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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
8 rue Saint-Ehrard - 67100 Strasbourg
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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:32

 

  Immigration3.jpg

 

Publié sur le site de l'ARSIN (association républicaine pour le socialisme et l'indépendance nationale), voici une synthèse du débat sur l'immigration  proposée à ses lecteurs. Elle s'inspire d'échanges ayant eu lieu entre ses partenaires, notamment en marge de cet article. Elle est bien entendue ouverte à toute proposition de modification constructive. Des tableaux et graphiques chiffrés complètent cet aperçu du sujet en fin d'article.

Cette synthèse reprend la structure du tableau ouvrant sur deux points de vue du point de vue  

Pro- immigrationniste et Anti-immigrationniste 

 


Qu’est-ce que la France ?


La France est une communauté politique, bâtie sur l’idée de liberté (« franc » signifie « libre »), plus que sur des « racines ».

 

Tant qu’ils respectent les lois de la République, il n’y a pas de reproche à faire sur les différences culturelles des immigrés. Cette adhésion à la République suppose cependant l’acceptation des droits individuels et donc prend de front des cultures où la tribu, le clan ou la communauté religieuse priment sur l’individu. Donc il ne s’agit pas d’une tolérance à tous crins.


La France ne se définit pas que comme une nation politique dont les habitants sont égaux en droits. Elle a aussi un contenu culturel fort, et différent de celui d’une grande partie des immigrants actuels (venus pour moitié du continent africain).

 

Le ressentiment dû à la colonisation accroit ce fossé culturel. Il est encore aggravé par certains mythes qui tiennent lieu de « rente morale » pour certains immigrants (la France aurait été rebâtie après 1945 par les immigrés, elle aurait bâtie sa richesse sur les colonies).

 

La France se définissant entre autres par sa culture, on ne peut pas dire que l’adhésion ou non des immigrés à la culture française, donc leur assimilation, n’est pas un problème, surtout s’ils sont nombreux à la refuser.


L’immigration, un impératif démographique pour la France ?


La puissance potentielle d’un Etat se lit dans sa population, fut-elle pauvre, car un peuple peut toujours opérer un rattrapage. En cas de grands travaux, ou pour la défense nationale, une population importante sera le plus souvent un atout.

 

La France a une natalité apparemment bonne, mais en réalité précaire, et un indice de fécondité qui serait inférieur à 2 enfants par femme en âge de procréer sans l’immigration. A court terme, en attendant que la fécondité des françaises de type européen ne progresse encore, nous ne pouvons nous passer de l’appui immigré.

 

La France n’est pas surpeuplée. Pays le moins densément peuplé d’Europe de l’Ouest avec l’Espagne, elle a une marge d’accueil importante. Trop longtemps rurale, elle devrait se réindustrialiser, et aura besoin d’une main d’œuvre importante et qualifiée (et les immigrés le sont souvent).

 

 

Doit-on avoir des objectifs  en termes de peuplement de la France ? La richesse d’un pays n’est pas corrélée à sa population…

 

Se reposer sur l’immigration pour maintenir un certain  niveau de fécondité pose problème à deux titres : d’abord, si l’on accepte définitivement l’idée que les français « autochtones » n’atteindront plus le seuil renouvellement des  générations par leur (faible) fécondité, alors c’est qu’on admet la diminution, et à très long terme la disparition de cette population ! Et donc sa submersion potentielle par d’autres… L’autre problème, c’est que si l’immigration venait soudainement à baisser, notre fécondité nationale le ferait aussi, d’où la grande précarité de ce schéma de pensée.

 

 

Subissons-nous un « remplacement de population » ?


La croissance de la population française est d’environ 300 000 personnes (800 000 naissances, 500 000 décès). Il est donc exagéré de dire que la population « de souche » ne progresse pas, et que la croissance de la population serait due à l’immigration.

 

La fécondité des femmes immigrées ou filles d’immigrées tend à se rapprocher des autochtones au bout d’une ou deux générations. Déjà, dans les pays du Maghreb, la transition démographique (donc la baisse de la natalité) est largement entamée.

 

On peut parler de remplacement progressif dès lors que les populations immigrées ou d’origine immigrées récentes progressent plus vite que les autochtones, ce qui est le cas. Notamment lorsque 20% des naissances en France ont au moins un parent étranger (et le chiffre serait plus élevé si l’on prenait les immigrés de première ou deuxième génération).

 

Le haut niveau de fécondité des pays d’Afrique noire diminue plus lentement. Et on a déjà observé (par exemple avec les mexicaines aux USA) que, par un effet de confort social, les immigrées avaient plus d’enfants dans le pays d’accueil que leurs anciennes compatriotes restées au pays.


L’immigration, une menace pour notre culture ?


Il y a une très nette exagération du péril « communautariste » et de la « substitution ». L’idée selon laquelle des non-musulmans seraient contraints de renoncer au porc, à l’alcool, voire même d’acquiescer à la charia repose sur peu d’exemples réels.

 

N’oublions pas qu’un tiers des immigrés présents sur notre sol sont des européens. Et que les immigrés sont éclatés entre de nombreuses origines. Il y a donc peu de chances de les voir imposer en France une culture de remplacement.

 

Le problème n’est pas tant une « invasion » sous le nombre qu’une répartition particulière des immigrants, et leur concentration sur certaines communes et quartiers font que la « mixité » et le « mélange » deviennent des mythes. Et les français « autochtones » n’approuvent pas de se retrouver immergés dans des zones « défrancisées ».


