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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 06:05

 

 

sarkozy-pape.jpg  

À la manière d’un vieux fleuve, notre pays transporte des alluvions, qui sédimentent une culture avec ses lignes de forces, ses contradictions et ses questions restées sans réponses.

Au moment où les Français s'apprêtent à se prononcer sur leur avenir, ils aspirent à voir la France s'identifier à la République. Mais ceux qui la dirigent encore ont changé à ce point son visage que chacun peine désormais à se reconnaître en elle. À force de synthèses politiques douteuses et de relectures historiques frelatées, ils ont rendu la France peu à peu nauséeuse. 

D’abord, Nicolas Sarkozy s’était plu, pendant la campagne présidentielle de 2007, à préempter avec un art consommé de la triangulation, à la fois de Gaulle et Jaurès, la République et les racines chrétiennes de la France, le message universel de la déclaration des droits de l’Homme et l’appartenance de la France à la civilisation occidentale. À coup de manipulations, il avait fait tomber un à un les repères établis par les respirations de l’Histoire. Et beaucoup des valeurs fondatrices de la République avaient ainsi été passées au laminoir des discours du chef de l'État.

Jusqu’à lui, nul républicain ne s’était aventuré à revisiter la laïcité comme une valeur intangible de la République. Car chacun qui avait exercé la plus haute responsabilité de l'État avait conscience de ce lien intime et indestructible qui liait la laïcité à la nation, au point d’en faire un élément essentiel de son identité.


La laïcité, garante de notre devise républicaine 


La laïcité fut en effet l’aboutissement d’un combat sans merci qui portait comme une synthèse l’aspiration de la République à voir se réaliser les trois ambitions de sa devise : la liberté, l’égalité et la fraternité.

La laïcité désirait que chaque citoyen pût trouver, dans l’indifférence du pouvoir politique à l’égard des croyances et des religions, un chemin pour le libre exercice de sa conscience. Elle fut ainsi le moyen de conforter au cœur de la République la devise de la liberté. Comme elle établissait que l’essence même de l’Homme l’emportait sur toutes les autres appartenances qui pouvaient le distinguer, elle fut un ressort puissant de l’égalité. Enfin, comme dans l’école de la République, dégagée de toute inféodation aux croyances et à leurs églises, elle garantissait l’accès de chacun à la connaissance et formait à la tolérance par l’apprentissage de l’ouverture à l’autre, elle constituait le socle solide de la fraternité.


Sarkozy et le discours de Latran : notre héritage bradé 


Mais sans doute la laïcité était-elle trop encombrante pour résister à l'obsession du clivage et de la division qui semble avoir guidé chacun des pas du président sortant jusqu'au terme de son quinquennat. Sur ce sujet grave, la parole du président de la République, portée au cœur de la basilique Saint-Jean-de-Latran, en 2007, justifie toute la rigueur d’analyse que l’on pourrait devoir à l’encyclique d’un pape.

En quelques mots, l’héritage laïque de la France s'est trouve bradé. En accusant la laïcité de couper la France de ses racines chrétiennes, il a réintroduit la religion au cœur du discours politique, en allant jusqu'à consacrer la supériorité du prédicateur qui évangélise sur l'instituteur qui éduque : "Dans la transmission des valeurs et de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le prêtre ou le pasteur (...) parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance."

Comment ne pas rapprocher ce propos de celui tenu par Jean Jaurès, à Castres, en juillet 1904, qui disait, parlant de la laïcité : "Ainsi se dissiperont les préjugés, ainsi s’apaiseront les fanatismes… Et la conscience de tous ratifiera les lois nécessaires et bienfaisantes dont l’effet prochain sera de rassembler dans les écoles laïques, dans les écoles de la République et de la nation, tous les fils de la République, tous les citoyens de la nation..." 

Quoi de plus fort que la juxtaposition de ces deux paroles pour mesurer l’intensité du divorce entre deux conceptions de la laïcité, et de ce fait de la République.

La rupture établit ici non seulement la négation de la laïcité comme valeur républicaine intangible, mais relativise l’apport des Lumières à l’œuvre d’émancipation des citoyens désireux de recouvrer leurs libertés et leurs droits contre toutes les formes d’obscurantisme.

En fait, en s’attaquant à la laïcité, sous prétexte de vouloir en inventer une autre, plus positive, c’est la République que Nicolas Sarkozy a atteint dans ses fondements les plus intangibles.


La droite sarkozyste incite au communautarisme 


On comprend mieux dès lors pourquoi, par culture autant que par conviction, il s’est employé à banaliser, dans le concert des nations occidentales, la parole de la France. Là où celle-ci s’affirmait laïque, il l'a préférée revendiquant ses racines chrétiennes, là où son message universel la plaçait comme un pont entre les cultures, il a théorisé le choc des civilisations par le truchement d'un ministre de l'Intérieur campé dans la provocation. Enfin, là où les services publics, dans leur neutralité, constituaient le patrimoine de ceux qui n’ont rien, il les a affaiblis un à un, à l’instar de l’Éducation nationale, de l'hôpital public, ou encore de la poste, alors que pour Jaurès, déjà, l'émancipation laïque et la résolution de la question sociale étaient indissociables l’une de l’autre.

Oubliant que la laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’Homme, par le dépassement de tous les dogmatismes, la droite sarkozyste a réduit le débat sur l'identité de la France à celui de notre relation à l’étranger, avec tous les égarements que cela autorise.

Comment éviter, avec un tel discours, que de mauvais amalgames n'aboutissent à l'enfermement de groupes entiers dans le communautarisme, au grand préjudice de la morale républicaine qui rassemble ? Comment éviter dès lors que des jeunes, qui cherchent en vain un chemin qui les conduisent vers la citoyenneté, ne le trouvent ailleurs que dans l’école et les institutions de la République ? Comment expliquer aux enfants de France que, si le prêtre ou le pasteur sont plus légitimes que l'instituteur à transmettre les valeurs essentielles, ils devront, malgré tout, respecter le maître d'école comme le firent leurs aînés avant eux, face à ceux qu'on appelait les hussards noirs de la République ?

