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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:13

 

La Périurbanisation, problématiques et perspectives.

La périurbanisation : problématiques et perspectives.

Emmanuel Roux et Martin Vaninier.

Ed La Documentation française. Août 2008 85 pp

 

Clair et synthétique, cet ouvrage vise à pacifier les différents débats autour de la périurbanisation, en apportant de nouveaux points de vue.

Il résulte d'une étude prospective menée par des chercheurs des universités de Grenoble, sous l'impulsion de la Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des territoires (DIACT).

Sans prétendre à l'exhaustivité, ce petit fascicule analyse une quarantaine de cartes, qui décrivent toutes un aspect de la périurbanisation. Il s'agit avant tout pour ses auteurs de "changer le regard sur une réalité plus complexe et plus riche qu'on aurait tendance à l'admettre aujourd'hui".

Qu'est-ce que la périurbanisation ?

Dans un premier temps, il s'agit de mieux comprendre ce qui définit la périurbanisation.

Pour l'INSEE, les zones périurbaines sont des lieux dont les habitants, lorsqu'ils travaillent, sont plus de 40% à travailler ailleurs, dans le ou les pôles urbains les plus proches. Cette définition a son utilité : elle a notamment permis de considérer ensemble les villes et leur aire d'influence, et d'encourager le développement des intercommunalités.

Mais elle a aussi ses limites. Au fond, "la périurbanisation ne se décrit pas seulement par l'intégration (...) de communes périphériques dans des bassins d'emplois de plus en plus vastes". Il s'agit aussi de "la transformation plutôt mal vécue et mal maîtrisée des modalités d'occupation des sols".

Du point de vue de l'occupation des sols, la périurbanisation ne se déploie pas seulement autour des grandes villes, mais forme "d'immenses nappes" sur le littoral atlantique ou méditerranéen, et "une sorte de micro-pigmentation" dans les espaces ruraux.
Du point de vue de la croissance démographique, elle correspond à un "processus de redistribution des densités", entre les centres-villes et leurs couronnes, mais aussi entre les grandes villes et les communes de moins de 20 000 habitants, qui connaissent une véritable "explosion".

On peut donc considérer la périurbanisation comme l'avènement d'une "troisième catégorie d'espaces qui ne relève ni des villes ni des campagnes", plutôt qu'une simple extension des villes.

Qui sont les périurbains ?

En étudiant la composition des ménages français, les auteurs de cette étude obtiennent des cartes qui recoupent les précédentes (répartition des couples avec enfants ou des ménages en fonction de leurs revenus) ou non (répartition des personnes en fonction de leur catégorie socio-professionnelle).

Ce qui tend à montrer que l'espace périurbain est bien celui des familles et de l'automobile, mais pas nécessairement celui de la classe moyenne ou des professions tertiaires. La périurbanisation correspond au développement d'un certain mode de vie (vie de famille en maison individuelle, et navettes quotidiennes de chacun des conjoints vers un lieu de travail différent) plutôt qu'à un mouvement de ségrégation spatiale.
Bien plus, la vie en zone périurbaine semble correspondre à "un moment dans la trajectoire résidentielle des ménages".

Non sans malice, les auteurs de l'étude soulignent enfin que la progression de l'habitat individuel "semble beaucoup moins spectaculaire que les conflits d'idéaux qu'elle alimente", et notent un taux d'occupation des logements supérieurs à celui des villes et des campagnes. L'habitat individuel du périurbain loge des familles alors que l'habitat collectif tend à loger des personnes seules...

L'espace périurbain est-il de mauvaise qualité ?

Les cartes présentées ensuite montrent, certes, un phénomène d'"appropriation résidente du territoire", avec une occupation d'espace supérieure et une augmentation des déclarations de catastrophes naturelles.

Mais leurs auteurs proposent de nuancer le tableau en le comparant à celui d'autres pays européens, et en considérant que si cet espace demeure aussi attractif et convoité, il ne doit pas manquer de "qualités habitantes". Leurs chiffres relativisent le phénomène d'artificialisation des sols.

D'une manière générale, ils font remarquer que "l'espace périurbain est une campagne habitée dont le stock d'espaces agri-naturels reste, et restera pour longtemps, considérable". Ils vont plus loin en supposant que la périurbanisation ne menace pas réellement les terres agricoles, plutôt en compétition avec les forêts, mais "pourrait signifier au contraire la logique d'occupation qui lie le mieux agriculture et forêt".

