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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 15:43

 

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Le gouvernement ne mène aucune "politique particulière en matière de réduction des inégalités" à l'école, allouant même des moyens à des académies bien dotées au détriment des plus nécessiteuses, selon un pré-rapport de la Cour des comptes révélé par Le Monde de vendredi 13 avril 2012.


Dans ce « relevé d’observations provisoires », titré « L’éducation nationale et les inégalités territoriales : résultats et moyens scolaires », dont l’AFP a eu copie, la cour conclut que « si le ministère de l’Education nationale souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques territorialisées et une réforme de son mode d’allocation des moyens apparaissent donc indispensables ».


Inégalités territoriales de toutes natures


  « On peine à trouver une cohérence traduisant une politique d’ensemble précise », soulignent les magistrats, pour qui « le système éducatif se caractérise par des inégalités territoriales de toutes natures ». 
Et « les moyens actuellement déployés ne permettent pas d’y remédier », ajoutent-ils.

Et d’asséner le coup de pied de l’âne : « Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d’analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes, et les moyens de les limiter. »

Le ministre Luc Chatel a réagi avec virulence, accusant dans un communiqué Le Monde de faire du rapport « une interprétation partielle, partiale et partisane » et de réciter « la leçon du candidat (socialiste François) Hollande », alors qu’une porte-parole du ministère a déclaré par téléphone à l’AFP : « Nous n’avons pas le rapport. »


Les classes prépas font grimper

 

 « Aucun gouvernement n’a autant fait pour l’égalité des chances », assure M. Chatel. Le ministre juge « absurde » de « comparer la dépense moyenne consacrée à un lycéen de Créteil et de Paris », comme le font le Monde et le rapport. 

En effet, argumente M. Chatel, « Paris concentre de loin le plus grand nombre de classes préparatoires », beaucoup plus chères, ce qui ferait mécaniquement grimper le coût par élève.

Mais il est contré par les magistrats qui pointent que « dans le second degré public, Paris constitue une singularité, avec le budget moyen par collégien et par lycéen de très loin le plus élevé de France métropolitaine », situation « tout à fait particulière » que « les critères sociaux ou de difficulté scolaire ne peuvent expliquer ».

3 000 euros de plus à Paris - Ainsi, un élève du second degré coûtait en moyenne 9 300 euros à Paris en 2010, suivie en seconde place par Limoges (7 326 euros), contre 6 657 euros au niveau national.
Nice occupe la 26e et dernière place avec 6 156 euros par élève, précédée de Versailles (6 185 euros). Créteil, citée par le ministre, est en 22e place à 6 320 euros.

Concernant Créteil et Versailles justement, qui ont parmi « les budgets académiques les plus importants », « il est frappant de constater » leur situation, remarquent les magistrats.
En effet, leurs budgets, souvent examinés « en dernier » chaque année, « peuvent donc tenir lieu de ‘variables d’ajustement’ pour les efforts globalement demandés au système scolaire, sans qu’il apparaisse
 clairement qu’il soit tenu compte »de la réussite des élèves, estiment-ils.


Plus de politique du donner le plus à ceux qui ont le moins

 

La secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison a déclaré n’être « malheureusement pas surprise par ce rapport », qui « révèle une situation que tous les acteurs de l’éducation connaissent depuis longtemps ».


« Nous n’avons cessé de dire que la politique du ‘donner le plus à ceux qui ont le moins’ avait été abandonnée. (…) C’est un choix de politique éducative, on renonce à l’idée d’aider certains jeunes. Pourtant c’est le B-A BA du service public de l’éducation », a-t-elle déploré.


Sur La Gazette.fr

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 05:36

 

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Les indicateurs des lycées pour l'année 2011 sont établis à partir des résultats des élèves au baccalauréat et de leur parcours scolaire dans l'établissement. Les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels, publics et privés sous contrat, sont concernés. 

Ces indicateurs ont pour objectifs

  1. de pouvoir rendre compte des résultat

  2. de permettre aux enseignants et responsables d'améliorer l'efficacité de leurs actions

Ces indicateurs sont de trois ordres

  1. le taux de réussite au baccalauréat

  2. le taux d'accès en classes de seconde et première

  3. la proportion de bacheliers parmi les sortants de terminale


Consulter tous les résultats sur letudiant.fr.

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:18

 

petite enfance 2

 

   

L'une des stratégies éducatives les plus efficaces pour lutter contre l'échec scolaire consiste à investir dès la petite enfance et à permettre aux élèves de finir au moins leurs études secondaires, souligne un rapport de l'OCDE publié jeudi 9 février 2012.


« Investir dans l’enseignement pré-primaire, primaire et secondaire pour tous, et en particulier pour les enfants issus de milieux défavorisés, est une mesure équitable et en même temps économiquement rentable », précise le rapport intitulé « Equité et qualité dans l’éducation – Comment soutenir les élèves et les établissements défavorisés ».