Par-delà la posture, chacun mesurera les risques de dislocation de la République par la négation de ses racines laïques. Le modèle anglo-saxon, communautariste a montré ses dangers et ses limites. Si aucun creuset de valeurs partagées ne vient garantir l’indivisibilité de la République, comme un pacte chaque jour réitéré, les particularismes mineront la démocratie, alors que les cultures qui la traversent auraient pu l’enrichir. 


Notre France n'a pas peur des musulmans


C’est pourquoi la laïcité renvoie à la notion ancienne de peuple formant un tout, à l'idée d'une indivisibilité par ailleurs inscrite dans notre constitution, à l'unité du peuple français. Cette unité n’est pas un nivellement : elle permet à la République laïque, depuis plus d’un siècle, d’accueillir et d’intégrer en son sein l’ensemble des siens. Désigner chaque jour des boucs émissaires, entretenir l'invective, c'est pousser la République dans les bras du communautarisme.  

La France que nous désirons ardemment n’accepte pas ces discriminations qui éloignent de l’emploi, ou tout simplement de la vie, une grande partie de ses enfants en raison de leurs origines ethniques, religieuses ou sociales. La France que nous désirons ardemment n’a pas peur des musulmans de France, car elle pense la République laïque assez forte pour les intégrer dans le respect de ses valeurs. La France que nous désirons ardemment doit assurer l’égalité républicaine, plutôt que de réinventer les népotismes d’ancien régime. Elle doit tendre la main à tous les quartiers de ses villes, plutôt que de stigmatiser ses banlieues. Elle doit tout mettre en œuvre pour que l’égalité des chances et la méritocratie quittent leur statut de chimère.

Les plus faibles sont toujours les premiers à pâtir des manquements au contrat social et au pacte républicain. Si l’aggravation de leur condition devait les renvoyer à leurs seules origines, à leur dénuement, ou pire encore étendre les discriminations qu’ils peuvent subir, alors le malaise social aujourd’hui perceptible pourrait se muer demain en rage sociale. Il ne resterait plus alors qu’à dire, comme aux heures tristes du bonapartisme : "Il est tant que les bons se rassurent et que les méchants tremblent ."

 

Au moins la démonstration aurait été faite que la sécurité est davantage menacée par l'éclatement de notre modèle social, que par des boucs émissaires que chaque jour certains assignent devant le tribunal de l'opinion.


Retrouvez la tribune de Bernard Cazeneuve, Porte-parole de François Hollande, publiée sur le site Internet du Nouvel Observateur en cliquant ici.


  

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:15

 

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Toulouse : pneumologie desperroquets


Ils ont bonne mine, les perroquets du"tournant de la campagne", du "il y aura un après Toulouse". Vous l'avez entendue, dès la semaine dernière, leur petite musique, les Elkrief, les Bachy, les Namias, sans parler du grand orchestre du Figaro, et des politologues-ingrédients de chez Calvi, les Reynié, Perrineau, et autres Rozès. Pour le plaisir, repassez-vous toute la compil de la volière (1), dans l'article de Sebastien Rochat. Eh bien non: le journal de France Inter de 8 heures s'ouvrait ce matin sur le dernier sondage maison, confirmant les précédents: pas d'effet Toulouse. Rien ne bouge, ou bien à l'intérieur, très à l'intérieur, de la marge d'erreur des sondages.
 
Sur les raisons de ce "non-effet Toulouse", je me permets (sans fausse modestie excessive) de renvoyer à cette chronique matinale de la semaine dernière (2), qui recensait les différences (de taille) entre l'affaire Merah et l'affaire Papy Voise de 2002. A l'intérieur de la sphère d'influence du sarkozysme, ces offensives du général Coué, pour spectaculaires qu'elles soient, ne présentent pas de mystère particulier. Bachy, Namias, Elkrief, ne sont pas volontairement les ventriloques de l'UMP. S'ils récitent du Sarkozy, c'est tout simplement parce qu'ils en respirent, et ne respirent que celà. C'est un phénomène pneumologique. Faites-leur passer un mois dans un pavillon avec des smicards ou dans un HLM avec des rmistes, ils expireront du Mélenchon, ou de l'abstentionnisme. Ils ne s'imaginent pas que l'électeur, lui, respire de tou tautres remugles. Eux qui n'ont pas d'enfants au chômage, pas de paniques de fin de mois, eux qui ne voient pas avec angoisse arriver les factures, s'imaginent le peuple à leur image, prêt à tourner comme une girouette à la première transe de BFM.
 
 Plus impalpable, le défaitisme de certains anti-sarkozystes, mis à nu par le choc de Toulouse, est aussi plus surprenant. Même si lui -et pour cause- s'exprime moins sur les grandes ondes, vous voyez de quoi je parle. Vous la sentez autour de vous, peut-être même en vous, cette étrange certitude qu'il "ne peutpas perdre", qu'ils vont "monter un coup", qu'il va"se passer quelque chose", cette croyance dans les pouvoirs magiques de l'adversaire. Faute de meilleure explication, considérons que ce sont les lambeaux de la sidérationi nitiale, celle de 2007, qui nous structure depuis cinq ans. Que ces lambeaux subsistent cinq ans après, envers et contre toutes les évidences, est en soi une victoire du sarkozysme.