En somme, "la question majeure posée par l'étalement résidentiel n'est pas la consommation des sols, mais l'organisation de la forme périurbaine".

Comment composer avec la périurbanisation ?

Au vu de ces différents éléments, la périurbanisation n'est ni un moment transitoire dans la croissance des villes, ni une simple erreur d'aménagement des villes, mais une "bifurcation majeure" dans notre rapport à l'espace.

Or "le périurbain ne s'est pas fait tout seul", sous la pression des ménages, mais résulte au contraire des politiques publiques menées depuis une trentaine d'années (encourageant la propriété individuelle...) et alimente de puissants intérêts privés (marché de l'automobile ou de la construction...).

La répartition géographique des pays, des intercommunalités à taxe professionnelle unique, des plans locaux d'urbanisme (PLU) ou des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et des parcs naturels régionaux (PNR) semble indiquer que "l'espace périurbain n'est pas démuni de cadre politiques institués pour le gouverner".

Par contre, cette étude appelle les pouvoirs publics à renoncer à leur "obsession" des stocks (de sols ou de paysages) pour s'investir dans "une politique des flux et des temps", et dans une réelle logique de projet.

 

Sur Cap rural.org

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:56

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En 2011, l’épargne brute des collectivités locales s’élève à 39,8 milliards d'euros contre 37,4 l’année précédente et leur besoin de financement se réduit légèrement

    
En 2011, le déficit public français s’établit à 103,1 milliards d’euros, soit 5,2% du PIB. Par rapport à 2010, il se réduit de 33,9 milliards d’euros, en raison à la fois du dynamisme des recettes et de la modération des dépenses. En part de PIB, les recettes publiques augmentent en effet de 1,4 point et les dépenses publiques diminuent de 0,6 point. C’est ce qu’indique aujourd’hui l’INSSE (1) qui publie les résultats actualisés des comptes des administrations publiques en 2011.

La publication montre qu’en 2011, «le taux de prélèvements obligatoires s’établit à 43,9% du PIB, en hausse de 1,4 point par rapport à 2010. Cette remontée est due pour l’essentiel à la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales et sociales ou à l’arrêt d’anciennes mesures (+1,1 point). La non-reconduction des allègements fiscaux accordés dans le cadre du plan de relance et le passage en régime permanent de la réforme de la taxe professionnelle entraînent au total environ 6 milliards de recettes supplémentaires».
Il ressort de l’examen des comptes administrations publiques locales qu’en 2011, leur besoin de financement se «réduit légèrement (−0,9 milliard après −1,4 milliard en 2010). Cette amélioration précise l’INSEE, résulte «de la progression des recettes (+2,5% après +1,8% en 2010): elles restent un peu plus dynamiques que les dépenses malgré le rebond de ces dernières (+2,3% après −0,3% en 2010)».
L’examen des tableaux relatifs aux «Dépenses et recettes des collectivités locales» (2) montre une progression de leur épargne brute (39,8 Milliards d'euros en 2011 contre 37,4 l’année précédente et un besoin de financement de -0,8 milliard après –1,2 milliard en 2010);
 
Côté recettes, les administrations publiques locales perçoivent pour la première fois en 2011 les recettes de remplacement de la taxe professionnelle: la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la cotisation foncière des entreprises (CFE) et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER). C’est également la première année des transferts de ressources entre les différents niveaux de collectivités locales: la part départementale de la taxe d’habitation est désormais transférée aux communes, alors que la part régionale de la taxe foncière sur les propriétés bâties l’est aux départements. Par ailleurs, une partie de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), d’un montant de 3 milliards, et une partie des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), d’un montant de 0,4 milliard, sont transférées de l’État aux collectivités locales. Enfin, les concours versés par l’État (prélèvements sur recettes), hors fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), sont gelés en valeur.
«La nette croissance des DMTO (+1,4 milliard), du fait du maintien du dynamisme du marché immobilier», explique l’essentiel de la hausse des recettes des collectivités locales. «Les taux des impôts directs locaux (taxe d’habitation, taxes foncières et cotisation foncière des entreprises) ont par contre progressé à un rythme modéré, les années électorales étant traditionnellement des années de modération des taux (des élections cantonales se sont tenues en 2011)», indique les auteurs de l’étude.

