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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 12:00

 

dragon-chinois_jpg.jpg 

 

Face à la Chine, on savait depuis longtemps que la droite française oscillait entre fascination infantile et cynisme complet. Ces dernières années, on ne compte plus les cris énamourés et autres dithyrambes serviles à l’endroit du régime chinois. Tout plaît à la droite dans ce pays : sa croissance hors norme, son autoritarisme sans états d’âme, son libéralisme échevelé. Notre Raffarin national a même été jusqu’à commettre un livre à la gloire du régime, curieusement paru uniquement en Chine et en chinois. Le sénateur de la Vienne aurait-il peur qu’on lise sa prose ? Mais l’annonce d’une participation des pays émergents, et en premier lieu de la Chine, à un plan de sauvetage européen, résonne comme un coup de tonnerre aux oreilles des Européens.


Henri Guaino, conseiller de Sarkozy, a déclaré ceci à l’issue du sommet européen de jeudi dernier : « Il est hors de question de négocier des contreparties. Si la Chine vient, c’est pour faire un placement dans un fonds qui va jouer un rôle important dans la stabilité mondiale ». Autrement dit : « Dormez sans crainte, braves gens, on prend l’oseille et ils la fermeront »… Avec un toupet incroyable, le conseiller de Sarkozy va jusqu’à nier l’existence de contreparties à une participation directe de la Chine. Aveuglement ou mensonge, revenons d’abord sur les résultats du sommet avant d’aborder son versant asiatique. (...)

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 16:18

 

 

 

 

Le droit de grève en ligne de mire

 

philippe_resized.jpgLes banquiers de la City se portent bien, très bien même, merci pour eux ! Après avoir amené le système bancaire au bord de la faillite, ils n'ont eu aucun scrupule à venir demander l'aide d'un Etat habituellement honni.

Le gouvernement Brown a répondu à l'appel, en injectant des sommes colossales d'argent public pour éviter que la gabegie bancaire ne s'étende à l'ensemble de l'économie. L'Etat s'est porté garant de banques réputées « infaillibles ».

Fidèle à sa croyance dans le capitalisme de casino, le New Labour a socialisé les pertes bancaires, tout en permettant aux banques de bénéficier des profits futurs.

Le gouvernement avait une occasion en or pour imposer aux banques de nouvelles règles de fonctionnement plus favorables aux intérêts des ménages. Une réelle nationalisation des banques aurait permis de mettre sur pied un système bancaire populaire et de faire reculer l'influence débilitante de la City. Il en sera tout autrement.

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Hausse d'impots en vue pour la middle-class

 

Après quelques vagues admonestations publiques, les banquiers ont vite repris du poil de la bête. Les pages saumonées du Financial Times égrènent jour après jour le montant des bonus empochés par ces maîtres de l'univers.

Les millions continuent de couler à flots, c'est « business as usual ». Ou presque, car il faut maintenant que le gouvernement recouvre l'argent qui a servi à renflouer les banques. Qui paiera ? Le peuple bien sûr !

Alistair Darling, le ministre des Finances, a déjà indiqué que le gouvernement devrait « se serrer la ceinture » et « réduire des déficits budgétaires trop importants ».

Concrètement, cela signifie une hausse des impôts pour les classes populaires et moyennes, la fermeture d'hôpitaux, le licenciement de fonctionnaires (les universités ont commencé à licencier par centaines des professeurs, ainsi que le personnel administratif), la suppression de bourses d'études pour les étudiants.


Le droit de grève anglais, le plus restrictif d'Occident

 

Quel que ce soit le parti qui remporte les élections législatives le 6 mai, les mesures prises seront identiques. Darling a promis des coupes budgétaires « encore plus profondes que sous les gouvernements Thatcher ».

La Grande-Bretagne est le pays européen le plus inégal et possède des services publics déplorables. Les deux partis principaux s'accordent pourtant à administrer à leur population un énième traitement de choc néolibéral. Tel est l'enjeu de la « compétition » électorale actuelle.

Que reste-t-il aux salariés dont les droits sociaux sont aussi manifestement bafoués ? Protester, se battre, se mettre en grève. La grève est un acte de résistance sociale encadré par la loi. Encore faut-il préciser que ce droit est très fortement restreint depuis les Employment Acts de 1980 et de 1982.