 


Vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent message :

 

(1) http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4803

(2) http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4790


Daniel Schneidermann sur Arretsurimages.eu

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 15:04

 

De la difficulté d’interviewer l’extrême droite

 

Ils subissent (les maires) une rétorsion. Est-ce que c’est démocratique ?” M. Le Pen le 25 janvier 2011 sur France Inter

Transformer le rendez-vous le plus écouté des matinales d’information radiophoniques en ring de boxe, c’est le pari de M. Le Pen. Un pari tenu dans les studios de France Inter, le 25 janvier 2012. La question n’est pas de faire la leçon aux journalistes (aguerris) qui se sont fait rouler par la vieille technique frontiste, la posture du martyr médiatique. Cet échange révèle tout d’abord que rien n’a réellement changé dans la stratégie du Front National avec les médias, même si on joue des deux côtés la dédiabolisation. Et ensuite qu’il s’avère périlleux de tenir le crachoir à une formation qui utilise la “démocratie”, et l’un de ses piliers, la presse, pour coloniser le débat de valeurs antidémocratiques, tel le rejet, la xénophobie voire le racisme d’État. Les journalistes souvent paresseux se font prendre presque à chaque fois, dans le paradoxe inextricable du Front National. Parti très “représentatif”, qui tout en ayant pignon sur rue, une vaste surface puisque “bankable ” médiatiquement, n’en reste pas moins une usine à haine difficilement contrôlable dans le format des émissions proposées.

Comment extirper en vingt-six minutes le sens de ce que M. Le Pen veut vraiment dire ? Comment figurer réellement ce qui se niche sous les vocables “préférence nationale” ou “retraite à la carte” ? Il faudrait probablement une dizaine d’heures pour faire le tour du premier sujet et presque autant pour arriver au bout du second. Or, ce matin du 25 janvier 2012, pour évoquer les concepts du Front national, parti d’extrême droite rassemblant dit-on un votant sur cinq, nous aurons une petite trentaine de minutes. Derrière une simple question de temps se cache toute la difficulté de l’éclairage politique dans la “démocratie”.

Se profile aussi une autre problématique. Selon quelques commentateurs, blogueurs et spécialistes (de gauche), le seul moyen de sortir du piège de l’extrême droite consiste à abandonner la « diabolisation ». Cette mise au ban organisée par les bobos bienpensants, insensibles à la souffrance du “populo”, premier réceptacle aux idées du FN. Ce qui pourrait se décrypter autrement : les classes moyennes et populaires blanches ont un problème avec l’immigration africaine, il faut faire quelque chose. Ou bien (plus raide), ils sont un peu xénophobes, on les canalise comment ? Les non-dits sont cruels en “démocratie”, et ce type d’accommodation de langage ne circule qu’en circuit fermé et privé.

D’ailleurs concernant la dédiabolisation, sur ces mêmes antennes de service public, le 19 janvier 2012,  W. de Saint-Just, conseiller en communication pour M. Le Pen, confiait que le principal objectif du Front National était, selon ses propres termes, “la dédiabolisation”. On s’étonnera, peut-être (ou pas), de cette convergence entre débatteurs, experts, journalistes  (certaines fois de gauche) et membres influents du parti d’extrême droite. On soutiendra bien évidemment qu’il ne s’agit pas de la même “dédiabolisation”… A moins d’une confluence, si ce n’est idéologique, d’intérêts…

L’esclandre du 25 janvier 2012 sur France Inter a une saveur particulière, puisqu’on peut déceler à chaque instant de l’interview la façon dont M. Le Pen monte doucement dans les tours pour atteindre, à la toute fin, le climax de sa (fausse) colère. Un story-telling bien mené, d’abord sur sa difficulté à obtenir les signatures nécessaires à sa candidature à la présidentielle. Une brimade supplémentaire de l’“établissement”. D’ailleurs elle gratifiera une question de T. Legrand sur sa légitimité, puisqu’elle peine à trouver ses parrainages, d’un cinglant “c’est n’importe quoi ce que vous dites”. “Je suis une femme libre” pérorera-t-elle quelques instants plus tard, un ton au-dessus. C’est B. Guetta qui essuiera la plus douceâtre des vacheries suite à une remarque sur le soutien du FN au régime de B. El-Assad, “Mais où avez-vous lu ça ? Dans un Carambar ?”. S’ensuivra un feu d’artifice d’invectives (et une menace de diffamation) après l’évocation de F. Chatillon pro-Syrien (proche du FN) par P. Cohen. “Et votre boulangère qu’est-ce qu’elle pense de la Syrie ?” lancera-t-elle, l’ire à son comble, aux journalistes après la fin de l’émission, considérant peut-être que l’ambiance n’était pas encore assez plombée. Tout ceci formidablement interprété, la morgue tout en maitrise.

Ce qui aura échappé aux journalistes dans la tourmente, c’est que M. Le Pen reprend quasiment mot à mot les arguments d’A. Soral sur la Syrie, en particulier concernant le “double jeu du Qatar”. Un auteur, ex-membre du FN, qu’elle potasse et écoute assidument… Si l’on en croit les ouvrages qu’elle exhibe sur son bureau.

M. Le Pen réussit l’invraisemblable. Squatter le système médiatique, rouler les journalistes, et continuer de faire comme si elle figurait hors du champ. Une virginité sans cesse renouvelée par le paradoxe des mass media, à la fois pilier du modèle de  “démocratie libérale” servant la soupe à une formation qui ne la respecte pas, et en même temps si friand de cette nouvelle égérie électorale. Car le FN et M. Le Pen font comme si, brimés par l’industrie de l’information, ils étaient parvenus à rassembler potentiellement 20 % des électeurs par le seul effet du bouche à oreille et d’une campagne alternative hors des grandes chaines. Par un mouvement spontané d’adhésion aux thèses nationales et xénophobes. De la belle mythologie.

Quant aux intervieweurs ils sont à la fois complices et victimes : valser avec les démons comporte quelques menus désagréments…

 

Vogelsong sur Piratage(s)

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 18:19

 

Luc-Chatel_pics_390.jpg


Dès la rentrée 2012, les chefs d’établissement de 325 collèges et lycées publics pourront choisir leurs enseignants titulaires, même en dehors de leur académie. Une annonce de Luc Chatel qui intervient après la proposition de François Hollande d’envoyer des professeurs expérimentés dans les établissements difficiles.


