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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:03

Face au gel des dotations de l’Etat, les collectivités vont devoir réduire leurs actions

 

Face au tour de vis que leur impose l'Etat, les maires, les présidents des conseils généraux et ceux des conseils régionaux se voient dans l'ensemble contraints de réduire leurs actions dès l'année prochaine.


« Tous nos investissements vont être gelés » alors que « nous sommes dans une période de sortie de crise où il faut retrouver la croissance », s’est alarmé le président de l’Association des Régions de France (ARF), Alain Rousset (PS).


Le ministre du Budget François Baroin a annoncé mardi 28 septembre le gel sur trois ans de l’enveloppe des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Or les collectivités assurent 73% de l’investissement public.

tire-lire-images.jpgPremières victimes pour M. Rousset, les investissements routiers. « Ils font partie des opérations que nous pourrions arrêter de financer pour revenir à nos compétences propres » que sont le transport ferroviaire, les lycées et le développement économique, a-t-il jugé. Mais il n’exclut pas, à échéance de 3-4 ans, des difficultés pour le rail si aucune recette dédiée n’est créée d’ici là.


Son homologue de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton (PS), considère également qu’il devra sacrifier en priorité les routes, ainsi que le développement économique.

« Dans la région Aquitaine que je préside, a prévenu M. Rousset, je vais devoir différer la modernisation des équipements pour les lycées, et retarder les investissements pour les industries et ceux destinés à la formation professionnelle. Plus grave, a-t-il jugé, nous allons être obligés de retarder notre participation aux projets d’investissements des communes ».
Les départements devront aussi réduire leur aide aux communes rurales, prévoit M. Lebreton.
Ce dernier se plaint d’être devant une équation budgétaire impossible à résoudre : « Dans mon département des Côtes d’Armor, j’ai 500 millions de dépenses de fonctionnement, et 100 millions d’investissements par an. Selon nos calculs, il manquera 24 millions. Et nos dépenses sociales obligatoires explosent » : Allocation personnalisée d’autonomie (APA), Prestation de compensation du handicap (APCH) et Revenu de solidarité active (RSA).
La solution sera une baisse des investissements, prévient-il. La construction de résidences pour personnes âgées sera différée.


Le président de l’Association des Maires de France (AMF), Jacques Pélissard (UMP), s’attend aussi à une baisse de l’investissement en 2011 et 2012. « Environ 20.000 communes seront pénalisées par le gel des dotations », dit-il.
Mais d’un autre côté, il estime possible de réaliser des économies, en particulier grâce à la mutualisation des services. « Dans bien des communes, il y a encore de la marge ».
« Dans ma ville de Lons-le-Saunier (Jura), raconte-t-il, nous avons depuis 2003 des services communs pour la ville et pour l’intercommunalité. Auparavant nous avions deux Directions générales des services, et tous les services étaient doublés. Grâce aux économies réalisées, j’investis 500 euros par habitant et par an, alors que la moyenne des villes de ma catégorie est de 350 euros », ajoute-t-il. « Si c’est nécessaire, je réduirai mes investissements, mais je resterai confortablement au-dessus de la moyenne ».

Pour le président du conseil général des Alpes-maritimes Eric Ciotti (UMP), il faut « adapter les dépenses aux recettes, et cela impose des choix sélectifs ». « Depuis deux ans, j’ai pratiqué une réduction des frais généraux. Je vise une baisse de 10% des effectifs, soit 500 postes. Les dépenses des moyens généraux ont été réduits de 15% ».

 

Sur La Gazette.fr


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Published by Parti socialiste Mundolsheim - dans France
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 18:44
Réformer, réformer, réformer !”, répètent sans cesse les sarkozystes en sautant comme des cabris. Mais derrière leur formule magique, sous le fallacieux prétexte de “moderniser” la France, il ne s’agit que d’orchestrer la régression sociale généralisée.