Côté dépenses, l’investissement «repart à la hausse (+2,3% après −6,7% en 2010), après l’effort important consenti en 2010 pour ramener les budgets locaux à un niveau proche de l’équilibre». En revanche, les dépenses de fonctionnement ralentissent: «la masse salariale augmente moins vite (+2,4% après +2,9% en 2010), en raison principalement du gel du point fonction publique et de la fin des transferts de personnel. Enfin, le rythme d’évolution des prestations sociales reste soutenu (+3,5% après +6,8% en 2010)».

(1) Insee Première n° 1400 - mai 2012 (premier lien ci-dessous).
(2) Dépenses et recettes des collectivités locales (S13131, en milliards d'euros), à télécharger avec le second lien ci-dessous.

 

Liens complémentaires :

 

Sur Maire Info

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 07:08

 

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"Identité française" Jacques Andreani Ed Odile Jacob Collection Sciences humaines 29 mars 2012.  318 pp    

** Diplomate, Jacques Andréani a notamment dirigé la délégation française à la conférence d’Helsinki. Il a été ambassadeur de France en Égypte, en Italie et à Washington.

 

La plupart des discours sur l’« identité française » retentissent d’accents alarmistes. On évoque une crise des valeurs, un risque de déclin. On parle de démographie, d’immigration, de difficultés de coexistence entre les religions. Le plus souvent avec des arrière-pensées politiques.

En période d’incertitudes, ne peut-on aborder autrement la question de ce qui fait la spécificité de notre pays ? C’est ce que tente cet ouvrage. Quelles sont nos atouts et nos faiblesses ? Quelle est l’essence même de l’esprit français, de nos valeurs et de nos traditions en matière économique, politique, sociale ? Qu’est-ce qui peut nous permettre de nous adapter au monde qui vient ? Comment faire de notre exception une force pour l’avenir ? Grand connaisseur de la vie internationale, Jacques Andréani jette un regard enrichi par son expérience extérieure sur ce qu’être français veut dire. Pour lui, « c’est par sa conception non ethnique de la nation, par sa propagation de la foi en l’égalité, par sa pratique de la laïcité, par son œuvre en faveur de l’unité de l’Europe que la France a ouvert des voies vers un monde moins divisé et plus harmonieux. Les Français ne doivent pas l’oublier. Les chemins que la France a ouverts, ce n’est pas à elle de les refermer » (présentation de l'éditeur).

 

 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 07:44

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« Pour que les Français me fassent confiance, ils doivent davantage me connaître. Ainsi, je veux leur parler franchement de mon parcours, de notre avenir et, surtout de mon projet pour la France. » (François Hollande)

C'est ainsi que François Hollande, candidat à la Présidence de la République présente son nouveau livre «Changer de destin» à paraître demain. L'occasion pour lui de revenir sur son parcours et sa vision pour la France.

>> «Changer de destin» sur le site de François Hollande

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:30

 

 

 Plans locaux d’urbanisme intercommunaux

 

Edition Certu Collection  : Dossiers
 
 

 

Résumé :


Le Plan local d’urbanisme intercommunal est à l’ordre du jour. Plusieurs dispositions de la Loi « Grenelle 2 » vont révolutionner les méthodes et les pratiques de la planification urbaine. Parmi celles-ci figure notamment l’encouragement à l’élaboration de Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) à l’échelle intercommunale. Jusqu’ici « réservé » aux seules communautés qui en avaient la compétence soit de plein droit, comme les communautés urbaines, soit volontairement, comme certaines communautés d’agglomération ou communautés de communes, le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) devient par la loi Grenelle II un principe reconnu et encouragé. La loi précise aussi que les PLUI doivent intégrer, lorsqu’ils existent, les Programmes locaux de l’habitat (PLH) et les Plans de déplacements urbains (PDU), devenant ainsi les instruments privilégiés de la mise en cohérence des politiques publiques territoriales. La « révolution » du PLU intercommunal ne réside pas dans son élargissement géographique car les PLU de certaines grandes communes couvraient déjà un très vaste territoire. Elle est bien davantage dans son caractère intégrateur (trois documents en un seul) et bien sûr dans son exigence d’intercommunalité.