Immigration et mondialisation : une cohérence ?


La France a connu d’importantes vagues de migrations entre les années 40 et 80, alors que la liberté de circulation des capitaux était entravée. La critique du libéralisme financier n’a pas de raison de s’associer au refus de l’immigration.


A long terme, on ne peut pas critiquer la mondialisation et les mouvements de capitaux sans remettre en cause également la liberté de circulation des personnes : les deux vont de pair dans le projet néolibéral. La liberté des migrations est censée mettre les salaires en concurrence, tout comme celle des capitaux le fait avec la profitabilité des entreprises.


Ouvrir ou fermer les frontières ?


Ouvrir les frontières n’est pas en soi une incitation à l’immigration : la volonté de migrer dans les pays de départ n’est pas forcément affectée par la dureté des lois, dont l’aggravation ne fera qu’accroître la clandestinité, et non baisser l’immigration.


La levée des entraves à l’immigration générera un « appel d’air » et posera de toute façon la question de l’accueil matériel des immigrants (logement, éducation, soins). De ce point de vue, il n’est pas indifférent qu’une partie de l’immigration soit clandestine (donc appelée à repartir) ou non.


Immigration et délinquance


Les affirmations sur la « surdélinquance immigrée » sont à prendre avec beaucoup de précautions. Il faut d’abord décorréler la propension à la délinquance en fonction de l’origine ethnique ou nationale et les conditions sociales et démographiques. A même niveaux de revenu, d’emploi, à âges et taux de masculinité égaux, les taux de délinquance sont-ils les mêmes ? Les statistiques brutes sur la proportion d’étrangers en prison ou dans les fichiers de police ne peuvent directement nous renseigner.


Même si l’absence de statistiques ethniques empêche de le vérifier, nombre de témoignages, même d’anciens ministres de l’Intérieur tels que Jean-Pierre Chevènement, confirment la plus forte propension des immigrés venus du tiers-monde à la délinquance. Il ne s’agit nullement d’imputer cela à une cause génétique, « raciale », ni même culturelle. Même si des facteurs sociaux défavorisant les immigrés expliquent cette délinquance, cela n’enlève rien au fait que l’arrivée en France de populations très pauvres amplifiera la délinquance. Le déracinement culturel peut aussi être un des facteurs criminogènes.

 

 

 

ANNEXES : Graphiques et tableaux sur l’immigration en France

 

flux-d-etrangers-1994.png

Source : INED 2010

 

Les immigrants entrant en France en 2007


diagrammecircu-copie-1

 Source : INED 2010


Les flux d’immigration nette (immigrants  - émigrants) depuis 1960 (par tranche de cinq ans, à diviser par cinq pour avoir une estimation annuelle), en millions de personnes


Graphique: France - Immigration nette (sur cinq ans) ( 1960 - 2010 )

 

 Lecture : On peut estimer, pour la période 2005-2009, à 150 000 (750 000 divisé par 5) le nombre d'entrées nettes de sorties en France chaque année.

 

Source : INED 2007


 

Répartition des étrangers présentes en France en 2008 par nationalité

 

 

 

Rappel : En 2008 la France comptait 63 962 000 d’habitants

 

Naissances en France selon la nationalité des parents


Source : INSEE, Etat civil

 

Rappels sur l’acquisition de la nationalité française :


  • Selon le droit du sol si l’on est né en France d’au moins un parent né en France ou français.
  • Lors de l’accession à la majorité légale pour les personnes nées en France de parents étrangers (en résidant en France lors de cette accession après y avoir résidé au moins 5 ans depuis qu’ils ont eu 11ans).
  • Par naturalisation pour les personnes majeures ayant résidé en France depuis au moins cinq ans.

Sur l'ARSIN

 


Nationalité

      en %

                            effectifs

 

Europe

 

39,2

 

1 454 728

Europe des 27

35,0

1 300 641

Espagnols

3,5

128 780

Italiens

4,7

174 016

Portuguais

13,2

490 724

Britanniques

4,1

150 819

Autres nationalités de l'UE 27

9,6

356 302

Autres nationalités d'Europe

4,1

154 087

Afrique

41,0

1 523 506

Algériens

12,7

470 776

Marocains

11,9

443 536

Tunisiens

3,9

143 716

Autres nationalités d' Afrique

12,5

465 478

Asie

13,7

509 929

Turcs

6,0

221 935

Cambodgiens, Laotiens, Vietnamiens

1,1

41 855

Autres pays d'Asie

6,6

246 139

Nationalités d' Amérique et d'Océanie

6,1

226 342

Total

100

3 714 505

 

 

 

Nationalité des parents 

 

 

Les deux parents français

1998 

 

 

 

655 856

2002 

 

 

 

658 465

2007 

 

 

 

660 630

2008 

 

 

 

666 399

   2009  

 

 

658 821

2010

 

 

 

667 707

Un parent français, un parent étranger

61 295

78 790

101 447

105 071

108 392

110 768

 

 

Père de nationalité de l'UE 27, mère française

 

 

9 177

 

 

8 894

 

 

8 550

 

 

8 383

 

 

8 226

 

 