 Bouclier fiscal d’un côté, refus de l’augmentation du Smic de l’autre. Réforme de l’hôpital visant à privilégier une logique purement marchande, sabrage des remboursements aux malades à qui sont imposés les franchises médicales et augmentation pourtant record du déficit de la Sécurité sociale - que l’État commence par lui payer sa dette colossale ! -, qui justifiera de nouveaux tours de vis et consacrera l’ouverture au privé du juteux marché de la santé, accentuant encore la loi des deux vitesses : une médecine de luxe pour les riches tandis que les pauvres, incapables désormais de se soigner, n’ont qu’à crever. La démarche est parallèle en ce qui concerne l’économie : aides à gogo pour les entreprises d’un côté, salariés livrés au chantage patronal de l’autre. Et en bout de course, consacrant la faillite du débile “travailler plus pour gagner plus“, l’explosion du chômage.

En particulier celui des jeunes, qui n’empêche néanmoins pas nos gouvernants de suggérer un nouveau retardement du départ à la retraite. Hortefeux parle de 67 ans. Pourquoi pas 70, 75 ? Alors qu’il est quasiment impossible de retrouver un emploi à partir de 50 ans, voire avant… Et le flicage, encore et toujours, la chasse aux soi-disants “fraudeurs” et “tricheurs“, la stigmatisation sociale, la stratégie des bouc-émissaires censée camoufler la faillite du système libéral. Emblématique à cet égard, la fusion de l’Anpe et des Assedic au sein de Pôle emploi, effective depuis le 19 décembre 2008. Officiellement, la mission de la nouvelle structure est de “mieux accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche et aider les entreprises à recruter“. Et dans la réalité ?

Alors que les économistes annoncent que l’augmentation du chômage est d’une ampleur sans précédent depuis plus de trente ans, alors que nous savons qu’elle aura des effets profonds et durables sur l’emploi, le gouvernement et la direction de Pôle emploi n’ont d’autre objectif que de mettre à disposition du patronat de la main d’oeuvre à moindre coût, en agissant de façon coercitive sur les travailleurs avec ou sans emploi“, dénoncent trois de ses syndicats, CGT, SNU et SUD, qui appellent les agents à se mettre en grève aujourd’hui, s’opposant “à toutes les directives” qui “transforment (les personnels) en auxiliaires de police“, “aux convocations impératives des demandeurs d’emploi sous peine de radiation (…) et aux diverses formes de pression pour orienter les demandeurs d’emploi vers les métiers en tension, précaires et mal payés“. En ce qui concerne les moyens, “le nombre de demandeurs d’emploi suivi par conseiller est trois fois plus élevé qu’il ne le devrait, et la croissance du nombre de dossiers d’indemnisation provoque des embouteillages“, expliquent les syndicats, qui exigent “une augmentation des effectifs de Pôle emploi conséquente, assortie de formations indispensables pour mener à bien des missions répondant aux besoins des usagers, dans le respect du service public“, ainsi que “la fin de la sous-traitance aux opérateurs privés de placement, la titularisation des salariés en CDD”, et rejettent “le recours à l’intérim“. Une démarche résumée en une phrase : “La désorganisation des services provoquée par la course folle à la fusion doit être stoppée“.