Cette « révolution » a amené la FNAU, en partenariat avec le CERTU, à mobiliser les moyens d’expertise de son réseau pour recenser, mutualiser et capitaliser les meilleures pratiques en matière de planification urbaine intercommunale. Cet ouvrage en est le fruit. Il analyse, dans leur diversité géographique, culturelle ou territoriale, les expériences des PLUI de l’avant Grenelle et il propose un guide et des références pour la construction des PLUI de demain. Pédagogique et militant, il ouvre la voie à la généralisation de ces nouveaux documents d’urbanisme intégrateurs.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 13:08

 


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L’expérience a montré que la qualité finale d’un aménagement dépend «pour beaucoup de la qualité des commandes passées par le maître d’ouvrage auprès des nombreux acteurs impliqués dans le projet, parmi lesquels on compte les assistants à maîtrise d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les services techniques des communes ou des intercommunalités, les urbanistes, les architectes, les paysagistes, les CAUE, les coordonnateurs SPS, les services de l’État». La définition, puis la formalisation des objectifs et des moyens à mettre en œuvre pour réaliser des travaux d’aménagement, de voirie, d’espaces publics ou de construction est une étape essentielle. 
Afin d’aider les maires et les présidents de communauté de communes à assumer cette responsabilité importante lorsque les assemblées locales décident de construire un nouvel équipement ou de réaliser un nouvel aménagement, l’Association des maires de France et l’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité viennent de rédiger un guide intitulé "Le maire et l'ingénierie" qui décrit les rôles et responsabilités des différents acteurs participants à ces projets.

Pour télécharger le guide (PDF 304 Ko), utiliser le lien ci-dessous.


Liens complémentaires :

 
http://www.amf.asso.fr/document/fichier.asp?FTP=AMF_10834_MEMENTO.pdf&ID_DOC=10834&DOT_N_ID=35

 

 Sur AMF

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 14:30

 

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Le Conseil national du tourisme publie "Le tourisme des années 2020", un ouvrage destiné aux élus, aux institutions et aux professionnels

Le Conseil national du tourisme publie un ouvrage intitulé "Le tourisme des années 2020". Destinée principalement aux élus, aux institutions et aux professionnels, cette étude prospective permet d’identifier les moyens d'intervention pour optimiser les ressources et maximiser la rentabilité du secteur.
L’ouvrage présente 18 axes stratégiques visant principalement à lever les freins et les blocages de la croissance de l’économie touristique. Chaque axe stratégique donne lieu à des propositions donnant des pistes et des réponses concrètes aux questions de fonds qui se posent dans les grands secteurs d’activité du tourisme, mais aussi des questions à venir. Afin de dresser ce constat, plusieurs paramètres ont été pris en compte, notamment l'environnement économique et social, les transports, l'écologie, les situations de crises (sanitaires, terroristes, climatiques, environnementales...), l'Internet et aussi les prestations de qualité.
Voici la liste des axes stratégiques:
Axe stratégique n° 1: améliorer la structuration de la filière touristique, et la reconnaissance de son rôle économique, social et stratégique;
Axe stratégique n° 2: favoriser l’adaptation de l’offre et des produits, et renforcer leur compétitivité;
Axe stratégique n° 3: rationaliser les efforts de la puissance publique;
Axe stratégique n° 4: favoriser les initiatives et les actions en faveur du développement durable, et de la lutte contre le réchauffement climatique;
Axe stratégique n° 5: favoriser le développement du e-tourisme et du m-tourisme, et réduire la fracture numérique;
Axe stratégique n° 6: stimuler le développement de l’hôtellerie;
Axe stratégique n° 7: soutenir le secteur de la restauration;
Axe stratégique n° 8: développer le secteur des événements et rencontres professionnels;
Axe stratégique n° 9: favoriser la consommation touristique en ville;
Axe stratégique n° 10: favoriser le développement des loisirs nocturnes;
Axe stratégique n° 11: valoriser les métiers du tourisme et de l’hôtellerie-restauration;
Axe stratégique n° 12: assouplir la loi littorale;
Axe stratégique n° 13: diversifier la montagne d’été et d’hiver;
Axe stratégique n° 14: requalifier et rentabiliser l’immobilier de loisirs;
Axe stratégique n° 15: relancer le tourisme de santé;
Axe stratégique n° 16: faciliter la délivrance de visas à des visiteurs extérieurs à l’espace Schengen;
Axe stratégique n° 17: réactualiser un tourisme solidaire;
Axe stratégique n° 18: optimiser la collecte de la taxe de séjour.