Le ministre de l’Éducation nationale a décidé d’accélérer sur le sujet sensible de l’autonomie de recrutement des chefs d’établissement dans les collèges et les lycées. Luc Chatel a ainsi annoncé le 17 janvier que les postes d’enseignants dits à profil, c’est-à-dire qui peuvent être recrutés par les principaux et les proviseurs, seront désormais ouverts sur une base nationale. Cela concerne les 325 établissements sensibles du dispositif Éclair (Écoles, collèges et lycées pour l’ambition).

Expérimentée à la rentrée de 2011, cette autonomie de recrutement se heurtait aux limites de l’académie. Impossible par exemple pour le proviseur d’un lycée de Marseille de recruter un professeur titulaire dans l’académie de Créteil. Pour la rentrée prochaine, ce sera désormais possible. Le prof d’anglais d’un collège de Lille pourra postuler pour intégrer un établissement Éclair de Toulouse ou de Nice.

C.V. et lettre de motivation

Le ministère souligne qu’en 2011, certaines académies ont eu du mal à pourvoir les postes, faute de candidats. Les chefs d’établissement ont donc dû se rabattre sur des contractuels alors que l’objectif était de nommer des enseignants titulaires expérimentés et surtout motivés, susceptibles de s’engager sur plusieurs années. Sur les 911 postes alors vacants, “65 % ont été pourvus par des enseignants titulaires dans le cadre du mouvement normal des affectations, spontanément, 25 % par des titulaires mais pas dans le mouvement, et 10 % par des contractuels”,avait expliqué fin 2011 la directrice générale des ressources humaines (DGRH) du ministère, Josette Théophile.

L’absence de choix sur les candidats – dans les meilleur des cas, il n’y avait qu’un seul postulant – a conduit le ministère à élargir le recrutement. Une minirévolution au sein de l’éducation nationale et une entorse à la sacro-sainte mobilité basée sur les points glanés au fil de la carrière.

Les candidats aux établissements Éclair devront guetter la publication des postes vacants et leurs profils élaborés par les recteurs. Ils pourront alors déposer un C.V., une lettre de motivation et le dernier rapport d’inspection. C’est sur cette base qu’ils se soumettront à un entretien avec le chef d’établissement. Un mode de recrutement qui ressemble à celui auquel doivent se plier les certifiés et agrégés qui exercent dans le privé sous contrat.

Profs expérimentés

Pour motiver les candidats, le ministère a prévu une “carotte”, sous forme de primes : une part fixe de 1 156 euros par an, versée mensuellement, et une part modulable, versée en fin d’année scolaire“au regard de la participation et de l’engagement des intéressés” dans la limite d’un plafond de 2 400 euros.

Cette annonce du ministre de l’Éducation nationale répond indirectement à la proposition de François Hollande. Le candidat du PS à l’élection présidentielle a déclaré qu’il voulait changer le “mode d’affectation” des enseignants afin d’envoyer des profs expérimentés dans les établissements difficiles. La décision de Luc Chatel répond aussi partiellement à la proposition de l’UMP qui réclamait, dans le cadre de sa convention sur l’école, en novembre 2011, “la possibilité pour le chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration, en fonction du projet de son établissement”.

Bruno Botella sur Acteurspublics.com



 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:29

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Le département, maillon faible de la mondialisation

Après la commission « Attali », l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) exhorte la France à rayer les conseils généraux de la carte.

« Le regroupement des petites communes et la suppression de l’échelon départemental pourraient engendrer des économies d’échelle substantielle » : l’avantage avec l’Organisation de coopération et de développement économiques, c’est qu’elle tourne rarement autour du pot… L’instance a profité de la présentation, ce 28 novembre, de ses prévisions de croissance pour jeter un pavé dans la mare gouvernementale. Pour l’OCDE, la révision générale des politiques publiques (RGPP) doit être étendue à la sphère locale. Et vite !


Les clusters plutôt que les allocations


Claudy Lebreton (PS), président de l’Assemblée des départements de France (ADF) peut bien, dans une lettre adressée le 1er décembre au chef économiste de l’institution Pier Carlo Padoan, invoquer la soumission des conseils généraux à « la règle d’or » et leur faible endettement (1,89 % de la dette publique nationale), rien n’y fait. L’OCDE en pince pour les régions, plus chiches en personnels, davantage portées sur l’investissement et les clusters que sur la distribution d’allocations (l’allocation personnalisée d’autonomie, la prestation de compensation du handicap et le revenu de solidarité active à la charge des conseils généraux). En témoigne le titre de son étude publiée le 5 décembre : « Gouvernance : les régions ont un rôle clef à jouer dans la reprise économique ».

La commission « Attali » pour la libération de la croissance française ne se fixait pas d’autre horizon dans son rapport remis le 23 janvier 2008 à Nicolas Sarkozy. « Les régions doivent être renforcées significativement dans leurs compétences traditionnelles (développement économique et formation professionnelle), ordonnait  le cénacle dirigé par l’ancien président de la Banque européenne de développement (BERD). L’objectif est de constater à dix ans l’inutilité du département. »


Le riposte de Jean-Luc Mélenchon


Les auteurs de ce réquisitoire, membres de la commission ? Mario Monti, futur président du conseil italien,  Jean-Michel Darrois, patron d’un cabinet d’avocats d’affaire, ou  Serge Weinberg, président non-exécutif de Sanofi-Aventis. Un bottin mondain du libre-échangisme selon Jean-Luc Mélenchon. « Des organismes qui n’ont aucune espèce de légitimité démocratique nous recommandent – impudence incroyable – de supprimer les départements », a rugi le tribun du Front de gauche, en meeting le 1er décembre à Talence (Gironde). Et l’ancien vice-président du conseil général de l’Essonne d’enfoncer le clou : « Pour leur complaire, nous devrions, nous Français, rayer de la carte la création de la grande révolution de 1789. Nous sentons trop bien ce que tout cela veut dire. Les privilégiés, abattus par la nuit du 4 août, mille fois reconduits à la porte par le mouvement ouvrier prétendent voir leur droit naturel à jouir sans entrave rétabli pendant que les autres pâtissent sans fin. » Mettre le département au cœur d’une nouvelle lutte des classes, il fallait y penser…


Jean-Baptiste Forray sur le Millefeuille sur le grill

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:30

 

Alors que l'UMP brandit dans ses argumentaires électoraux, l'image du : « Président courageux qui protège la France et les Français », on apprend que plus d'un français sur 2 renoncerait à se soigner pour raisons économique. De qui se moque t-on ?