L’incidence du milieu socioéconomique d’origine des élèves français est supérieure à la moyenne.

« L’un des messages les plus importants que nous disons, c’est qu’il faut accorder une attention particulière aux élèves et aux écoles défavorisés car le coût économique et social de ne pas le faire est très élevé », a dit à l’AFP Pauline Musset, l’une des auteurs du rapport.

Et il faut le faire « dès l’école maternelle plutôt que de s’intéresser aux élèves quand ils ont 16 ans et qu’ils ont déjà décroché du système scolaire », a-t-elle ajouté.


 

Les gouvernements peuvent prévenir l’échec scolaire et réduire le décrochage scolaire, insistent les auteurs du rapport. En ciblant les établissements défavorisés peu performants et en éliminant les pratiques de niveau systémique qui nuisent à l’équité.
Cependant, il faut aussi que les politiques en matière d’éducation soient alignées avec d’autres politiques gouvernementales telles que le logement ou les prestations sociales.

Encadrer les choix d’établissement - Ce rapport de l’OCDE préconise cinq mesures pour contribuer à prévenir l’échec scolaire :

  • 1. Eliminer le redoublement
  • 2. Reporter l’orientation et la sélection des élèves au deuxième cycle du secondaire

La sélection précoce a un impact négatif sur les élèves assignés aux filières de second ordre et aggrave les inégalités, sans pour autant améliorer la performance moyenne, insistent les auteurs du rapport.

  • 3. Encadrer les choix d’établissement de façon à prévenir la ségrégation et l’aggravation des inégalités

« Lorsqu’on laisse plus de choix aux parents, il est important d’assurer une répartition homogène des élèves », souligne l’OCDE. En mettant en place des programmes de choix encadré, ou en aidant les familles défavorisées à obtenir des informations sur les établissements pour pouvoir prendre une décision éclairée.

  • 4. Adapter les stratégies de financement aux besoins des élèves et des établissements scolaires.
  • 5. Garantir l’équivalence des filières dans le secondaire de deuxième cycle pour éviter le décrochage.

Dans un chapitre consacré à « l’évolution récente des politiques et recommandations », l’Organisation énumère aussi « certains des problèmes de fond qui se posent en France ».

Ainsi, la France a un taux record de redoublement dans l’OCDE, mais le ministère a défini des objectifs nationaux « ambitieux » pour le réduire.
L’OCDE rappelle aussi que les résultats des élèves français aux derniers tests de l’enquête Pisa sont « proches de la moyenne de l’OCDE ».
Pour autant, ajoute-t-il, les résultats sont « faibles » en compréhension de l’écrit et le nombre d’élèves susceptibles d’abandonner l’école prématurément a augmenté de 5 points entre 2000 et 2009.

 

A.Vovard sur l'AFP

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 07:23

 

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Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “C’est promouvoir les officines privées”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “une liquidation des IUFM”.

 

“La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités…” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (cliquer ici pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février.

“Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)”, justifie Jacques Grosperrin.

Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “notamment les universités” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations d’enseignants. Jacques Grosperrin entend par ailleurs “tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités” et du recrutement des enseignants au niveau master.

“Promouvoir les instituts catholiques”

Une précision qui ne rassure pas les syndicats. Pour la FCPE, le texte “rend possible la formation des futurs enseignants de l’école de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques”. “Une démolition en règle de la formation”, “une liquidation des IUFM”, “un cadeau pour les prépas privés” : autant de critiques formulées par une dizaine d’organisations du monde éducatif (FSU, Unef…) relayées en commission des affaires culturelles par les députés de gauche.

Dans un communiqué, trois membres socialistes de cette commission, Martine Faure, Monique Boulestin et Martine Martinel estiment : “Sous couvert d’une cohérence technique de réécriture du code de l’éducation, il s’agit en réalité d’entériner la disparition programmée des IUFM et de nier la nécessité de la formation initiale et continue des enseignants.” “Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat.

Pour calmer ces critiques, Jacques Grosperrin a fait rajouter à sa proposition de loi des références aux “établissements d’enseignement supérieur” et à un “cahier des charges” établissant les règles de formation des enseignants. “L’ouverture au privé relève du fantasme, assure-t-il. Il n’y a aucune crainte à avoir.” Pas sûr que cela rassure les députés d’opposition. La séance du 8 février s’annonce tendue.

 

Sylvain Henry sur Acteurspublics.com

 

Lire aussi :


- Les députés UMP renoncent à la suppression du concours d’enseignant (décembre 2012)
- “Un grenelle de l’éducation”, interview de Jacques Grosperrin en juin 2011. Le député UMP du Doubs appelle à repenser l’école à l’horizon 2030
- Le chantier de la formation des profs rouvert ? (2011)
- Jacques Grosperrin audite la réforme de la mastérisation (2011)

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