Liens complémentaires :

http://www.tourisme.gouv.fr/cnt/publications/tourisme-2020.pdf

Sur Maire info

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« Le tourisme des années 2020 : des clés pour agir » Conseil national du tourisme . Patrick Vicerat, Claude Origet du Clouzeau . Conseil national du tourisme .2009 - 216 pages





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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:51

 

Jean-Jacques Urvoas promet une mini-révolution au ministère de l’Intérieur

 

Jean-Jacques Urvoas est député de Quimper (élu en 2007) et secrétaire national chargé de la sécurité au sein du Parti socialiste, depuis mai 2009. Quelles que soient les opinions politiques de chacun, force est de reconnaître que, en deux ans, cet ancien universitaire a travaillé comme aucun responsable politique avant lui. De fait, le livre qu’il vient de publier aux éditions Fayard (11 propositions chocs pour rétablir la sécurité, préface de Pierre Joxe) n’a rien à voir avec les exercices du genre habituels en politique, consistant simplement à afficher une posture politico-médiatique sans connaître réellement les dossiers. Dans ce livre, M. Urvoas explique dans le détail ce qu’il a appris en deux ans de travail, ce qu’il en a conclut et donc ce qu’il aimerait faire s’il était demain aux responsabilités, quitte à bouleverser beaucoup d'habitudes. Encore une fois, la chose est tellement rare qu’elle mérite d’être prise très au sérieux et discutée en détail, que ce soit pour appuyer ses propositions ou pour les critiquer. On en donnera simplement ici un aperçu général.

 

Lire la suite de cet article sur le blog du monde.fr

 

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"11propositions chocs pour rétablir la sécurité " Jean-Jacques URVOAS 168 pp Edition Fayard Collection  août 2011

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 07:35

 

A un mois d'une élection devant désigner le candidat du PS et du PRG, le dernier livre de Frédéric Lefebvre considère l'organisation des primaires plus comme un symptôme que comme "une avancée démocratique", un tournant dans l'histoire du parti lié à la redéfinition du militantisme désormais assigné à "un rôle électoral", également au fait que "le candidat investi par une base électorale, élargie bien au-delà du cercle militant sera, s'il est victorieux à l'élection présidentielle, affranchi à l'égard de son parti, et donc d'autant plus enclin à s'émanciper de la loyauté partisane dans l'exercice du pouvoir"

D'où la question centrale qui est de savoir si ces primaires consacreront la présidentialisation d'un système politique  en affaiblissant d'autant une légitimité militante incapable de se rénover avec le temps qui passe.

 

" Les primaires socialistes : La fin du parti militant " Remi Lefebvre. Raisons d'agir 172 pp août 2011

 

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Rémi Lefebvre est :


 Professeur de sciences politiques à l’université de Lille 2
Chercheur au CERAPS (Lille 2)
Président de la section de science politique de Lille 2
Responsable de la spécialité du master action publique locale Communication
et concertation
Responsable du master recherche
Membre du conseil d’administration de l’Institut d’Etudes politiques de Lille
Membre du conseil de faculté, Lille 2
Responsable de l’ANR Parthage

 

Ses principaux ouvrages :

 

"Mots, les languages du politique" ENS-LSH  n°77 mars 2005

"La proximité en politique. Usages, réthoriques, pratiques" Presse universitaire Rennes 2005    

"La société des socialistes - Le PS aujourdh'ui "  En collaboration avec Frédéric Sawicki. Du croquant. 2006  

"Les partis politiques à l'épreuve des procédures délibératives"  Presse universitaire Rennes. 2009

"Leçon d'introduction à la science politique" Ellipses 2010

"Parti socialiste - Dévérouiller le parti ou le liquider ?" Raisons d'agir  août 2011


 


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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:25

 

Du « déni des cultures » à la méconnaissance de l'immigration africaine

27 05 2011

Image_livre_de_l__afrique_a_la_France.gifDans un livre très médiatisé fin 2010 - le « déni des cultures » - le chercheur Hugues Lagrange analysait l’échec scolaire et la délinquance des enfants de migrants sahéliens résidant dans des ZUS en réclamant que l'on considère l’origine ethnoculturelle comme une variable en soi, indépendante des discriminations et des variables socioéconomiques et résidentielles. Pour cela, il mettait en avant le fonctionnement des familles de migrants sahéliens : la différence d’âge entre père et mère, la polygamie, le patriarcat, un autoritarisme qui disqualifierait les femmes tout en produisant des garçons tous puissants. Un dossier a déjà été consacré sur ce site à la critique de ce livre. Mais deux publications scientifiques viennent aujourd'hui conforter les fortes réserves déjà exprimées sur la valeur et la portée des analyses de notre collègue.