 Concrètement, “Le taux de chômage a fait un bond brutal au premier trimestre, d’une ampleur inédite depuis 1975, frôlant les 10%, écrit 20 minutes. Des agences se sont retrouvées avec 150 demandeurs d’emploi à suivre par conseiller, alors que le gouvernement en préconise 60. Et la plate-forme téléphonique du 3949, dont les tarifs avaient déjà suscité la polémique, est saturée.” “La coûteuse plateforme téléphonique du 39 49 est devenue le passage obligé de la « mise en relation » avec les agents. Il est moins que jamais possible d’avoir affaire à quelqu’un pour connaître ou établir ses droits, les ouvrir ou faire un recours“, dénonce la Coordination des précaires et intermittents d’Île de France, qui stigmatise Pôle emploi en une machine à précariser, protestant du “problème de l’absence d’interlocuteur subi par les chômeurs : comment sans accueil au guichet prévenir d’une absence à convocation ? Comment exercer le droit d’être accompagné par la personne de son choix lorsqu’un conflit ou un problème de droit intervient et qu’il n’y a pas d’accueil physique ?” Concernant “la fin de la sous-traitance aux opérateurs privés de placement“, L’Humanité exhume une déclaration de l’actuel PDG de Pôle emploi : « Pour des populations comparables, les résultats sont identiques entre l’ANPE et le privé, mais pour un coût trois fois plus faible à l’ANPE. On peut être public et efficace ! »C’est un certain Christian Charpy qui, en septembre 2006, vantait ainsi vaillamment les mérites du public face aux premiers assauts de la concurrence privée. À l’époque, le haut fonctionnaire est à la tête de l’ANPE et se doit de défendre un minimum la boutique. Aujourd’hui, le même dirige Pôle emploi, organisme issu de la fusion ANPE-Assedic, au statut juridique encore non identifié, mais dont l’esprit et les objectifs penchent nettement vers le privé. Et, fin mars, il déclarait que « les opérateurs privés de placement ne sont pas un sujet tabou au sein de Pôle emploi ».

L’heure n’est plus à défendre le service public, mais à organiser sa privatisation, par le biais de deux moyens : d’un côté, la commande, à des organismes privés, de « prestations » ponctuelles comme les ateliers, bilans de compétences et stages d’appui à la recherche d’emploi ; de l’autre, l’externalisation complète, vers des opérateurs privés de placement (OPP), du suivi de demandeurs d’emploi, dès leur inscription au chômage. Phénomènes distincts, mais qui prennent tous deux de l’ampleur. (…) À partir de septembre et sur deux ans, 320 000 demandeurs d’emploi seront confiés au privé, dont le marché s’élargit, aux frais de l’État et de l’assurance chômage. Le budget OPP de Pôle emploi passe ainsi de 88 millions d’euros en 2008 à 100 millions en 2009, puis 200 millions l’an prochain. Une augmentation prévue de longue date, même si Christian Charpy cherche à la faire passer pour un « plan d’urgence » face à l’afflux de chômeurs dû à la crise.”

À ces chiffres s’ajoutent les 392 millions d’euros pour 2009 destinés à financer les prestations aux chômeurs sous-traitées, qui permettent au quotidien communiste de sous-titrer :”590 millions d’euros offerts au privé !”

Ajoutons enfin une précision sur le volet “auxiliaire de police”, citant à nouveau la Coordination des intermittents et des précaires : “Depuis le 9 mars, date d’entrée en vigueur d’une mesure expérimentale visant à authentifier par lampe UV les pièces d’identités des demandeurs d’emploi, la résistance s’organise. « Huit cents agents de l’ex-ANPE sur les mille deux cents de Midi-Pyrénées refusent actuellement d’appliquer cette mesure destinée à faire la chasse aux sans-papiers », explique un porte-parole de SUD-Emploi 31. « Certaines agences ont beau avoir installé la lampe UV, les agents refusent de se former dessus », glisse une salariée. En vigueur depuis 2007 dans les Assedic, cette mesure est aujourd’hui élargie à l’ensemble de Pôle Emploi. « Sauf que les agents ANPE ont un statut public. Nous devons donc appliquer la loi qui nous demande de vérifier et non d’authentifier les papiers », poursuit cette syndicaliste“.

On trouve ainsi en la réforme créant Pôle emploi le raccourci de l’esprit antisocial de la politique gouvernementale. Et alors que les bacheliers ont planché sur l’épreuve de philosophie, proposons un sujet : “L’anti-sarkozysme est-il un humanisme ?” Vous avez quatre heures.

par Olivier Bonnet pour “Plume de Presse”
Merci à “la lettre de Jaures“
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