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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:09

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 Vendredi 14 janvier, l’avion de Ben Ali  s’envole pour Ryad, emmenant dans ses soutes 1,5 tonne d’or, dernier butin soustrait à un pays réputé pour son accueil et sa gentillesse et qui 23 années durant aura subi le pouvoir d’un homme plus désireux de se remplir les poches que d’instaurer un véritable état de droit.

Si ce départ précipité que l’on doit à l’action courageuse des Tunisiens bravant les balles et le pouvoir policier, est en lui même une surprise aux yeux des occidentaux, il n’en est pas moins révélateur d’un principe dont la France, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy s’est fait faite le champion, celui d’une politique de complaisance envers  les hommes forts de la planète, au nom d’intérêts bien compris liant oligarchies locales, groupes financiers et multinationales dans leur désir d’étendre toujours plus leurs zones de chalandises et leur maîtrise du juteux marché des matières premières.


Les évènements de Tunisie venant après la crise de 2008 nous mettent dans l’obligation de considérer le pouvoir politique pour ce qu’il est aujourd’hui, celui d’un dévoiement entretenu par les coups de butoir répétés des pouvoirs financiers dont les discours sont repris fort efficacement par les médias pour  la plupart entre leurs mains.

Cette constante de consanguinité entre élites politiques et détenteurs du capital se révèle pour l’occasion dans ce que la révolution des jasmins a pu donner à voir vu de Paris. Comment croire à un tel effondrement d’un régime policier qui servait si bien les intérêts de la France, un régime qui se faisait de velours pour ceux qui savaient le servir  et le mettre en valeur, comme l’agence de communication française Image 7 ou encore cet ambassadeur de France que le site Wikileaks cite « comme l’ambassadeur de Ben Ali auprès du président de la République française et non l’inverse ».

Ce n’est donc pas la récente volte face de l’Elysée qui changera quoi que ce soit à cette complaisance plus que relative envers des régimes qui présentent toutes les stigmates d’un état autoritaire voir dictatorial.

Ce que d’aucun dénoncent dans la Françafrique, c’est bien cette assiduité à poursuivre une politique inaugurée à l’indépendance de pays passant directement du statut de colonies Françaises à celui de « protectorats économiques » par potentats locaux interposés. C’est ainsi qu’a pu se poursuivre durant des décennies cette politique de comptoirs, où il s’agissait avant tout de sécuriser des approvisionnements à bon compte, quitte en cela à se contorsionner aux yeux des médias devant des exactions de plus en plus visibles.

 

La mission de bons offices proposée par le gouvernement Fillon arrive bien tard, elle ne fera pas oublier les déclarations intempestives de bon nombre de ses ministres, comme celle de Madame Alliot-Marie qui au soir des évènements en venait à « déplorer les violences » suggérant par la suite « que le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type ».

Dans le genre, il parait difficile de faire mieux, si ce n’est pour bien faire comprendre  les logiques qui agitent nos gouvernements depuis l’aube de la 5ème république.

A-t-on jamais vu, un quelconque ministre s’indigner de la fortune amassée par Omar Bongo, l’inamovible homme fort du Gabon ? Qui, jusqu’à ces derniers jours, au sein du gouvernement Fillon s’est inquiété de l’usurpation du pouvoir par un Laurent Gbagbo protégé par ses Tontons Macoutes ? Qui demain, aura le courage de dénoncer les outrances du pouvoir en Algérie, au Togo, au Congo, au Cameroun, à Djbouti, au Soudan, en Egypte, en Lybie, pour ne dénoncer que les dictatures les plus voyantes de la seule Afrique ?

 

Si l’on veut bien admettre que la dictature fait son lit dans celui de la misère et de l’ignorance, il nous faut admettre également que celle-ci se maintient d’autant mieux qu’elle trouve à se conforter aux intérêts financiers des multinationales de tous poils pour qui elle présente l’énorme avantage, moyennant quelques petits accommodements aux droits de l’homme,  de sécuriser et de pérenniser des accords juteux faits sur le dos des habitants de ces pays.

Qu’un pays comme la France ne puisse se soustraire à de telles accointances, prouve l’étendue des relations qui unissent pouvoirs financiers  et appareils politiques.

Si nous voulons que ce cessent de telles pratiques, si nous voulons que la France puisse accompagner les Tunisiens dans leur désir de liberté et de respect des droits de l’homme, encore faudra-il que les élections de mars 2011 et d’avril 2012 puissent se dérouler dans la transparence et l’exposition de ce qui peut être, de ce que doit être une véritable démocratie, débarrassée des faux semblants des discours d’experts et de la magique des populismes de tous bords offrant à la vindicte populaire des boucs émissaires bien commodes à faire passer leur désirs de pouvoir.