Depuis l'ère Thatcher, la grève constitue une rupture (et non un arrêt temporaire) du contrat de travail. A ce titre, chaque gréviste peut être légalement licencié pour fait de grève. Ce fut le cas en juin 2009, lorsque Total mit un terme au contrat de 900 employés en grève.

Il s'agit de la législation la plus restrictive du monde occidental. L'Organisation internationale du travail (OIT) a estimé à plusieurs reprises qu'elle était attentatoire aux droits fondamentaux des travailleurs. Depuis la loi de 1982, les grèves de solidarité sont interdites. En 2005, une enquête a été menée contre les salariés de British Airways grévistes solidaires des employés de Gate Gourmet, une entreprise de restauration aérienne.


La grève est votée et l'employeur traque les vices de forme

 

Les lois Thatcher imposent aux syndicats de poster à leur frais un bulletin de vote au domicile des syndiqués. Ces derniers le remplissent et le renvoient à la Electoral reform society (ERS), un organisme indépendant qui se charge du comptage des voix.

La grève ne peut légalement intervenir que si une majorité des membres accorde son soutien au mot d'ordre de grève. Le syndicat doit fournir à l'employeur une somme d'informations précises : noms, titres, grades, lieux de travail des syndiqués.

L'employeur n'est nullement obligé de coopérer avec le syndicat dans cette collecte d'informations. Il s'agit bien entendu d'une opération lourde, coûteuse et compliquée, destinée à poser de nouveaux obstacles sur le chemin de la grève.

Dès que la moindre erreur est relevée sur le listing fourni par le syndicat, l'employeur peut saisir les tribunaux et faire annuler le vote, même si le nombre d'erreurs n'affecte pas le résultat du vote en général. Or, ces erreurs sont inévitables : il suffit qu'un employé ait récemment été promu ou ait pris sa retraite pour que certaines anomalies apparaissent. Qu'à cela ne tienne, il faudra revoter dans quelques mois !

Récemment, les directions de British Airways et de compagnies ferroviaires ont obtenu de telles annulations sur cette base tendancieuse. Les médias britanniques titrent que les votes ont été « manipulés », alors qu'il n'en est rien puisque les modalités du vote sont gérées par un organisme indépendant. Mais en entretenant cette confusion dans l'esprit du public, les médias, les employeurs et le gouvernement cherchent à décrédibiliser davantage le droit de grève.


Blair et Brown n'ont pas remis en cause les lois Thatcher

 

Ces actions sont politiquement motivées : il s'agit d'étouffer dans l'œuf toute rébellion salariale contre la gestion brutale des conflits du travail en Grande-Bretagne. Le droit de grève est en ligne de mire, car les employeurs, le New Labour et les conservateurs le perçoivent comme l'un des derniers mécanismes qui permet aux salariés de résister à leur complet asservissement.

L'annulation en cascade des votes n'entraîne pas une baisse du nombre des grèves dans ce pays. Lorsque les syndiqués revotent, ils se prononcent plus nettement encore en faveur de la grève. Les lois Thatcher n'ont pas été remises en cause par les gouvernements Blair et Brown, alors même que les syndicats constituent les principaux bailleurs de fond du Parti travailliste. Ceci en dit long sur la corruption qui règne dans la plupart des directions syndicales.

 

Philippe Marlière sur Rue89

 

Philippe Marlière est maitre de conférence à l'University Collège de Londres 

Membre des comités de rédaction des revues françaises  Mouvements et Démocratie et socialisme ainsi que de la revue belge Politique, revue de débats

A été pendant 20 ans adhérent au Parti socialiste. Depuis 2009 il milite au sein du Nouveau Parti anticapitaliste


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 09:53
Si pour Maximilien de BETHUNE Paris valait bien une messe, celle que vient d'organiser le PSE, le Parti Socialiste Européen semble hors de proportions avec les attentes qui l'ont amené à se compromettre.

Qu'on en juge : Après les péripéties de l'été dernier qui auront vu les pas de deux se multiplier autour de la candidature de José Manuel BARROSO, un deal s'est finalement dessiné entre certains élus du Parti Populaire Européen et ceux du PSE.
Certains mais pas tous, comme le révèle le vote intervenu mardi dernier au sein du groupe socialiste du Parlement Européen.
93 voix contre 45, c'est donc le score obtenu par Martin SCHULZ et ses amis en faveur de l'abstention des socialistes au prochain vote devant renouveler BARROSO à son poste. Et quand on sait que seules sont comptabilisées les voix exprimées, c'est donc bien à un vote implicite en direction du candidat conservateur que l'on vient d'assister !