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En effet, aussi hallucinant que cela puisse paraître, selon les professions libérales de santé, plus d'un patient sur deux repoussent certains soins pour des raisons économiques. Et dans la mesure où un Français sur trois est prêt à se passer de complémentaire santé si les cotisations deviennent trop chères ...


Alors, ils sont où les engagements de 2007 ?

« Je prendrai donc mes responsabilités. Je pense en particulier au problème de la santé. Et je parle très sérieusement de ces questions. Nous le savons tous, de nouvelles dépenses sont inévitables. Je ne serai pas celui qui ira raconter aux Français que l'on ne dépensera pas plus pour la santé des Français. On dépensera davantage »

Qui se sont transformés en 2011 en : « (...) Je comprends parfaitement le côté inépuisable des besoins (...) Je suis persuadé que les Français comprennent cela, qu'ils savent que le monde est dur et qu'on ne peut pas s'exonérer de la réalité (...) » Oui, mais comme le répètent en boucle ministres et élus de l'UMP : C'est la criiiiiiiiiise !

Les français sont tellement conscients de la situation, qu'ils sont 53% à repousser certains soins pour de simples mais concrètes raisons économiques !

En effet, les résultats de l'étude commandée par la société financière CMV Médiforce (groupe BNP Paribas) menée auprès de 450 professionnels de santé travaillant en libéral : médecins généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes et vétérinaires parlent d'eux même.

Concernant la santé humaine : « (...) ce sont les pharmaciens (75%) et les chirurgiens-dentistes (63%) qui constatent le report des soins ou des achats de produits de santé (...) Seulement 23% des professionnels estiment que les patients acceptent comme avant les traitements et les soins proposés (...) »

la Mutuelle AG2R La Mondiale qui avait commandé un sondage à LH2 nous apprend que : « (...) 19% des sondés craignent de ne pas disposer de suffisamment d'argent pour leur santé (...) près de la moitié des Français (47%) affirment avoir peur de tomber gravement malade et d'être conduit à un état de dépendance (...) En revanche, pas question pour eux de verser plus d'argent aux mutuelles (...) un tiers des Français seraient d'ailleurs prêts à lâcher leur complémentaire santé, si celle-ci devenait trop chère (...) Nous observons de façon assez nette une évolution chez nos clients de plus de 55 ans, explique Jean-Francois Ropelewski, directeur marketing d'AG2R La Mondiale. Jusqu'à présent, ils recherchaient avant tout un certain niveau de garantie. Désormais, il ont un budget maximum et voient ensuite les garanties qu'ils peuvent obtenir pour ce prix  » - Le Figaro

Ce qui va s'accélérer rapidement, puisque la nouvelle taxation sur les contrats de complémentaire santé, que le Sénat vient pourtant d'annuler, sera sans nul doute votée finalement, comme un seul homme, par les députés de la majorité présidentielle !

Les Français, sur cette taxe santé comme l'appelle la Mutualité française, interrogés par Harris Interactive sont unanimes : 3 Français sur 4 (76%) sont défavorables à cette taxe. 86 % pensent que cette mesure « va entraîner une nouvelle baisse du pouvoir d’achat  »

Mais qu'importe, puisque l'objectif est de désengager de plus en plus l'état, et de transférer sur l'impôt la santé de millions de français. C'est d'ailleurs la justification du Haut-Conseil du financement de la protection sociale, qui devrait permettre au privé de prendre une part de plus en plus significative, du budget de la santé.

Ce qui est confirmé par le communiqué de Jean-Loup Durousset, le président de la FHP, qui regroupe quelque 1.100 cliniques et hôpitaux privés qui, lors de l'annonce de la création du Haut-Conseil du financement de la protection sociale, a déclaré dans un communiqué : « (...) Nous souhaitons donc que l'hospitalisation soit aussi représentée dans ce Haut-Conseil (...) il est essentiel que l'hospitalisation privée puisse présenter ses positions au sein de ce nouvel organisme et que celui-ci soit le plus ouvert et le plus représentatif (...) »

Ce qui pourrait, à terme, aboutir à de plus en plus de partenariats public-privé, dans le secteur hospitalier réclamés par Laurence Parisot, et dont on peut voir les résultats désastreux à l'hôpital d'Evry-Corbeil !

Et oui, que voulez-vous la santé est une marchandise lucrative comme les autres au pays du : président courageux qui protège la France et les Français !

 

Jean Claude Benard sur Agoravox

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:56

 

 

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Finances locales : la péréquation horizontale plie mais ne rompt pas

Si le Fonds de péréquation des recettes intercommunales et communales a résisté aux attaques les plus fortes lors de l’examen du projet de loi de Finances le 3 novembre, ses futurs contributeurs ont obtenu plusieurs (petits) cadeaux visant à alléger leur contribution. Les députés ont également apporté plusieurs amendements aux crédits de la Mission « Relations avec les collectivités territoriales ».

Les pourfendeurs d’une trop grande solidarité entre collectivités locales et les militants d’une péréquation accrue ont croisé le fer, comme on s’y attendait, jeudi 3 novembre au Palais Bourbon, lors de l’examen de l’article 58 du Projet de loi de finances pour 2012 créant le Fonds national de péréquation des recettes intercommunales et communales (FPIC).