 

Francis Alexis HAMMER

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:56

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Ma proposition :


Je propose la création d'une commission composée de 3 tiers* qui pourrait être nommée "Compréhension, réflexions et propositions suite à l'abstention ou vote pour le Front National des citoyens de milieu populaire vivant en cités HLM, en Zones rurales ou dans les quartiers populaires suite aux élections municipales de 2008, européennes de 2009 et régionales  de 2010" afin d'appréhender dans les meilleures conditions la présidentielle de 2012 et d'apporter des propositions réalistes et crédibles au projet du Parti Socialiste qui pourront changer concrètement la vie de ces citoyens . Ces citoyens dont une bonne partie survit de génération en génération.

 Une question à se poser : Pourquoi des citoyens de milieu populaires déçus pour diverses raisons du ¨Parti Socialiste préfèrent-ils voter pour le Front National au lieu de Lute Ouvrière, le NPA, le POI quand il se présente ou le Front de Gauche au premier tour des élections? 

Nous aurons besoin du vote massif des classes populaires pour gagner cette élection. Ne pas connaître à nouveau  le cauchemard du 21 avril 2002. Il ne faudrait pas que notre alliance avec les écologistes fasse minorer le mal de vivre des habitants en difficulté de notre pays dans le programme commun de la présidentielle au profit majeur de l'environnement et des questions de société.

*Les 3 tiers :

- le premier : les élus socialistes

- le deuxième : des experts (sociologues, politologues....), des représentants des associations de locataires et caritatives ainsi que du Mouvement d'Education Populaire.

- le troisième : des militants du PS issus du milieu populaire

 

Ce qu'il nous faut impérativement faire : Redonner envie aux classes populaires de voter à nouveau pour le Parti Socialiste

 

Une citation de Léon BLUM :

“On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire “bah, c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerons rien”, à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité et de solidarité qui vit en nous”.

 

Nous constatons qu'à chaque élection depuis les années 90, les classes populaires abandonnent, se désintéressent du Parti Socialiste. Ces citoyens désespérés, se sentant trahis de promesses sur l'emploi non tenues quand nous avons gouverné, déçues de ne pas voir leur vie changer concrètement avec la gauche se réfugient dans l'abstention ou votent pour les extrêmes dont celui , hélas, du Front National (un exemple :  le résultat du FN dans le Nord-Pas-de-Calais ces dernières élections). Nous ne devons pas ignorer qu'une bonne partie de l'électorat du FN est originaire des classes populaires.

Ce sont les classes populaires qui souffrent le plus si on compare aux autres catégories sociales de cette crise économique qui date des années 70-90. Pour mémoire, souvenons-nous déjà à cette époque des fermetures d’usines, les crises de la sidérurgie, du textile, la mine, l’agriculture, la pêche, les chantiers navals, la métallurgie et autres secteurs ainsi que le début de la robotisation et l’informatisation des emplois d’exécutant que pouvaient exercer les salariés de faible niveau scolaire ou peu qualifiés. Ce sont toujours  les premières victimes du libéralisme et du capitalisme financier. Nos réponses ont souvent été des réponses qui ne donnaient pas un grand espoir en l’avenir pour ces citoyens : contrats aidés, emplois précaires, le RMI,…C’est sur l’emploi que les classes populaires nous attendent concrètement. Le mot autodidacte a disparu du monde professionnel car aujourd’hui en entreprise si on n’est pas diplômé, l’avenir est bouché. La promotion sociale des salariés peu qualifiés, peu diplômés doit devenir une réalité et non des intentions, des promesses du gouvernement et du MEDEF.

Notre Parti a obligation, le devoir d’ émettre des propositions réalistes et concrètes au mal de vivre des classes populaires et des citoyens de condition modeste : les habitants des cités HLM, des villages ou des quartiers populaires. Ces ouvriers, employés, salariés précaires, érémistes, jeunes en difficulté, agents de maîtrise inquiets, personnes en invalidité, handicapés, chômeurs, SDF, les citoyens en difficulté.

Cette population confrontée sans cesse au mur de l’argent, usée par les soucis financiers et n’ayant aucune perspective d’évolution sociale que par l’emploi, le travail car ne possédant pas un patrimoine financier, foncier, immobilier ou un réseau de relations ou un niveau d’études universitaires ou de grandes écoles pour compter changer leur vie à eux et leurs enfants.