Il faut savoir, pour pouvoir comprendre, que derrière ce deal se jouait l'aval, en seconde partie de la mandature en cours, du futur candidat au perchoir Européen. Or Joseph DAUL, président du PPE, avait bien précisé qu'il ne voterait pas pour la candidature de Martin SCHULZ si d'aventure les socialistes Européens en venait à rejeter la candidature BARROSO...

Dans ce mauvais film à la HITCHCOCK, le PSE ne sort pas grandi. Et ce n'est pas sa décision du 15 septembre qui fera croire au sublime d'une grande coalition PPE/PSE que d'aucuns en son sein  espèrent jusqu'en 2014.

Comment leur faire comprendre qu'à l'égal de ce qui se passe en Allemagne avec la coalition CDU/CSU/SPD au pouvoir, les socialistes n'ont rien à gagner à vouloir cogérer une actualité vouée aux principes d'un libéralisme débridé.
Et l'exemple de la récente réélection de la coalition de gauche en Norvège est là pour rappeler que seule compte dans la conscience des électeurs, la fidélité aux valeurs qui fondent le socialisme : justice sociale, solidarité, liberté, égalité homme/femme, bien être, responsabilité.

Les petits arrangements ont trop souvent dans le passé, menés aux grandes compromissions, ils sont le signe du doute, de l'indécision et de l'incertitude à croire en ses propres fondements, en ses propres affirmations.
Et les citoyens de l'Union Européenne ne s'y trompent pas, eux qui désormais portent leur regard loin d'un parti qui avait su, il n'y a guère, apporter la paix civile,les assurances sociales la sécurité de l'emploi et les libertés individuelles et bien d'autres progrès encore.


Pour autant le PSE continue d'agir comme si de rien n'était. Faudra t il pour qu'il consente à faire mea culpa, attendre que le pouvoir se déclare dans la rue ?
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 18:21
L’actualité  semble manifester peu d’intérêts à l’approche des élections législatives qui auront lieu en Allemagne le 27 septembre prochain. En cela elle a tort, car le renouvellement des 598 sièges au Bundestag représente bien plus que la simple reconduction d’une politique partagée tant à gauche (le SPD) qu’à droite (la CD/CSU et le FDP) et ce, depuis sa mise en oeuvre en 1998 avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement SCHROEDER .
A l’époque celui que l’on présente désormais comme le sauveur de l’économie Allemande, tenait pour incontournable la rupture avec les politiques sociales démocrates en vigueur durant les 30 glorieuses.

 

Dans une Allemagne aux prises avec les difficultés de la réunification , Gérard SCHROEDER  a appliqué une politique qu’aucun dirigeant de la droite n’aurait oser faire. Celui dont le nom est désormais associé à la réforme Hartz IV de 2005, allait mettre les Allemands à la diète, en limitant les hausses de salaires, en favorisant les « petits boulots », en rallongeant l’âge de la retraite et nivelant par le bas  la protection sociale en vigueur et notamment la période d’indemnisation du chômage.

Cette politique poursuivie depuis lors par la grande coalition CDU/SPD de Angela MERKEL à certes revivifié les exportations Allemandes (passées de 24% du PIB en 1995 à 47% en 2008) mais au prix d’une hausse des inégalités (1) et d’un gel des coûts salariaux unitaires (2) qui, sur la même période, n’auront progressé que de 4,4% (contre 19% dans la zone euro), traduisant par là même une hausse des salaires bien inférieure aux gains de productivité.


La  hausse des exportations  a consécutivement permis de faire passer les excédents extérieurs de presque rien en 2001 à 184 milliards d’euros en 2007 soit 7,6% du PIB de la même année. Mais ce boom des exportations s’est aussi fait en déséquilibrant encore plus le solde des échanges avec les pays de l’Union Européenne (5,2% du PBI Allemand en 2007).

Et c’est sans doute dans cet excédent commercial  qu’il nous faut tirer la première leçon, celle d’une Allemagne devenue mauvais élève d’une Europe qui peine à harmoniser ses politiques sociales et fiscales.


La 2ème leçon, tient à cette politique du court terme qui, aujourd’hui encore, fait consensus au sein de la société Allemande. Cette politique du moins disant social, si elle se traduit par un appauvrissement des classes populaires et des classes moyennes et la montée inquiétante des inégalités (bien plus élevée que dans le reste de l’Union), amène aussi à un certain nombre de phénomènes  dont il s’agit de pointer les retentissements au niveau des pays de l’Europe de l’ouest.