La première est la parution d'un livre dirigé par l'anthropologue Jacques Barou, spécialiste des études africaines et des migrations internationales : De l'Afrique à la France. D'une génération à l'autre (Armand Colin, 2011). Si l'essentiel du livre est occupé par le compte rendu d'une enquête qualitative par entretiens approfondis, Jacques Barou rappelle aussi dans le premier chapitre un certain nombre de données de cadrage qui donnent au final une image bien différente de l'immigration africaine subsaharienne. Certes, il s'agit bien d'une immigration marquée par le poids plus important des familles monoparentales et par le nombre des enfants. Cependant, l'on comprend aussi qu'une double réduction a été opérée en réalité par H. Lagrange. Réduction géographique d'abord : cette immigration est tout particulièrement concentrée dans la région parisienne, tandis qu'elle est marginale voire quasi absente dans la plupart des autres régions. Réduction sociale ensuite : cette immigration n'est pas principalement celle de paysans illettrés polygames habitant une ZUS et devenus chômeurs (pour dire les choses). On y rencontre en effet chez les adultes un niveau de diplôme supérieur à celui des autres immigrations, de même qu'un niveau d'activité un peu supérieur, en particulier chez les femmes. Il s'agit donc d'une immigration plurielle, complexe, trop souvent caricaturée.

Image_sociologie_3.jpgLa seconde publication est la parution d'un compte rendu très détaillé du livre de Hugues Lagrange par Marwan Mohammed et Marion Selz, également chercheurs au CNRS. Dans cet article de la revue Sociologie, les auteurs soulignent que la thèse familiale de Lagrange est affirmée mais n'est pas démontrée : « on ne voit pas, en effet, comment il est possible de développer un raisonnement aussi fort et tranché sur le culturel et l’intrafamilial sans l’observer et l’interroger directement. La socialisation familiale est au centre de l’analyse mais à la périphérie de l’observation, les effets de l’origine sont déduits à défaut d’être décrits ». En d'autres termes, le sociologue a raisonné par simple déduction, il n'a en réalité mené aucune enquête de terrain auprès de ces familles qu'il suppose « écrasées par la culture et la religion ». Et les auteurs montrent qu'il est ainsi passé à côté de ce que révèle l'observation réelle des familles, à savoir la grande diversité des configurations familiales, le poids déterminant non pas de leurs formes conjugales mais de leurs ambiances familiales réelles (conflictuelles ou non), ainsi bien sur que le poids de la taille des fratries. Les auteurs rappellent enfin très justement à ce propos que si les familles nombreuses sont souvent un handicap dans la compétition scolaire, cela n'est pas nouveau et pas propre aux migrants sahéliens ou d'ailleurs, les études des années 1960 le montraient déjà au temps des « Blousons noirs » la plupart bien blancs de peau...
En conclusion de leur texte, Marwan Mohammed et Marion Selz insistent fort justement sur la réification du « facteur ethnoculturel » dans le travail de Lagrange : « Pour finir, cet ouvrage peut susciter un danger de réification de la société d’origine mise au service de politiques d’exclusion et non pas d’intégration pour lesquelles il semble plaider. Le texte grouille de catégories – "les Asiatiques", les "Maghrébins", la "morale confucéenne", les "natifs", les "autochtones", le "courant central de la société", "l’Islam" ou les "musulmans", les "Africains", les "peuples de la forêt" ou les "peuples du Sahel", etc. – désignant des populations définies avant tout par leur culture et leurs systèmes de parenté. Etant donné qu’il insiste sur la centralité de la relation entre les migrants d’origine et les autochtones, il y a un risque de provoquer dans la société d’accueil des conséquences exactement opposées à l’objectif pour lequel ce livre a sans doute été écrit. En creux, cela pose une autre question. Pourquoi lier les origines culturelles aux déviances (et plus largement à l’action sociale) uniquement lorsqu’il s’agit des minorités les plus stigmatisées ? Il ne viendrait à l’esprit d’aucun chercheur d’interpréter la délinquance des élites ou bien la vulnérabilité du "quart-monde blanc" des cités, en mobilisant leur culture ou leur ethnicité. Les majoritaires n’ont-ils pas de culture socialement "active" ? ». On ne saurait mieux dire.


Laurent Mucchielli sur Délinquance, justice et autres questions de société

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