FPIC : Les réticences des plus aisés - « La communauté d’agglomération Grand-Paris-Seine-Ouest (1)paiera [ NDLR : au titre de la péréquation horizontale ] une contribution de 11 millions d’euros, en 2012. Elle s’élèverait, si les mesures envisagées étaient appliquées, à 35 millions d’euros en 2015 ! Ce ne serait pas supportable », a fait valoir Pierre Christophe Baguet.
En l’espèce, le député maire (UMP) de Boulogne-Billancourt, président de la CA du Grand-Paris-Seine-Ouest (GPSO) souhaitait que la montée en puissance du
FPICprévue par le texte (250 millions d’euros en 2012, 500 en 2013, 750 en 2014 puis 1 milliard en 2015), soit allongée, passant de quatre à huit ans.

Régime de croisière en 2016 - Le gouvernement a proposé que l’on allonge simplement d’un an cette montée en charge, ce qui a été finalement retenu par les députés. A ce stade de son examen, le texte prévoit donc que le FPIC atteigne son régime de croisière en 2016 et non plus en 2015.
La tentative de certains parlementaires d’obtenir une réduction de la manne redistribuée en 2012 au titre du FPIC, (de 250 millions à 200 millions d’euros), s’est heurtée au refus du gouvernement. En revanche, l’abaissement du plafonnement de la contribution au FPIC, de 15 à 10% des ressources de fonctionnement des communes et groupements concernés, est passé sans difficulté.


L’effort fiscal pris en compte - Le gouvernement avait laissé entendre qu’il y serait favorable. Les députés ont adopté un amendement au projet de loi de finances pour 2012, intégrant la prise en compte de l’effort fiscal dans le calcul de l’indice synthétique utilisé pour la répartition des attributions au titre du fonds de péréquation des recettes intercommunales et communales.
« En ne retenant que le potentiel financier par habitant et le revenu par habitant comme critères de reversement, la rédaction actuelle de l’article 58 aboutit à traiter de manière équivalente les collectivités qui mobilisent leurs ressources fiscales et celles qui ne les mobilisent pas », ont fait valoir les défenseurs de cet amendement.

Une strate de plus pour le FPIC - C’est le combat du moment pour Jean-Pierre Balligand, député (PS) de l’Aisne. Voir disparaître les strates démographiques du calcul du prélèvement qui sera opéré sur les budgets des contributeurs du FPIC.
Les arguments des uns et des autres sont désormais connus. Les défenseurs des strates font valoir que les charges de centralité se révèlent nettement plus importantes dans les grandes villes que dans les petites. « Si, pour évaluer la richesse de chacun, l’on refuse les strates et si l’on se réfère uniquement à une moyenne nationale, la totalité des habitants des agglomérations ou des
EPCIde plus de 200 000 habitants et 75 % des agglomérations de plus de 100 000 habitants sont contributeurs, contre seulement 12% des communes de moins de 10.000 habitants », argumentait Gilles Carrez.

Mais les opposants aux strates, Jean-Pierre Balligand en tête, leur répondent que les strates produisent des effets de seuils, et d’importantes injustices, mettant par exemple « dans le même sac », des communes de moins de 2500 habitants dépourvues de toutes charges de centralité et des bourgs de moins de 10.000 habitants assumant toutes les charges d’une ville.

C’est pourquoi, in fine, un consensus s’est établi au Palais Bourbon sur l’ajout d’une nouvelle strate, regroupant les communes de 0 à 2499 habitants, et divisant ainsi en deux strates celle qui rassemblait jusqu’à présent dans un même ensemble des communes de 1 à 9999 habitants.


Quelle prise en compte du FNGIR et de la DCRTP ? - Plusieurs députés ont tenté, en vain, d’obtenir que les compensations perçues par les collectivités industrielles, au titre du Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR), et de la Dotation de compensation de la réforme de la Taxe professionnelle (DCRTP) ne soit pas intégralement prises en compte dans le calcul de leur richesse.

« Si les dotations issues de la réforme de la taxe professionnelle – FNGIRet DCRTP– représentent plus du tiers de ce qu’a été le dernier attribut de taxe professionnelle, qui était la compensation relais de 2010, il est proposé de plafonner ce montant de FNGIR et DCRTP à un tiers du montant de la compensation relais. Cela permet de prendre en compte l’appauvrissement relatif de ces territoires industriels », ont défendu les défenseurs de cet amendement.

Ces derniers ont insisté, pour étayer leur texte, sur le fait que ces territoires qui percevaient, jusqu’à 2010, une ressource de TP substantielle, ont perdu une part importante de cette richesse fiscale, au profit de dotations définitivement gelées. « À la place d’une matière fiscale qui augmentait et sur laquelle, de surcroît, elles pouvaient voter des taux, elles ont aujourd’hui une dotation qui n’évolue plus. Il faut donc veiller à prendre en compte la nature de la nouvelle richesse de ces territoires. En apparence, ils restent très riches, beaucoup plus riches que d’autres, mais ils sont riches de dotations. Il ne s’agit plus d’assiette fiscale », ont-ils souligné. En vain.

« Quand on fait la comparaison de collectivité à collectivité, ce qui compte, c’est la ressource réelle, a répondu Philippe Richert. Or même si c’est une ressource est figée ou qu’elle évolue moins, si elle était très importante, elle le reste, a ajouté le ministre en charge des collectivités territoriales. Commencer par abaisser la prise en compte quasiment de deux tiers pour ne retenir qu’un tiers, cela veut dire que l’on oublie de prendre en compte les deux tiers de la richesse de la commune pour la part qui concernait ce qui existait jusqu’à présent en TP ». L’amendement n’a donc pas été adopté.