8 865

Père de nationalité hors UE 27, mère française

26 677

35 730

45 770

47 495

48 743

47 872

Père français, mère de nationalité de l'UE 27

7 613

7 442

7 465

7 698

7 910

7 937

Père français, mère de nationalité hors UE 27

17 828

26 724

39 662

41 495

43 513

46 094

 

Les deux parents étrangers

 

50 755

 

55 490

 

56 628

 

56 934

 

57 428

 

54 324

Deux parents de nationalités de l'UE 27

6 725

5 513

6 223

6 628

6 821

6 971

Deux parents de nationalités hors UE 27

42 808

48 524

48 318

48 097

48 273

44 966

Père de nationalité de l'UE 27, mère de nationalité hors UE 27

449

577

976

1 071

1 148

1 244

Père de nationalité hors UE 27, mère de nationalité de l'UE 27

773

876

1 111

1 138

1 186

1 143

Ensemble des naissances

767 906

792 745

818 705

828 404

824 641

832 799

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 07:11

personnes-agees-2.jpg

 

L’exécution du budget 2011 de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie a fait apparaître un bilan excédentaire. L’explication avancée par le gouvernement tient dans le décalage entre l’annonce de créations de places dans les établissements et leur ouverture effective.

Près de 225 millions d’euros de crédits – 223,2 précisément – destinés aux personnes âgées n’ont pas été dépensés en 2011. C’est ce qu’a reconnu la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) le 17 avril lors de la clôture de son budget 2011 exécuté à hauteur de 19 milliards d’euros en 2011. Le ministère des Solidarités a admis l’existence de cet excédent dans les caisses de la CNSA en l’expliquant par des “retards dans l’installation de places nouvelles d’accueil”.

Le ministère des Solidarités s’était déjà, les années précédentes, défendu de tout détournement de crédits, expliquant que la non-consommation de certains crédits pouvait s’expliquer par exemple par le décalage temporel entre la décision de créer une place en maison de retraite, son financement et son ouverture effective.

Le 13 avril, 6 fédérations du secteur avaient regretté, comme chaque année, que tous les crédits destinés aux personnes âgées ne soient pas entièrement dépensés. “Les comptes de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), font apparaître que près de 250 millions d’euros n’ont pas été distribués aux structures pour personnes âgées en 2011, sur un total de mesures nouvelles annoncées et votées d’environ 400 millions d’euros, soit près des deux tiers des engagements de l’État qui n’auront pas été tenus”, expliquaient dans uncommuniqué commun ces organismes, l’AD-PA, la Fehap, la Fnadepa, la Fnaqpa, le Synerpa et la Fédération hospitalière de France (FHF).

Selon les 6 fédérations, ce “décalage” entre les discours et les actes de l’État s’explique par le “gel de crédits, (des) mises en réserve, (un) coup d’arrêt dans la médicalisation des établissements”. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2011 prévoyait environ 400 millions d’euros de dépenses pour les personnes âgées. Une somme à peu près identique a aussi été votée dans le PLFSS 2012.

Mises aux normes

“En dépit de ces décalages, les crédits effectivement dépensés en faveur des établissements et services médico-sociaux auront progressé de 424 millions d’euros en 2011 par rapport à 2010, dont 180 millions d’euros consacrés à la poursuite de la médicalisation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)”, s’est défendu le gouvernement.

Le conseil d’administration de la CNSA a voté un plan d’aide à l’investissement de 70 millions d’euros, qui permettra notamment de remettre aux normes certains Ehpad, a souligné le gouvernement, qui a également mentionné la hausse des crédits pour les services et établissements accueillant des personnes âgées ou handicapées : 4 % par rapport à l’objectif de dépenses voté en 2011. Le PLFSS pour 2012 a prévu à peu près la même somme qu’en 2011 – quelque 400 millions d’euros – en dépenses nouvelles pour les personnes âgées (ainsi que 200 millions pour les personnes handicapées).

Sur acteurspublics.com

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:29

 

logement.jpg


Les résultats d’un sondage (1), réalisé début mars par CSA pour le Forum pour la Gestion des villes, révèlent que les maires des communes de plus de 10.000 habitants sont très inquiets de la situation de l’emploi et du logement en France. Ainsi, 76% des maires estiment que le logement est l’un des deux «principaux problèmes dont il faudrait s’occuper» dans leur commune - un taux en progression de 15 points depuis le précédent sondage en mars 2007 -, juste derrière l’emploi (77%), qui arrive donc à la première place de leurs préoccupations. En outre, la question de logement préoccupe d’autant plus les maires que 82% d’entre eux prévoient une augmentation de la population de leur municipalité dans les 10 années à venir, augmentation qui serait en moyenne supérieure à 10%.
Dans le détail, les maires estiment que le prix des logements neufs (81%), le prix des loyers (78%) et le prix des logements anciens (68%) «posent particulièrement problème». 
Face à la situation préoccupante du logement et de l’habitat, les maires sont prêts à se mobiliser: «69% d'entre eux se déclarent enclins à construire si cela permet de minorer les prix» mais, en parallèle, «le déficit du foncier disponible est criant, ce point noir étant cité par 64% d'entre eux». «Si le logement est un problème qui traverse l'ensemble de la société, ils estiment que c'est aux familles (66%) et aux personnes âgées (34%) que la priorité doit être donnée en la matière», souligne les auteurs de l’étude.
Quant aux solutions, 83% des sondés considèrent que l'Etat doit mettre à disposition les terrains dont il est propriétaire et 82% qu'il faudrait abaisser à 7% la fiscalité pesant sur la construction de la résidence principale. Selon les maires, ces «deux mesures permettraient à leur sens de rendre le logement plus accessible dans leur commune». Il sont aussi favorables au soutien à l'accession à la propriété: «94% pensent qu'il faut favoriser l'accession à la propriété privée dans le parc privé neuf BBC, 88% dans le parc privé ancien sous conditions de rénovation et 77% dans le parc social».

