas. Pas plus qu’ailleurs, de regards pertinents, autorisés, sur les programmes. Alors ?

Depuis des siècles les communautés, chrétiennes, catholique et protestante, et juive y vivent ensemble en bonne harmonie. Un petit détail amusant : le nom de Westhoffen apparaît pour la première fois sur un registre en 732. Rappelez vous, Charles Martel…mais qu’on n’y voie pas une once de déterminisme ! Ces électeurs le savent-ils ?

Plus marquant encore : cette commune, beaucoup plus tard bien sûr, a été le berceau de la famille Debré avec le professeur Robert, père de Michel, le premier ministre de Gaulle, lui-même père de Jean-Louis et de Bernard. On leur voue quasiment un culte ; le nom d’une rue en témoigne ( photo). A droite toute donc ! 


 

Mais aurait-on oublié alors que le père de Léon Blum est également né à Westhoffen. Pas tout à fait, puisqu’ il reste quand même 25% de « hollandistes » qui, la saison des asperges obligeant, ne s’interdisent pas la sauce hollandaise comme leur congénères condamnés à se contenter de mayonnaise ou de vinaigrette. C’est une plaisanterie qui circule.

Pour les cerises à la mi-juin ( Westhoffen est la capitale de la cerise en Alsace) tout sera consommé ! Et il n’y aura pas eu les horreurs de la guerre que décrit le film soviétique de Mikkaïl Kalatozov en 1957 : « Quand passent les cigognes » et le petit Lucas goutera paisiblement les fruits rouges, l’an prochain. « Le temps des cerises », la chanson, ce sera pour la prochaine fois. Grâces à Dieu, Amen, Inch Allah ! non « Vive la République » d’abord. Pas vrai Lucas ? Qui sait ?

 

Antoine Spohr (Article paru sur Médiapart)

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 05:52

 

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Début mai, l’association Alsace nature a engagé des procédures contre la prochaine mise en chantier d’un projet de liaison routière datant de 1976. Cette nouvelle polémique rallume une interminable guerre de tranchée autour du désenclavement de la communauté de communes d’Alsace Bossue. Les associations régionales de défenses de l’environnement s’apposent aux élus et aux industriels locaux.

« Dialogue impossible ». C’est ainsi que Stéphane Giraud, directeur de l’association Alsace nature, qualifie les échanges que les militants de son association ont eût avec les élus de la Communauté de communes d’Alsace Bossue au sujet du trajet d’une voie rapide de 6 kilomètres, reliant l’autoroute A4 aux villages touristiques et industriels de la vallée de l’Eichel. Constatant l’échec de la négociation, l’association engage un recours contre l’arrachage de haies qui constituent les préliminaires au début du chantier.


Cent collines similaires - L’enjeu du désaccord est la préservation de la biodiversité de la colline Morsberg, considérée comme remarquable par l’association. Cette appréciation n’est pas partagée par Jean-Mathia, président de l’intercommunalité qui constate que la faune et la flore du Morsberg ne diffèrent en rien de celle des centaines de collines qui donnent le nom d’Alsace Bossue au territoire. Il fait remarquer que tout trajet alternatif rencontrerait les mêmes débats et poserait d’autres problèmes en rapprochant la voie rapide d’habitations. Fort d’une enquête publique ayant enfin validé, en 2005, l’itinéraire d’un équipement puisant ses origines dans les demandes des industriels locaux formulées depuis 1976, l’élu reste ferme sur son projet.


Rêves de désenclavement et vielles habitudes procédurières - Prés de 36 ans de polémiques ont généré des habitudes que déplore le président de la communauté de communes. Malgré d’intenses batailles, l’intercommunalité a réalisé une zone d’activité, un centre d’initiation à la nature et s’apprête à achever le premier site éolien d’Alsace. Seule la liaison A4 Lorentzen peine à voir le jour malgré un soutien du groupe Sotralentz. L’industriel défend les 900 emplois de son siège social de Drulingen en avançant systématiquement le danger d’une délocalisation. Il réclame cette voie rapide afin de faciliter la circulation de ses 200 convois exceptionnels par an.