Ainsi, l’absence d’un véritable politique nataliste est pour beaucoup dans le faible nombre des naissances (même si récemment, comme dans l’Europe méridionale, il a tendance à remonter légèrement) et la politique des bas salaires incite les candidats à l’immigration à se tourner vers d’autres horizons.

La perspective d’usines et de services en berne pour cause de raréfaction de la main d’oeuvre, n’intéresse donc plus seulement une Allemagne vieillissante avec sa population en diminution, elle interroge également la dynamique des autres pays de l’Union dans la mesure où le déclin démographique de ce pays qui fut et demeure la locomotive économique des années d’après guerre, risque de devenir un boulet incitant l’Allemagne à se replier sur les seules conséquences d’une démographie en débats. Sans ressort également pour accompagner la nécessaire mutation d’une Europe économique vers les rivages d’une volonté commune, qu’elle soit fiscale, sociale ou politique, tant il est vrai qu’il n’est de marché soutenable que celui conforté par ses institutions politiques et notamment par une politique de défense capable d’en garantir les acquis.



Dans ce contexte morose, deux évènements sont passés à peu près inaperçus au niveau des médias.

 Le premier tient à la décision des autorités  d’inscrire dans la constitution Allemande l’interdiction des déficits publics au delà de la ligne fatidique des 0,35% du PIB .

La seconde est à chercher au niveau de la Bundesferfassung, la Cour constitutionnelle Allemande, dans un arrêt relatif au traité de Lisbonne stipulant qu’il ne pourrait plus à l’avenir exister de transferts de la souveraineté nationale au profit d’une Union Européenne tant que n’auront pas été organisées des élections introduisant  la souveraineté du peuple Européen !


Autant dire qu’avec ces deux décisions, l’Allemagne, qui avec la France fut l’un des moteurs d’une alternative à l’Europe du grand marché voulu par les libéraux, se présente désormais comme une hypothèque à la construction Européenne au motif qu’elle est en désormais en capacité de bloquer bon nombre d’initiatives renforçant l’harmonisation des politiques sociales ou fiscales, au motif également où sa politique sociale, économique ou énergétique (voir ses relations avec la Russie) (3) fait aujourd’hui  plus preuve de ses intérêts nationaux que d’une réelle considération à la chose Européenne.


Ce retour aux sources d’une politique d’après guerre (4) est aussi une source d’interrogations pour ne pas dire d’inquiétudes aux tenants d’une Europe politique, qui perdrait avec une Allemagne repliée sur elle même, un de se meilleurs points d’appui face à  une Europe du grand marché chère à nos amis Anglais.

 

(1)     De 2000 à 2007 le ratio de ce que gagnent les 20% les plus riches par rapport au 20% les plus pauvres est passé de 3,5 à 5.

(2)     Les Coûts salariaux unitaires représentent l’augmentation des salaires additionnées des cotisations sociales et diminués  du chiffre de la productivité. Ainsi si les salaires +charges sociales augmentent de 3% dans le temps où la productivité diminue de 2%, le coût salarial unitaire sera de 5%.

(3)     La réalisation du projet Nordstream, celui d’un gazoduc Nord-Européen devant passer sous la mer Baltique en reliant St Petersbourg à Greifswald dans le Meklembourg permettra à GASPROM de livrer directement ses chargements en Allemagne, évitant ainsi de transiter par des pays avec lesquels la Russie de Poutine n’est pas en bons termes. Le projet Nordstream auquel s’est impliqué personnellement Gérard SCHROEDER renforce donc la tactique Russe « diviser pour mieux régner » en mettant les pays de transit sous la pression d’une coupure des approvisionnements sans pour autant interrompre ceux des pays de l’Europe de l’ouest désormais alimentés par le seul gazoduc Nord-Européen !

(4)     Indépendamment  des subsides du plan Marschall, l’Allemagne de l’après guerre s’est essentiellement développée au nom d’une politique économique libérale donnant à l’état la maîtrise d’un cadre légal et institutionnel permettant une concurrence libre et non faussée des acteurs, et ce, sans l’intervention quelle qu’elle soit  de l’état dans les rouages de l’économie.

 


Francis Alexis HAMMER

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