(1) Sondage exclusif CSA/Forum pour la gestion des villes réalisé par téléphone du 1er au 15 mars 2012. Echantillon national représentatif de 250 maires de communes de plus de 10.000 habitants, maires adjoints ou adjoints au logement, constitué d’après la méthode des quotas (taille d’agglomération, région).

Pour télécharger l’intégralité du sondage, utiliser le lien ci-dessous.

http://www.forumgv.com/Presentation%20sondage%20logement%20CSA%20FORUM%2029%20mars.pdf

 

Sur Maire-info

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 08:52

 

Première remarque, Pôle emploi, a fait disparaitre d'entrée de jeu 19 500 personnes des chiffres "officiels", sous prétexte de "corrections" : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Revision_des_series-2012-AdnY87.pdf

Vous pouvez le constater vous même, en regardant les chiffres de décembre 2011 toutes catégories confondues, ils annonçaient 4 872 900 demandeurs d'emploi, et là sur nouveau rapport, 4 853 400 concernant donc ce même mois de décembre 2011.

soit 19 500 chomeurs volatilisés d'entrée de jeu.

Je suis bien obligé, donc ce mois ci, de partir sur leurs nouvelles bases de calculs, et de passer outre ces 19 500 disparus.

Mais ça reste une goutte d'eau, et ça ne change rien, au final, au fait qu'on explose hélas, ce mois de Janvier 2012 tout les compteurs, mise à part les annonces médiatiques qui sont donc une fois de + biaisées.

Données brutes, toutes catégories confondues A,B,C,D,E, dom-tom compris : 5 300 000 demandeurs d'emploi.

Soit 93 900 demandeurs d'emploi de + qu'en Décembre 2011.

  

Offres d'emplois, février 2012 : 
 
 
Radiations des listes Janvier 2012 :
 
Défauts d'Actualisation : 209 300, 45 % des motifs de sorties des listes.
Radiations Administratives : 38 000, 8,2 % des sorties.
Autres Cas ( mystérieuse rubrique, les morts, suicidés, emprisonnés ?) : 50 000 , 10,7 % des sorties.
 
soit 297 300 radiés des listes ( 63,9% ) pour autres motifs que :
 
Stages parking : 33 500, 7,2 % des sorties.
Arrêts maladie, maternité etc : 33 900, 7,3 % des sorties.
 
Reprises d'emploi déclarées : 100 800, ne représentent que 21,7 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
 
 
 
JPEG
 
 
Demandeurs d'emploi par catégories :
 
A : 2 861 700 +0,5% ( + 6,2% sur 1 an )
B : 557 600 -0,8% ( +3,9% sur 1 an )
C : 838 900 -0,5% ( +4,3% sur 1 an )
D : 239 300 +0,8% ( -2,9% sur 1 an )
E : 370 000 +2% ( +5% sur 1 an )
 
TOTAL : 4 867 500 ( données corrigées, hors DOM TOM ) + 5% sur 1 an
 
Quelques chiffres qui parlent :
 
Chômage Longue durée ( entre 2 et 3 ans ) : + 7% sur 1 an
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 22,7% sur 1 an
 
+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 ( 50,5%) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité ( ASS, AER ...)
 
Offres d'emploi collectées : -5% sur 1 an
 
Peut être le + scandaleux, LES DEMANDEURS d'EMPLOI INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques :
 
ne sont pas comptés dans ces 5 300 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
160 700 dispensés de se justifier de recherche d'emploi ( principalement des personnes en AER, allocation équivalent retraite )
 
+ 1 293 400 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 020 000 de foyers, seuls 726 600 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis ( associations, collectivités locales etc ) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein.
 
+ 1 000 000 au bas mot, de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi.
 
+ des centaines de milliers, voire peut être + d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeur d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. ( quasi unique en Europe )
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 600€ d'allocation chomage, ou 743€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 598€ par mois, si vous ètes NON SDF.
 
 
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable
 
- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres ( même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeur d'emploi en parallèle.
 
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à environ 8,5 MILLIONS au bas mot, de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Sur Agoravox

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:46

toqdgxoe.png

 

Philippe Spitz, Président de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, adresse ce jour une dense et conséquente lettre ouverte aux élus d'Alsace ainsi qu'à tous les Alsaciens :


Extrait :

"Que ferons-nous si nous n’avons plus de commerce de proximité…

Dans mon village de 2 800 habitants, à Weitbruch, entre Brumath, Haguenau et Bischwiller, nous avons deux boulangeries, une boucherie et une Coop. Nous sommes enclavés, nous n’avons pas de gare, un service de bus anémique et nous avons perdu notre Poste il y a 3 ans.