De manière moins spectaculaire, les élus du pays de Bitche voisin (Moselle) aspirent eux aussi à la réalisation de ce projet qui les rapprocherait de l’autoroute. Mais avec les années et les recours suspensifs, Sotralentz ne mise plus sur la chaudronnerie de taille exceptionnelle pour assurer son développement. Encore sous le choc d’éventuelles modifications de la carte militaire qui le priverait de sa principale ressource économique, le pays de Bitche se montre moins combatif. Néanmoins au fil des décennies, la guerre autour de ce projet routier génère de l’activité pour les juristes et les experts mandatés pour évaluer l’impact sur la biodiversité.

 

Sur La Gazette.fr

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:27

 

 

GCO-2.jpg

 

Le prix global du projet de grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) devrait s’élever à 750 millions d’Euros, selon le groupe Vinci, alors que les estimations annoncées par les élus étaient de 400 millions d'euros. Ce montant comprend les coûts financiers et concerne une configuration à deux fois trois voies.


C’est par un communiqué que le groupe Vinci a précisé l’ordre de grandeur du coût réel des 24 km de l’A 355 (à péage), devant alléger le trafic de la rocade strasbourgeoise et pour lequel le groupe a été désigné « concessionnaire pressenti », la concession définitive devant intervenir dans les prochains mois. Jusque-là, les estimations avancées par les élus évoquaient 400 millions d’euros. « L’écart s’explique par la prise en compte du coût financier d’un tel projet », justifie le groupe Vinci. Mais la facture des travaux a été également revue à la hausse, notamment pour tenir compte du prix environnemental du projet, traversant des zones agricoles et écologiquement sensibles. « L’Etat avait évalué en juillet 2011 le coût des investissements à 475 millions d’euros HT et la proposition de Vinci s’élève à 516 millions HT pour une version à 2X2 voies et 536 millions HT pour une 2X3 voies », précise le ministère de l’Ecologie.

Qualité de l’offre - Comme il ne s’agit pas d’un appel d’offre mais d’une concession tenant compte notamment de « la qualité technique et environnementale du projet », le choix ne s’est pas nécessairement porté sur le « moins-disant » au plan financier, même si le ministère indique que les quatre offres étaient toutes supérieures à l’évaluation officielle. Une contribution de 30 millions d’euros sera demandée à l’Etat et aux collectivités locales dans une répartition pas encore précisée. Une certitude, la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) n’y participera pas, jugeant ce projet inefficace. « La contribution forfaitaire des collectivités locales alsaciennes sera destinée par convention aux investissements pour l’insertion environnementale du futur axe. Cette somme pourra d’ailleurs faire l’objet d’un reversement si le trafic se révèle être supérieur aux prévisions », rappelle Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin.

Une équation financière difficile - Les prévisions de trafic contenues dans la DUP font état d’une prévision de trafic de 30 à 40 000 véhicules par jour sur l’A 355. « La mise de cet axe à 2X3 voies pourrait être réalisée à partir de 50 000 véhicules/jour », indique le ministère de l’Ecologie. Vinci précise que cet élargissement se ferait « par l’intérieur » de l’emprise initiale de l’autoroute. Il reste qu’avec un coût approximatif de 30 millions d’euros par km, l’A 355 va poser à Vinci une équation difficile : un péage trop élevé dissuadera les usagers, un trafic trop faible obérant les possibilités de rentabilisation de l’équipement. L’exemple de l’A 65 Pau-Langon, qui connaît une fréquentation inférieure aux prévisions en raison d’un tarif couramment qualifié de « prohibitif » (plus de 13 cts par km pour un VL) est à retenir. Cet axe a vu le prix des travaux dépassé pour répondre à des contraintes environnementales. La pression annoncé par les nombreux opposants au GCO imposera à Vinci d’être particulièrement attentif dans ce domaine.

« Aucune clause contractuelle d’indemnisation ou de compensation n’est prévue au profit du concessionnaire dans le cas où les trafics réellement observés seraient en dessous des prévisions de ce dernier », confirme le ministère de l’Ecologie. Vinci estime à 52 mois la durée des travaux.

 

D.Bonnel sur la Gazette.fr

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 09:24

 

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Il y trois semaines, lors du Conseil municipal du 7 novembre 2011, Monsieur Armand Wiedmann, adjoint au maire, présentait sa démission du Conseil municipal d'Obernai.