FPIC : délicate articulation avec le FSRIF - « Nous proposons que les intercommunalités d’Île-de-France participent au Fonds national de péréquation, mais ne le répercutent pas sur les communes franciliennes qui, elles, alimenteront le Fonds de solidarité régionale d’Ile-de-France (FSRIF). Pour éviter une double taxation des communes de la région capitale, les communes franciliennes seront solidaires entre elles et les intercommunalités le seront du reste de notre territoire », a proposé François Pupponi, député maire (PS) de Sarcelles.

Subtil… Mais Gilles Carrez, le rapporteur général a proposé un amendement, plus subtil encore, finalement adopté : il prévoit que la commune membre d’une intercommunalité qui a déjà payé au titre du FSRIF ne se voie répercuter, à travers l’intercommunalité, que pour une fraction, après déduction du montant qu’elle a déjà versé.

« Si, par exemple, la commune a payé 100 au FSRIF, si, par ailleurs, l’établissement public auquel elle appartient doit payer 1 000 au titre de la péréquation nationale, et si la clé de répartition impose à la commune le paiement de 80, et bien, du fait qu’elle a déjà payé 100, elle ne subira aucune répercussion et ne payera rien. En revanche, si elle a payé 80 au FSRIF et que la répartition au sein de l’intercommunalité lui impute un dû de 100, elle n’aura qu’à payer 20 », a indiqué le député-maire du Perreux.

Les stations de sport d’hiver ont gain de cause - Enfin, les représentants des stations de sport d’hiver ne cachent pas leur satisfaction d’avoir obtenu – sans réellement livrer combat – que la taxe communale sur les remontées mécaniques ne soit pas prise en compte dans le calcul de leur richesse déterminant le montant de leur participation au Fonds national de péréquation des recettes intercommunales et communales (FPIC).

« La taxe communale sur les remontées mécaniques permet d’éviter de faire financer ces dépenses publiques par l’ensemble des contribuables. Il convient donc de la maintenir en dehors du périmètre de calcul du potentiel fiscal pour ne pas diminuer les ressources et faire en sorte que cela ne se répercute pas sur les investissements de nos stations de montagne », ont notamment souligné les promoteurs de cet amendement.

 

J.Paquier sur La Gazette.fr


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Solidarité financières entre communes et intercommunalités : les maires de grandes villes dénoncent une incohérence entre dispositifs.

 

Alors que l’article 58 du projet de loi de finances 2012 relatif au Fonds national de Péréquation des recettes fiscales Intercommunales et Communales (FPIC)*, vient d’être adopté par l’Assemblée nationale et sera prochainement discuté au Sénat, les simulations disponibles conduisent à s’interroger fortement sur la réalité des effets de solidarité du dispositif. En effet, selon l’Association des Maires de Grandes Villes de France, le FPIC, en l’état actuel du projet de loi, est en parfaite contradiction avec l’objectif recherché.

 

Selon les calculs de l’AMGVF effectués à partir des simulations de l’Etat rendues publiques le 27 octobre dernier, 131 communes parmi les 250 villes les plus en difficulté bénéficiant d’une aide spécifique de l’Etat au titre de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU-cible**), en sont exclues.

 

Si le FPIC vise à corriger les déséquilibres intercommunaux et communaux, il est anormal qu’il vienne contrarier les effets de la solidarité nationale au titre de la DSU. « Dans ces conditions, le FPIC peut-il légitimement être qualifié de péréquateur ? » s’interroge Jean-Claude Boulard, Maire du Mans, Président de la commission des finances de l’AMGVF.

 

Sur ces 131 communes :

 

- 88 seraient exclues parce qu’elles appartiennent à une intercommunalité qui va être prélevée,

 

- 15 seraient directement prélevées,

 

- 28 ne bénéficieraient pas du FPIC.

 

 

Comble du paradoxe, comme l’article 58 du projet de loi de finances le prévoit, les communes éligibles à la DSU-cible, faisant partie d’une intercommunalité contribuant au FPIC, seront prélevées au prorata de leurs ressources.

 

Ce mécanisme conduit à une perversion même de l’idée de péréquation. Il est inacceptable en l’état. Au regard de ces incohérences, l’AMGVF demande une remise à plat de ce nouveau dispositif qui ne saurait contraindre les communes et les intercommunalités à casser les fondements de la solidarité nationale.

 

*   nouveau mécanisme de péréquation visant à réduire les écarts de richesse entre les communes /

    intercommunalités.

 

**  Afin de concentrer les moyens sur les communes qui cumulent de nombreuses charges de solidarité et

    disposent de ressources limitées, le législateur a prévu, au titre de la solidarité nationale, un versement d’une

    DSU-cible aux 250 premières communes.

 

 

Sébastien Fournier sur AMGVF

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:29

senat 494

 

Affrontement Sénat-Gouvernement sur une proposition de loi PS sur l’école à 3 ans

Le groupe PS du Sénat a retiré dans la nuit de jeudi 3 à vendredi 4 novembre 2011 sa proposition de loi prônant la scolarité obligatoire à trois ans, la jugeant dénaturée.

Les dispositions essentielles de ce texte ont en effet été déclarées irrecevables pour raisons budgétaires sur demande du gouvernement.

« Je ne reconnais rien de ce qui est le corps central de notre proposition de loi, je ne vois pas de quoi nous allons débattre, elle a été dénaturée, je propose de la retirer » a déclaré en séance l’auteur du texte, Françoise Cartron.

Cette décision est intervenue après un vif affrontement entre le gouvernement et la nouvelle majorité de gauche, le premier depuis le basculement du Sénat à gauche lors des élections du 25 septembre.

Article 40 de la Constitution - A l’ouverture du débat en fin d’après-midi, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a tenté de bloquer l’examen du texte en invoquant l’article 40 de la Constitution qui stipule qu’une proposition est irrecevable si elle induit une charge financière supplémentaire pour l’Etat.