La Coop n’est pas rentable mais de peu, nous dit-on ! Mais qu’est-ce que la rentabilité ? Nombre de personnes âgées viennent y faire leurs courses, nombre d’autres gens aussi d’ailleurs. Chantal, Clarisse et Sylviane nous y accueillent avec convivialité. Elles sont un lien social fort, elles donnent des nouvelles de chacun, s’inquiètent quand quelqu’un ne vient pas, propose des produits locaux, sont à l’écoute de chacun. La rentabilité de notre région n’est-il pas aussi le lien social qui nous réunit ? Dans ce monde si troublé ces jours ci et dans un proche avenir, dans ce changement de société qui se déroule devant nos yeux, devant ces bouleversements économiques dont nous sentons bien que nous n’avons pas de prise, la rentabilité économique n’est pas toute la solution. Sachons réinventer ce que nos aînés ont déjà réalisé il y a un siècle.

Comme dit mon amie Huguette Dreikauss : « Que veut-on ? C’est vrai ! On peut laisser les personnes âgées chez elle, toutes avec une perfusion. Elles n’auront plus besoin alors de magasins de proximité. Mais qui leur parlera alors ? Et qui les écoutera. » Une dame aussi m’a dit « Si on sauve la Coop, on sauve le monde…! »Cette femme avait compris que l’enjeu de la Coop dépasse la Coop. Le comprenons nous aussi ?

Si notre coop disparaît, alors nos deux boulangeries et notre boucherie disparaîtront aussi ! Car personne n’ira faire ses courses ailleurs et ne reviendra au village, à la boulangerie et à la boucherie pour compléter ses emplettes. Est-cela que nous voulons ?


Alors notre village enclavé déjà deviendra un village dortoir, une belle endormie sans liens sociaux, sans lieu d’échanges, sans lieu de vie, sans lieu qui structure. Il en est ainsi de nombre de villages ou de quartiers alsaciens. Est-cela que nous voulons ?

Si nous sommes légitimes pour porter ce combat, 

- c’est aussi parce que nous voyons le profond émoi et le fort désarroi suscités par la disparition d’un emblème du mouvement coopératif, une idée forte et typiquement alsacienne,
- c’est aussi parce que nous voyons la forte inquiétude des salariés du Groupe Coop et le tourment que ressentent les nombreux fournisseurs et entrepreneurs régionaux,
- c’est aussi pour marquer notre préoccupation morale engendrée par la disparition des Coop ou leurs changements d’enseigne, et lors, le problème posé en termes de déséquilibre des territoires et de désertification des communes et des quartiers.

Nous déclarons que nous voulons un groupe Coop fort,  

- pour que l’utilisation citoyenne et la répartition des résultats de cette coopérative se fasse dans le tissu économique alsacien,
- pour que cette coopérative puise dans les bénéfices de ses grandes surfaces pour entretenir ses magasins de proximité,
- pour que cette coopérative privilégie les fournisseurs régionaux et les entrepreneurs locaux,
- pour que cette coopérative apporte une facilité d’accès et une proximité, et de ce fait de fortes économies de déplacement,
- pour qu’elle nous donne la possibilité d’acheter des produits locaux dans un espace primordial de convivialité et de rencontres..."

La suite de la lettre s'articule autour des trois questions suivantes :


- Où sont les sociétaires ?
- Où sont les alsaciennes et les alsaciens ?
- Où en est le groupe Coop ? Et son devenir ?

 
avant d'en appeler au sursaut solidaire des Alsaciens, des élus et des collectivités locales et territoriales, hors tous clivages politiques, pour une réflexion oecuménique sur un avenir commun, et de solliciter en urgence un entretien en ce sens avec les grands élus...

Lire l'intégralité de la lettre ouverte sur le site de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace : ---> COOP !

Posts publiés précédemment sur le même sujet :
Coop Alsace : faites vos jeux !
Ch'aime la Coop !
Manif pour sauver la Coop
GDK à la rescousse !
Touche pas à ma Coop !

 

  Sur stierkopf.over-blog.com

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:05

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Elections 2012 : les 10 propositions du Mouvement Hlm « Le logement social, partenaire des pouvoirs publics pour sortir de la crise »


Les organismes Hlm, réunis en Convention ce jeudi 19 janvier ont validé les 10 propositions qu’ils souhaitent présenter aux candidats aux élections présidentielle et législatives de 2012.

Le Mouvement Hlm a souhaité réaffirmer son projet et son rôle au sein de la société française. Dans le contexte de crise économique et sociale que traverse le pays, il lui paraît plus que jamais nécessaire de garantir durablement à nos concitoyens l’accès à des logements abordables. Il interpelle les candidats sur leurs engagements dans ce domaine. 

Pour le Mouvement Hlm il s’agit, sans compromettre la réduction des déficits publics, de poser trois priorités face à la crise :
  •  
  • - Protéger les ménages : les Hlm permettent à près de 11 millions de personnes de bénéficier d’un habitat de qualité à un coût compatible avec leurs revenus. Ils construisent chaque année plus de 100 000 nouveaux logements et permettent à 15 000 ménages d’accéder à la propriété dans des conditions sécurisées.- Soutenir l’emploi : avec près de 14 milliards de travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien, le Mouvement Hlm favorise l’activité dans le bâtiment et soutient l’emploi local, non délocalisable.
- Préparer l’avenir : le logement social est un investissement à forte efficacité sociale pour un coût avantageux, tant pour nos locataires que pour les fonds publics et pour les épargnants dont l’épargne populaire est mobilisée à travers le Livret A.