Je me suis alors ému de la démission de Mr Wiedmann, j'ai salué sa disponibilité au service de la cité, mais également son engagement vis à vis de cette belle course qu'est la Nocturne du Hans. Il faut savoir que Mr Wiedmann est non seulement le Président du comité de la Nocturne du Hans, mais c'en est également le fondateur, l'âme et la cheville ouvrière.

 

Durant cette séance, j'ai rappelé  à Mr  Fischer, maire d'Obernai, l'attachement fort des Obernois et des coureurs venant de toute la France, à cette course unique en son genre ; je me suis inquiété des conséquences de cette démission sur la pérennisation de cet évènement sportif phare.

 

En réponse à mes inquiétudes, Mr Fischer, de manière inélégante vis à vis de Mr Wiedmann, a aussitôt dégainé : "il n'y a pas de gens irremplaçables au comité d'organisation de la Nocturne du Hans".

 

Quelle outrecuidance de la part de notre maire ! Résultat final : la Nocturne du Hans éteint ses lumières de manière définitive (voir article des DNA*).

 

Décidément, après l'épisode des Dauphins d'Obernai, (voir : http://www.dauphins-obernai.com/donnees/cms/pdf/do-a-la-porte-de-la-piscine-dna-du-09-11-11.pdf

la Ville d'Obernai et les sportifs paient cash la méthode de gouvernance autoritaire et solitaire de Mr Fischer.

 

Bruno FREYERMUTH

 

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DNA du dimanche 27 novembre 2011 : *athlétisme / la fin de la plus belle course sur route

La Nocturne du Hans éteint ses lumières

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Une nuée de lucioles dans la nuit: une image du passé. La 10 e édition de la Nocturne du Hans, en juillet dernier, aura été la dernière. Photo archives DNA

 

Les organisateurs de la Nocturne du Hans ont décidé d’en rester là, en pleine gloire. La nouvelle attriste tous les adeptes de courses sur route, D’ici ou d’ailleurs, la course obernoise avait, chaque année, rassemblé des coureurs de tout le pays et même au-delà.

750 bénévoles sur le pont

«La dixième édition de La Nocturne du Hans, le 23 juillet 2011, a fait vivre aux 3300 participants et aux milliers de spectateurs une course sportive magique et unique en France, explique le comité d’organisation dans un communiqué.

À chaque édition, pour chaque coureur et chaque spectateur, c’est l’énergie de tout un groupe et de toute une ville qui a été mobilisée.

750 bénévoles ont déployé leurs forces et leurs talents au service du spectacle et de la fête. Tous ont contribué à une organisation exemplaire avec un grand souci de la sécurité et ont recueilli chaque année et à juste titre les félicitations des participants et spectateurs.

Avec ses fidèles partenaires, la Nocturne du Hans a pu demeurer durant dix ans au firmament des courses populaires en France.

En 1997, au terme de dix ans, la course des 10 km d’Obernai avait tiré sa révérence. Aujourd’hui, le comité de la Nocturne du Hans a décidé d’en faire autant pour laisser jour à d’autres aventures.

Les membres du comité remercient tous les acteurs pour la passion qu’ils ont su partager avec eux.»

 

Bruno Freyermuth sur son blog

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 15:09

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André Schmitt, ancien maire de Duttlenheim, nous fait part de son sentiment concernant l'octroi de subventions publiques à certaines entreprises récemment installées dans la zone de loisirs du Trèfle.  


« Les DNA nous informent régulièrement des installations en cours dans l'espace commercial appelé TREFLE.

À chaque fois, je suis étonné que les collectivités locales allouent aux entreprises des subventions souvent conséquentes. Cette pratique pouvait avoir sa justification du temps où ces collectivités percevaient les taxes professionnelles, mais depuis que le Gouvernement en a privé les dites collectivités, je considère qu'il faut cesser de donner sans recevoir.

Ce qui me fâche aujourd'hui, c'est de voir que le Département et la Région, qui par ailleurs se plaignent d'un manque de moyens financiers, attribuent 465 000 euros pour l'équipement d'un hôtel qui vise les trois étoiles.

À l'heure où l'on fait la chasse au malheureux, qui se voit prescrire un congé de maladie (ce n'est pas le malade qui le prend mais il lui est prescrit), à l'heure où l'on honnit tout malheureux qui n'a pas assez d'argent pour vivre et qui sollicite l'aide sociale, nos édiles trouvent le moyen de donner 465 000 euros pour des personnes pouvant se permettre de séjourner dans un trois étoiles.