Cette décision devait être confirmée par la commission des Finances du Sénat qui a finalement décidé que seuls deux paragraphes du premier article du texte étaient irrecevables, mais que la discussion pouvait néanmoins avoir lieu sur le reste de la proposition de loi.
Seul hic, les deux alinéas devenus irrecevables constituaient le coeur du texte puisque c’étaient ceux qui abaissaient l’obligation de scolarité de 6 à 3 ans.

Les autres dispositions stipulaient que les enfants de 2 ans inscrits dans les maternelles bénéficient de conditions spécifiques adaptées à leur âge et que les enseignants en maternelle doivent avoir une formation adaptée préalable puis tout au long de leur vie professionnelle.

La décision de M. Chatel d’invoquer l’article 40 a provoqué une vive réaction de la nouvelle majorité de gauche sénatoriale qui a multiplié les rappels au règlement.
« Le gouvernement a mis le feu », a lancé le chef de file des sénateurs PS, François Rebsamen. « C’est une destruction massive de démocratie », a lancé la présidente EE-LV de la Culture et de l’Education Marie-Christine Blandin.

1,3 milliard d’euros - « La proposition de loi entraînerait la scolarisation de 700 à 750 000 élèves de plus, ce qui entraînerait une charge de 1,3 milliard d’euros, elle est donc inconstitutionnelle », a répondu M. Chatel.
« Avoir la majorité ne constitue pas un blanc-seing pour violer la Constitution », a ajouté le ministre.

Après ce clash et l’interruption du dîner, la discussion générale sur le texte amputé de l’essentiel a débuté. Françoise Cartron (PS) a évoqué un texte « salvateur » face aux menaces pesant sur les maternelles tandis que la rapporteure Brigitte Gonthier-Maurin (CRC, communiste) parlait de mesure de sauvegarde essentielle » pour les maternelles.

Luc Chatel s’est défendu de toute velléité contre l’école maternelle, « un fleuron qui constitue une spécificité française » soulignant que « près de 100 % des enfants de 3 ans la fréquente ».

A la fin de la discussion générale, Mme Cartron décidait finalement de retirer son texte.

Volonté exceptionnelle et inquiétante - Marie-Christine Blandin a clos les débat en s’en prenant à l’utilisation de l’article 40 par le gouvernement « preuve d’une volonté exceptionnelle et inquiétante pour tuer un texte dont on ne veut pas ».
« Nous serons donc très attentifs aux coûts des textes de l’opposition », a-t-elle averti.


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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 12:17

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:02

 

 

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Décidé à s’expliquer sur les derniers évènements qui ont bouleversé sa vie, Dominique Strauss Khan n’en aura pas pour autant la tâche facile dans son prochain face à face du journal de 20h sur TF1.

Témoin dans le cadre de la plainte pour tentative de viol déposée par l'écrivaine Tristane Banon et toujours sous le coup d’un procès au civil dans l’affaire du 2806 du Sofitel de New York, chaque mot, pour ne pas dire chaque expression sera pesé au trébuchet d’une utilisation possible par les avocats de Tristane Banon ou Naffissatou Diallo

 

 L’exercice sera d’autant plus périlleux que le choix de Claire CHAZAL comme interlocutrice de ce moment télévisé n’est pas des plus heureux. Son amitié de longue date avec Anne Sinclair est suffisamment connue de tous pour qu’il ne puisse pas servir de loupe aux conclusions hâtives de l’un ou l’autre téléspectateur.

Le scandale new-yorkais, les accusations de Tristane Banon, l'élection présidentielle, la primaire du Parti Socialiste, son futur en politique, la crise de la dette, tout cela sera très certainement évoqué dans un de ces discours tiré au cordeau que les communicants de DSK n’auront pas manqué de lui soumettre.


Pour autant, l’important ne sera pas dans ce que DSK pourra dire ou non, dans ce qu’il atteindra ou non son auditoire par sa capacité à convaincre, à toucher par l’émotion ce que l’entendement refuse à croire. L’important sera  dans ce qui ne manquera pas de s’ensuivre,  dans ce que Laurent Joffrin pourfendait dans un des derniers numéros du Nouvel Observateur, cette atmosphère de dénonciation laiteuse où une certaine bienpensance s’autorise à fourrer dans le même sac la chose jugée et les condamnations cathodiques, l’instantané des stigmatisations sans preuves, et le temps mesuré des procédures de mise en accusation.

Toutes choses qui aujourd’hui alimentent « L’invention de ce nouvel objet de presse, le scandale flou, l’affaire en pointillé, le feuilleton politico-judiciaire sans dénouement » et qui font que chaque jour qui passe, a pour effet immédiat de convaincre un peu plus un certain  public du stupre et de la collusion dans lequel baigneraient ses dirigeants.

A ce niveau de constat il parait urgent de rappeler une fois de plus que les coupables ne peuvent être condamnés que dans les formes de la loi et non sous les fourches caudines de la rumeur ou du commentaire dilatoire.

 

Concernant Dominique Strauss Kahn, chacun conviendra que dans l’attente des conclusions des procédures judiciaires le concernant, il n’est d’autre attitude possible que celle se contentant de rappeler objectivement les faits et leur contexte.

 

Reste, les aventures extra-conjuguales que DSK lui-même ne conteste pas, et cette lourdeur que certain lui prêtent dans sa façon de faire sa cour aux femmes.

 A défaut d’en savoir plus, cette attitude venant d’un homme d’état, encore favori des sondages au printemps dernier dans la course à la présidentielle, à de quoi interpeller sur le stricte point de vue de la chose politique.

Dans la mesure où La République irréprochable se veut le point de mire des élections à venir, le moins que l’on puisse demander, est que cette irréprochabilité soit également celle que ses élus et autres prétendants aux plus hautes fonctions puissent donner à voir, dans des temps, où les inégalités criantes ne sont plus les seules offenses faites à la dignité de l’existence.

 

Francis Alexis HAMMER

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