 
Au cours de la convention, le Mouvement Hlm, dans toute la diversité de ses familles, a tenu à affirmer très fortement :

  •  
  • - Son attachement aux aides à la pierre : en période de crise, les aides à la pierre constituent un financement économe et efficace du logement abordable. En effet, elles permettent de constituer un patrimoine au service de l’intérêt général, bien commun de la Nation et garantie pour les générations futures.

    - Son refus strict et unanime du droit à l’achat de son logement social, en substitution d’un financement public des politiques du logement abordable : si le Mouvement n’est pas opposé à la vente Hlm et soutient l’accession sociale à la propriété dans des conditions sécurisées, il émet les plus grandes réserves sur l’obligation de vendre aux occupants, au coup par coup. Ce ne serait rien d’autre qu’une braderie généralisée d’un bien commun, alors que les besoins en logements sociaux ne cessent de croître.


10 propositions du Mouvement Hlm pour sortir de la crise


Assurer la solidarité par le logement, investir pour l’avenir et soutenir l’activité et l’emploi

  •  
    1. Elaborer un plan de 5 ans pour renforcer l’offre de logement social en locatif et en accession et stimuler l’activité économique dans les territoires : ce plan, indispensable pour assurer visibilité et stabilité aux acteurs concernés, devrait partir d’une analyse approfondie des besoins des territoires, effectuée avec l’ensemble des acteurs locaux du logement, tant en termes de quantité de logements neufs que dans le domaine de la réhabilitation ; il serait ainsi très attentif aux caractéristiques des zones les plus tendues (Ile-de-France, PACA, outre-mer…), sans abandonner les autres. Il intégrerait les objectifs de développement durable. Il garantirait la cohérence de la politique suivie sur la période.

     

    2. Une action renforcée en faveur des ménages à très bas revenus : il est possible d’y parvenir en combinant l’accroissement du parc très social, la recherche d’une augmentation du reste à vivre pour certains ménages (actualisation de l’APL, baisses ciblées de loyers ou de charges) et la mobilisation des acteurs locaux (collectivités locales, associations, acteurs publics et privés) dans le cadre de démarches contractuelles déjà éprouvées (accompagnement dans le parc social) ou innovantes (intermédiation).

     

    3. Une meilleure réponse à la demande des classes moyennes et une amélioration des parcours résidentiels : il s’agit là de faciliter la mobilité au sein du parc social pour lutter contre les phénomènes de sur-occupation ou de sous occupation, et de faciliter la construction de logements en accession sociale à la propriété, ou de logements intermédiaires, quitte à ce que des aides équilibrent les opérations en contrepartie d’un encadrement des attributions.

     

    4. Un effort public soutenu en faveur de la rénovation urbaine et de la politique de la ville : le Mouvement Hlm estime absolument indispensable non seulement de terminer la mise en œuvre du plan actuel et d’élaborer un second plan de rénovation urbaine, mais aussi de poursuivre les actions menées dans les « quartiers » ainsi rénovés, dans le domaine social comme dans celui de la sécurité.

     

Dégager des marges de manœuvre pour le financement de ce programme

  •  
    5. Un effort important de réduction des coûts de production : cela passe avant tout par l’élaboration d’une loi foncière urbaine ambitieuse, permettant de lutter contre la hausse des prix des terrains et la rétention foncière ; parallèlement, il est indispensable de mener une réflexion sur l’optimisation des normes et celle des coûts de construction, y compris en innovant dans le domaine de l’organisation des appels d’offre.

     

    6. Une réorientation des aides budgétaires et fiscales, fondée sur la proportionnalité entre les aides et leurs contreparties : le Mouvement Hlm estime indispensable de conditionner les aides fiscales - 12,5 Md € - à des contreparties sociales, d’en évaluer l’apport à la collectivité sous une forme d’indicateurs, et d’évaluer parallèlement les économies induites sur l’APL du fait des aides à la pierre. Cela permettra de récupérer les marges de manœuvre nécessaires aux politiques actuellement mises à la charge du 1% et des organismes Hlm et de renforcer l’aide au logement très social et social, qui ne bénéficie aujourd’hui que du tiers des aides de l’Etat.

     

    7. La mobilisation d’autres ressources : celles-ci pourraient provenir soit d’enveloppes supplémentaires de prêts à long terme obtenues à partir d’un relèvement du plafond de dépôts sur le livret A, soit d’une réallocation des ressources du 1% selon sa destination première – le logement des jeunes et des salariés -, soit encore l’affectation de marges de manœuvre sur les fonds propre des organismes à des actions supplémentaires en faveur de la production ou de la modération des loyers. L’actuel prélèvement de l’Etat sur le potentiel financier des organismes doit être supprimé.

     

Soutenir la mobilisation des acteurs

  •  
    8. Un Etat stratège, des collectivités aux responsabilités reconnues : il est indispensable d’instaurer par tous moyens une interaction continuelle entre l’Etat et les acteurs de terrain que sont les collectivités et les organismes, et cela au niveau le plus pertinent. Cela passe par des contrats territoriaux, par la participation des territoires et des organismes de logement social aux définitions des zonages, par la mise en cohérence des PLH et des PLU.