Je ne suis pas opposé à une aide à l'installation d'entreprises, mais je préconise qu'elle s'effectue sous forme d'avance de trésorerie, assortie d'une garantie de remboursement dans un délai raisonnable. A terme, ces remboursements financeront d'autres aides. Et si l'on veut encourager le marché du travail, pourquoi ne pas envisager le paiement d'une partie des charges sociales pour chaque emploi réellement créé ? »

Sur S'Molshemer blog

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:33

 

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Sept départements, dont la Corrèze, seront bénéficiaires du fonds de solidarité des départements

Sept départements, en tête desquels la Corrèze, présidée par François Hollande, vont bénéficier du fonds de solidarité des départements créé cette année pour un montant compris entre 6 et 12 millions d'euros, a annoncé le 29 septembre le ministre des Collectivités, Philippe Richert.

Ce fonds a été institué pour venir en aide aux départements « dont la situation financière est la plus dégradée », a souligné M. Richert. Les deux départements en tête sont la Corrèze et le Haut-Rhin, qui percevront entre 11 et 12 millions d’euros, a détaillé le ministre.
Viennnent ensuite le Tarn, le Cher et le Val-d’Oise, qui toucheront entre 8 et 10 millions d’euros, et la Nièvre et les Ardennes qui auront entre 6 et 7 millions.

Répartition par une commission indépendante - « Ces départements ont une marge quasi-nulle entre leurs dépenses de fonctionnement et les recettes », a poursuivi le ministre. Il s’est refusé à commenter ces difficultés financières, relevant que « chaque département est une situation à part ». Le montant des aides a d’ailleurs été réparti par une commission indépendante, en collaboration avec les départements.

Le gouvernement a mis en place cette année deux fonds exceptionnels pour venir en aide aux départements les plus fragiles, pris en ciseaux entre la stagnation de leurs recettes et l’envolée de leurs dépenses, en particulier leurs dépenses sociales.
Ces deux fonds sont dotés de 75 millions d’euros chacun. Le premier a été réparti automatiquement entre les 30 départements les plus fragiles. Le second, destiné aux départements qui en font la demande, est celui qu’a détaillé M. Richert.

M. Richert a par ailleurs souligné que le budget 2012 allait ajuster la compensation accordée aux départements au titre de la généralisation du RSA. Celle-ci va se traduire par un surcroît de compensation de près de 100 millions d’euros en faveur des départements, dont 43,3 millions d’ajustement pérenne, et 54,9 millions d’ajustements ponctuels au titre des années 2009, 2010 et 2011.

 

Sur l'AFP

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:34

conseil-regional-d-alsace-photo.jpg

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:56

 

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Des décennies de législation sur l’habitat social n’ont guère entamé le déficit structurel concernant le logements social : 800 000 logements manquants en 2008, 900 000 en 2009, 133 000 SDF, plus de 2,9 millions de mal logés, 650 000 ménages en attente de satisfaction à leur demande de logement. Vu sous cet angle le tableau est pour le moins contradictoire avec les propos optimistes du ministère de tutelle.

 

A cejour, la demande de construction de logement social demeure constante, elle s'exprime partout sur le territoire national. Or sur la décennie 1999-2009  la part de l’état dans les financements de programmes de construction/rénovation est passée de 8% à 4%, à l’inverse des collectivités territoriales dont l'effort s'est haussé de 2% à 11% .

 

Cette montée en puissance des collectivités territoriales dans les financements ne compense cependant pas le désengagement public, lequel ne peut que s’amplifier si l’on songe au siphonnage de l’état sur les subventions programmées.

En effet, afin de payer sa dette de 340 millions d’euros à l'égard de l'Agence nationale de rénovation urbaine ou celles qu'il a contractées pour la construction de logements, ces ponctions vont de facto ramener les subventions à 160 millions en 2011, 110 millions en 2012 et 60 millions en 2013 !

 

La situation actuelle est donc bien entre les mains des collectivités locales, lesquelles ont déjà fort à faire avec les délégations de l’état non compensées à l’euro près là où les demandes sociales explosent.

 

Au-delà de la question du financement du logement social s’impose un autre problème qui est celui de sa mise en œuvre pleine et entière.

 

La loi SRU dans son article 55 impose désormais un pourcentage de 20 % de logement sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île de France) comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants.

Son application depuis le 13 décembre 2000 a permis une meilleure répartition du logement social à l’intérieur d’agglomérations d’importance, précisément là où les emplois, les réseaux de transports en commun et les services de proximité sont les plus fournis. Rares sont aujourd’hui les communes émargeant à ce dispositif et qui ne possèdent aucun logement social.

 

Pour autant l’article 55 est loin de faire l’unanimité dans toutes les municipalités concernées.  En bien des lieux, les HLM  sont caricaturés, décrits comme des terrritoires concentrant l'immigration, la pauvreté, l’insécurité, la diffusion de la drogue et autres trafics tombant sous le coup de la loi.

L'article L. 302-5 du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH) est mal connu du grand public, il prévoit pourtant que les communes concernées par l'obligation de réaliser des logements sociaux peuvent s'y soustraire moyennat le paiement d'une taxe annuelle fixée à 20 % du potentiel fiscal par habitant multiplié par le pourcentage de logements sociaux manquant, avec un plafond fixé à 5 % du montant des dépenses réelles de fonctionnement de la commune de l'année précédente.

Cet article qui permet d'échapper à l'amende à bon nombre de communes ne disposant pas de terrain à bâtir ou d’un prix particulièrement élevé du foncier, pose aujourd’hui problème dans la mesure où les pénalités infligées sont loin d’être dissuasives, surtout lorsqu'il s'agit de communes dont le potentiel fiscal est particulièrement élevé.

Selon le ministère du Logement « il n'y a pas une application arbitraire de la loi et c'est aux préfets de juger de la réalité et de la sincérité des situations ». Ce faisant, les préfectures départementales peuvent mettre en place des critères permettant d'éviter l'amende, comme ce fut le cas en 2008 dans les Alpes Maritimes, où certaines communes n’ont pas été pénalisées alors qu'elles se situaient au-dessus du seuil des 50% de réalisation de logements ( Antibes (79%), Cagnes/Mer (54%), Menton (51%) Nice (51%), etc).

 

En 2010,  380 communes se sont acquittées d’un total de 31 millions d’euros au titre de la loi SRU, une somme relativement modeste au regard des 75 millions exigibles.

 

La distribution spatiale de ces communes est en elle-même révélatrice d’autres problématiques implicites comme ceux de la ségrégation sociale et du développement territorial équitable.

Une cartographie récente des communes contrevenantes  situe la majorité  de celles-ci en région parisienne, sur la côte Varoise et celle des Alpes Maritimes, à la périphérie de grandes villes comme Lyon, Marseille, Nantes, Lille, Strasbourg.

Plus près de nous, dans le périmètre des communautés urbaines de Strasbourg et Haguenau, 18 communes sont concernées.

Parmi celles-ci,10 seulement ont payé une amende : Haguenau – Schweighouse sur Moder – Geispolsheim – Hoenheim – Wolfisheim - Eckbolsheim – Oberhausbergen – Mundolsheim – Souffelweyersheim (ces 5 dernières communes étant toutes situées dans le canton de Mundolsheim). Les plus grosses impositions concernent : Haguenau (154 710 euros), Mundolsheim (148 452 euros), Geispolsheim  (110 437 euros), Souffelweyersheim (79 044 euros).

 

Un certain nombre d’associations et d’élus devant le caractère peu dissuasif de ces amendes souhaitent voir le montant de celles-ci sérieusement augmentées.

 

Ils estiment que l’égoïsme dont font preuve certaines municipalités est de nature à compromettre les solidarités qui existent entre les individus et entre les territoires, amenant de fait à la relégation d’une grande partie de populations en difficultés dans ce que ces mêmes municipalités stigmatisent au travers des quartiers dits sensibles.

 

Le 14 octobre 2008 dans une déclaration solennelle le Conseil régional d'Ile-de-France a proposé de tripler les sanctions pour les communes qui ne respectent pas leurs obligations au titre de l’article 55 de la loi SRU et de réduire de 20 à 10 ans le délai dans lequel les communes doivent avoir atteint leurs objectif.