     

    9. Une mise en œuvre complète et un renforcement de la loi SRU : cette loi est maintenant considérée par tous comme une avancée majeure ; pourtant elle reste parfois inappliquée. Il convient donc non seulement d’en renforcer l’exécution, quitte à accroître les sanctions qui s’y attachent, mais aussi de l’actualiser, notamment dans les zones les plus tendues, pour que les collectivités défaillantes contribuent réellement à la prise en charge des besoins collectifs en logements (obligation de logement des plus démunis, affectation des pénalités à un fonds régional d’intervention foncière, exercice du pouvoir de substitution des préfets…)

     

    10 Une coopération renforcée entre tous les acteurs de la politique du logement : à partir de plusieurs initiatives – réseaux régionaux des acteurs de l’habitat, Etats Généraux du Logement, déclinés en régions -, on voit parfaitement que les divers acteurs du monde du logement, qu’il soit social ou privé, trouvent un très grand intérêt à coordonner leur action. Qu’il s’agisse des associations d’habitants ou œuvrant dans le domaine social, des collectivités locales dans leur fonction de programmation et d’aménagement, des entreprises privées, appelées à construire dans des zones où la mixité des constructions est la règle, le Mouvement Hlm appelle tous les acteurs de la politique du logement à structurer ensemble leur offre en s’appuyant sur le développement d’outils partagés de connaissance des besoins et de réalisation des projets.

     

     

L’Union sociale pour l’habitat représente, en France métropolitaine et dans les territoires d’Outre-mer, quelque 800 organismes Hlm à travers ses cinq fédérations (la Fédération des Offices publics de l’habitat, les Entreprises sociales pour l’habitat, la Fédération nationale des Sociétés coopératives d’Hlm, l’Union d’économie sociale pour l’accession à la propriété et la Fédération nationale des Associations régionales d’organismes de logement social). 
Elle remplit trois missions : un rôle de représentation nationale auprès des pouvoirs publics, des médias, des milieux professionnels et de l’opinion publique ; une mission de réflexion, d’analyse et d’étude sur tous les dossiers relatifs à l’habitat et l’élaboration de propositions pour une politique sociale de l’habitat ; une fonction d’information, de conseil et d’assistance auprès des organismes afin de faciliter, rationaliser et développer leurs activités et leurs compétences professionnelles.
Ces deux dernières années plus de 100 000 logements par an destinés à la location ont été financés par les organismes Hlm qui détiennent et gèrent 4,2 millions de logements et logent plus de 10 millions de personnes. Les opérateurs de logement social sont aussi des acteurs importants de l’accession sociale à la propriété, produisant environ 15 000 logements par an destinés à des accédants, en secteur groupé ou en diffus. Par ailleurs, 7 000 logements ont été vendus en 2010 à leurs locataires occupants ou à d’autres personnes physiques et 68 000 étaient en cours de commercialisation. Animés par 13 000 administrateurs bénévoles, ils emploient 76 000 salariés.

 
Pour en savoir plus : www.union-habitat.org 




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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 09:38
TVA sociale à droite. Rien à gauche ?
Pauvres laborieux ou infirmes, c’est toujours votre lutte contre ceux qui disent encore: Travaillez beaucoup pour vivre très mal.” G. Sand
 Les us et coutumes de la République sont tels. Le président convoque les partenaires sociaux, pour donner une impulsion à la politique économique du pays. Qui va très mal, soit dit en passant.

 

 

La perte de légitimité de toute la sarabande d’egocentriques participant au “sommet social” est aux limites de la crédibilité. On fait mine de donner une vraisemblance à la représentation, en oubliant le niveau de désynchronisation entre les officiels et la base. La pièce qui se joue sous les lambris du château participe à la mise en place d’une stratégie de légitimation qui perdure mais s’essouffle. Que viennent quémander les représentants syndicaux, dont la fonction première consiste à garantir les droits des travailleurs, du plus grand nombre ?

 

Alors qu’il y a juste un an, ils ont failli dans la mère des batailles sur l’acquis de 1981, la retraite à 60 ans. Que viennent quémander les patrons des centrales syndicales à un pouvoir qui, trois jours avant le rendez-vous fait donner ses voltigeurs (L.-M. Châtel et G. Longuet) en remettant en question de la 5e semaine de congés payés ?

 

Pourquoi se rendre à une pantalonnade “sociale” sinon pour y trouver une (autre) légitimité, non pas des travailleurs (qui ont fui depuis belle lurette) mais du pouvoir ? Qui peut penser sérieusement que les représentants du patronat vont trouver des solutions à l’agonie de l’économie française ? Et dont la seule et unique obsession se trouve concentré dans le terme valise de “compétitivité”. La plus grande escroquerie économique et sémantique de cette crise.

 

Sous les joyeux auspices de la concurrence on peut tenir à la fois le discours des rémunérations mirobolantes pour les capitaines d’industrie sous peines de la voir passer à l’ennemi, et prôner (dans le même temps) la modération salariale sous peine de contempler tristement les délocalisations inéluctables. Un paradoxe qui ne trouble apparemment personne…

 

Qu’un gouvernement, enfin, en dessous d’à peu près tout en ce qui concerne les affaires et la gestion de l’Etat, puisse encore, juché sur ses ergots faire comme si tout était sous contrôle. Faire comme si en ne changeant fondamentalement rien, on aller changer le cours des choses. En d’autres termes en fixant comme horizon connu l’austérité pour des impératifs de compétitivité.