C’est avec ce genre de propositions que nous assisterons à une meilleure prise en compte des objectifs de la loi SRU par les municipalités récalcitrantes, sans compter que le principe même de cette loi  devrait pouvoir être étendu à l’ensemble des communes inscrites dans le périmètre des agglomérations concernées.

 

Francis Alexis HAMMER

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 07:44

 

Les choix du gouvernement et du Conseil Régional dans le domaine de l’Education font craindre, à la communauté éducative, comme à l’ensemble des parents d’élèves, une rentrée scolaire 2011 difficile. En effet, l’Etat dans sa gestion de l’aspect éducatif et la Région dans son investissement pour la maintenance, les travaux et le fonctionnement des lycées font chacun le choix historique d’un désengagement humain et financier massif.

Des professeurs aux parents d’élèves et lycéens, des proviseurs au personnel TOS, tous attendent avec crainte les conséquences de choix politiques et dogmatiques désastreux pour l’avenir. En effet, dans une logique purement comptable, le gouvernement a annoncé la suppression de 16 000 postes dans l’Education Nationale pour la rentrée 2011. L’Alsace, comme les autres régions françaises, ne sera pas épargnée par ces « coupes sombres ». Alors que dans les collèges et les lycées alsaciens les effectifs seront en augmentation de près de 780 élèves, (source : Rectorat), ce sont quelques 196 postes d’enseignants qui seront supprimés dans la même période. Les conséquences sont déjà connues : classes fermées ou surchargées, augmentation de l’échec scolaire, arrêt de filières dans certains lycées, options non-assurées, etc. Pire encore, c’est la Réforme des Lycées, voulue et portée par le gouvernement, qui sera totalement inapplicable, notamment sur les aspects fondamentaux que sont l’égalité des chances et l’accompagnement individuel. C’est la qualité même de l’enseignement dispensé à notre jeunesse qui est remise en cause.

Dans les établissements la colère gronde et les Conseils d’administration rejettent massivement les Dotations horaires globales (DHG) (1), en forte diminution, proposées par le Rectorat. Faute de trouver un accord, celui-ci devra donc attribuer les DHG aux établissements de manière autoritaire.

Dans le même temps, le primaire n’est pas épargné. Ainsi, dans le premier degré, déjà parent pauvre de notre système éducatif, ce sont quelques 177 postes qui seront supprimés en Alsace. Derrière ces chiffres se cache une réalité : la fermeture de classes entières dans nos villes et nos villages ! Pour l’instant, période électorale oblige, il est impossible de savoir précisément où se feront les suppressions de classes : en effet les Comités Techniques Paritaires Départementaux prévus pour annoncer les fermetures de classes ont été habilement reportés à l’après élection cantonale des 20 et 27 mars 2011. Alors que les compétences de base : savoir lire, écrire et compter, sont de moins en moins bien maîtrisées par les élèves entrant au Collège, le gouvernement fait le choix de ne plus investir pour l’avenir.

Depuis l’adoption de son budget 2011, la Région Alsace a, elle aussi, opéré son désengagement vis-à-vis du monde éducatif. Alors que son soutien envers les Lycées était de 114 millions d’euros par an entre 2004 et 2010 (hors plan de relance), c’est près de 20 millions de crédits, plus de 16% de ce budget qui est supprimé pour 2011. Là aussi, les conséquences sont déjà connues : réduction du niveau de maintenance et de sécurité, enterrement et report des projets d’investissements, fonctionnement mis à mal. Et ce d’autant plus que le désengagement financier de l’Etat sur les contrats aidés posera, nous le savons d’ores et déjà, de nouvelles difficultés pour la fin 2011 à la Région comme aux communes.

La formation et l’innovation sont incontournables pour le développement industriel de notre région. La Région Alsace doit aussi soutenir la formation par apprentissage et ce pour tous les niveaux de diplômes. Alors que ces filières doivent être plus attractives, une grande majorité des centres de formation par apprentissage sont aujourd’hui en grande difficulté financière. Ces difficultés proviennent de la diminution des moyens affectés à ces centres mais aussi de  l’iniquité dans la collecte et la répartition de la taxe d’apprentissage. L’Etat et la Région, responsables de cette situation, doivent réagir pour donner à l’apprentissage une vraie place pour le développement économique de notre région.

Jugé  « non rentable », c’est tout le système éducatif français qui est progressivement laissé à l’abandon. Pour nous, dans un pays qui se dit « développé », ceci est totalement inacceptable !

L’éducation est un véritable enjeu pour l’avenir de notre pays. A l’heure de la mondialisation où la concurrence se joue à tous les niveaux, l’éducation doit être le levier qui permettra à nos enfants de pouvoir faire face aux enjeux futurs. Elle est aussi l’un des garants de la cohésion de notre société. Il faut donc y mettre les moyens financiers et humains. Il ne peut être question « d’économies », dans un secteur qui doit être la priorité des priorités au  niveau national, comme au niveau régional ou communal. C’est d’avenir dont nous parlons, celui de celles et ceux qui, demain, feront la France.

Abraham Lincoln a dit un jour à ses détracteurs : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ». Nous faisons, nous, le pari de l’éducation pour que tous les jeunes puissent préparer sereinement leur avenir avec les mêmes chances, et disposer des moyens de leur réussite.

Les élus du groupe Socialistes et Démocrates du Conseil Régional d'Alsace

Antoine Homé, Président,
Michel Chéray, Alain Fontanel, Dominique Hoeffel, Anne-Pernelle Richardot, Cléo Schweitzer, Victorine Valentin et Jean-Marc Willer


 

 (1) - La DHG : il s’agit de l’enveloppe d’heures d’enseignement annuel attribuées à chaque établissement scolaire par le Rectorat.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 12:18

 

... de schiste, même en Alsace !

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On croyait l'exploration du sous-sol français à la recherche d'huiles et de gaz de schiste essentiellement focalisée sur les régions Midi-Pyrénées, Rhône Alpes, PACA et Languedoc Roussillon. La "carte des titres miniers d'hydrocarbures" (permis, demandes de permis et titres d'exploitation), téléchargeable sur le site du ministère de l'Ecologie, indique que d'autres régions françaises sont potentiellement concernées. Parmi lesquelles l'Alsace dont la carte reproduite ci-dessous détaille les permis de recherche en cours de validité ainsi que les demandes de permis d'exploration (zones en gris incluant notamment OBERNAI) : 


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Il est à noter que ces démarches de prospection sont directement managées, en amont (demandes) comme en aval (autorisations), par le ministère de l'Ecologie, sans consultation aucune ni information des élus locaux concernés, ainsi que l'affirme l'Association des Régions de France (ARF). L'ensemble des régions françaises, regroupées au sein de l'ARF (sauf l'Alsace "insulaire" qui n'en est plus membre), s'en sont récemment émues, demandant l'annulation pure et simple des permis indûment octroyés.

Une pétition, Gaz de schiste : non merci !, nous éclaire en quelques mots sur la problématique : "La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles.
Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre."

Et insiste sur l'urgente nécessité "d'un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle."

Face à la contestation croissante d'élus locaux et d'associations écologistes, Nathalie Kosciuscko-Morizet a "suspendu" début février les travaux de prospection en cours et a mis en place une mission d'évaluation des enjeux environnementaux.

Dans l'attente (méfiante), d'ici le 31 mai, des conclusions de cette mission :
-> quid de la position de la Région Alsace sur cet inquiétant dossier ? 
-> les élus alsaciens sont-ils au courant de ce qui se trame, à cet égard, sur leurs territoires ? 
-> dans l'affirmative, pourquoi n'en disent-ils mot ? 
-> et qu'attendent les médias régionaux pour en informer sans détours leurs "publics" respectifs ?


A suivre de très près...

---> Complément
vidéo
---> A ne pas louper également : "La croisade de Josh Fox", reportage diffusé dans le cadre de l'émission "Complément d'enquête", lundi 28 février à 22h10, sur France 2.

Synopsis : "Vous ne le connaissez pas encore, mais aux Etats-Unis, il est en passe de devenir un héros. Josh Fox n’a pas accepté de voir l’eau de son robinet s’enflammer, et ses voisins tomber malades… Il a filmé son enquête sur le gaz de schiste et les nouvelles méthodes d’extraction des compagnies pétrolières. Son documentaire, Gasland, est aujourd’hui nominé aux Oscars ! D’Hollywood au plateau du Larzac, portrait de ce militant caméra au poing."
---> Manif : Plus de 10 000 personnes en Ardèche pour dire "Stop au gaz de schiste !".

 

Par Stierkopf sur S'Molshemer blog

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