La mise en place d’une TVA dite sociale, entre pleinement dans ce théâtre d’ombres, où tout n’est que concepts, adjonction de termes, oxymorons, pour vendre du mieux que l’on peut, une marchandise frelaté à un consommateur de politique qui au fond de lui n’y croit plus. Ce gouvernement qui organise des réunions factices, dont s’amuse la galerie, n’a qu’une seule préoccupation : préserver ce qui lui reste de chance de se perpétuer par les urnes. En misant sur la lassitude, la démotivation.

 

Vogelsong sur Piratage(s)



 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:23

 

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Claude Greff, secrétaire d'Etat à la Famille, souhaite développer la mise sous tutelle des allocations familiales en cas de défaillance des parents, indique-t-elle mardi 13 décembre 2011 dans un entretien au quotidien Métro.

Mme Greff précise qu’elle publiera en début d’année prochaine « une circulaire rappelant qu’une loi existe depuis 2007 ». « Cette dernière, très peu appliquée, permet au juge des enfants, en cas de défaillance des parents, de confier la gestion de tout ou partie des allocations familiales à des travailleurs sociaux », rappelle la secrétaire d’Etat.

« Ce dispositif d’aide à la gestion du budget familial (AGBF) permet de s’assurer que les allocations sont dépensées pour subvenir aux seuls besoins de l’enfant », ajoute-t-elle.

La secrétaire d’Etat affirme « qu’il ne s’agit pas de stigmatiser les familles en difficulté mais de les accompagner pendant au moins 2 ans, dans la gestion de leur budget, afin que prime l’intérêt supérieur de l’enfant ».
« C’est une mesure d’assistance éducative, pas une sanction ».

Invitée à donner des exemples de « défaillance » des parents, Mme Greff a cité le cas d’allocations détournées « pour l’achat d’alcool, de cigarettes voire de drogue, pour jouer au casino, pour payer un crédit ».
« Les travailleurs sociaux doivent être attentifs à la situation économique des familles, particulièrement de celles qui sont surendettées », explique-t-elle encore.
Et pour elle, l’un des signes du détournement des allocations est souvent le non-paiement de la cantine.

 

Sur la Gazette.fr

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:34

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La France comptait 4,5 millions de pauvres en 2009 si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 8,2 millions de pauvres en 2009 si l’on utilise le seuil de 60 % du niveau de vie médian (voir notre définition ci-dessous). Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,5 %, dans le second de 13,5 %. En 2009, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 954 euros mensuels, celui à 50 % de 795 euros.
La pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000. Depuis 2002, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 760 000 (+ 20 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 678 000 (+ 9 %). Les taux sont passés respectivement de 6,5 à 7,5 % et de 12,9 à 13,5 %.
Il ne s’agit pas d’une "explosion", et la France demeure l’un des pays qui compte le moins de pauvres en Europe (lire notre article). Mais le mouvement de hausse est désormais très net. Il constitue un tournant historique depuis les années 1960. La stagnation de l’activité économique depuis 2009 laisse penser que la situation ne s’est pas améliorée.


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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:57

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Le mouvement HLM, qui loge plus de 10 millions de personnes, a plaidé pour préserver autant que possible la mixité sociale dans ses 4,1 millions de logements, au contraire du modèle des pays anglo-saxons, lors de la première journée de son congrès, mardi 27 septembre à Bordeaux.


Ne pas abandonner la mixité dans le logement social : Thierry Repentin, le président de l'Union sociale pour l'Habitat (USH) qui regroupe les organismes HLM, a vivement critiqué mardi 27 septembre lors de la première journée du congrès de l'USH, les partisans, notamment au gouvernement, de la théorie visant à réserver "le parc HLM aux ménages les plus pauvres, balayant d'un revers de manche les conséquences sur les équilibres urbains et sur l'égalité des chances".

"Un enfant défavorisé risque davantage de connaître l'échec scolaire, le chômage et la violence s'il vit dans un quartier défavorisé que s'il vit dans un quartier mixte et diversifié", a souligné M. Repentin devant le maire de Bordeaux et ministre des Affaires Etrangères Alain Juppé.

Or la paupérisation du parc social public s'accentue rapidement. En 1973, 12% des ménages appartenaient au quart de la population aux plus faibles revenus, en 2006, cette proportion est passée à 40%, selon le rapport "crise économique, mutations sociales" présenté au 72e congrès. Aujourd'hui, le mouvement HLM considère que les limites sont atteintes avec "plus de trois quarts des locataires HLM qui ont un niveau inférieur à la moyenne nationale, c'est à dire inférieur à 1.400 euros par mois par ménage, et un tiers des emménagés récents vivant avec moins de 950 euros par mois, c'est à dire sous le seuil de pauvreté". Et ce phénomène s'accélère, les partants étant remplacés par des ménages de plus en plus modestes.

Conséquence de cette situation: certains quartiers, environ 5% des logements HLM, connaissent une situation grave sur le plan de la sécurité, selon l'Observatoire récemment mis en place par l'USH.

Les immeubles et les bureaux des bailleurs sociaux, qui n'avaient pas été affectés lors des émeutes dans les banlieues en 2005, sont désormais concernés par les dégradations, attestant d'un durcissement du climat, qui trouve souvent son origine dans le développement du trafic de drogue, souligne l'USH.

Pour tenter de remédier à "l'argent qui manque", M. Repentin a annoncé que l'USH ferait "à la fin de l'année" des propositions qu'elle soumettra aux candidats à l'élection présidentielle de 2012.


 Source AFP

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