 Pour rappel, les ouvriers et les employés représentent 60% du nombre de salariés de notre pays.

 

Les élections et les classes populaires

 

Une question se pose avant la présidentielle 2012 : pourquoi les classes populaires ne nous font-elles pas confiance lors du vote à l’élection présidentielle?

En effet, lors des 2 dernières élections présidentielles, les citoyens des classes populaires en bonne partie se sont abstenus ou ont voté aux extrêmes (2002) ou SARKOZY (2007).

- La Présidentielle 2002 :

En mai 1981, François Mitterrand rassemblait 74% du vote ouvrier , en avril 2002, notre candidat à cette présidentielle Lionel JOSPIN n’en captait que 13% (Source Eric MAURIN, article du Monde daté du 21/11/2005).

Pour rappel : il a fallu l’intervention de Pierre MAUROY au début du mois d’avril 2002 , à trois semaines du premier tour, pour prévenir Lionel JOSPIN que la classe ouvrière existe toujours”. C’est dans une interview du 5 avril 2002 au Parisien que Pierre MAUROY rappelle à notre candidat Lionel JOSPIN que les termes “ouvriers” et “travailleurs” ne sont pas” des gros mots”.

- La Présidentielle 2007 :

Le vote des citoyens des classes populaires pour notre candidate Ségolène ROYAL a été plus une volonté de rejet, de contrer Nicolas SARKOZY. Sinon comment expliquer ensuite le fort taux d’abstention de ces habitants aux élections législatives 2007.

Pour rappel, les ouvriers n’ont voté qu’à 49% pour Ségolène ROYAL. De la même façon, elle ne recueille que 49% parmi les employés. (Source Jérôme JAFFRE, directeur du CECOP, chercheur associé au CEVIPOF)

Notre Parti n’a pas le droit de laisser les autres partis être les seuls par démagogie, populisme ou parfois sincérité (le PCF) s ‘approprier le droit de représenter par leurs propositions les classes populaires et les citoyens de condition modeste. Nous devons être offensifs sur ce sujet, une obligation au vu de notre histoire.

Le Parti Socialiste doit être partie prenante dans les mouvements sociaux : étudiants, lycéens, sidérurgie, automobile, métallurgie certes mais il doit être présent dans les cités HLM et aussi auprès des caissières, employés de commerce, employés de services qui eux n’ont pas de moyens pour se défendre.

 Le Parti Socialiste doit certes avoir une vision intellectuelle de la société avec la participation de philosophes, historiens, sociologues, chercheurs, urbanistes, universitaires, journalistes, intellectuels aidés de spécialistes d’instituts de sondages mais se doit aussi avoir une vision de proximité de la société avec ses élus locaux, la consultation des militants de base sur des thèmes importants, la coopération du secteur associatif, du mouvement d’éducation populaire, des syndicats de salariés et paysans, de l’économie sociale et des patrons de progrès.

 

  

5 sujets sur lesquels notre Parti devrait travailler sur ce thème  :

 

 1 - La jeunesse de milieu populaire ou de condition modeste des quartiers populaires, des cités HLM et des villages.


L’avenir de cette jeunesse ne peut pas être , ne doit pas être l’échec scolaire , le chômage, l’ennui, la solitude, ,la drogue, l’alcoolisme, les difficultés de se soigner et avoir un logement, devenir pour certains délinquants.

Notre Parti doit pouvoir proposer à cette jeunesse de parents ouvriers, employés, salariés précaires, chômeurs ou en invalidité un véritable espoir dans l’avenir et de faire confiance au socialisme démocratique pour changer leur vie.

Nous devons construire un projet ambitieux digne de Léo Lagrange ce grand Homme du Front Populaire, avec les associations de mouvement d’éducation populaire, des fédérations sportives, les associations d’insertion des jeunes, les associations de prévention contre la toxicomanie, etc …

 

 2 – La pauvreté


La pauvreté est intolérable pour nous socialistes.

Nous devons organiser une conférence nationale avec les associations caritatives et de chômeurs (Secours populaire, secours catholique, ATD Quart-monde , Emmaüs, APEIS, MNCP, …) afin de les écouter et faire des propositions ensuite.

Montrer au pays que la lutte contre le chômage, la pauvreté, l’exclusion, la précarité et la misère sera une de nos priorités dans notre projet et que nos réponses ne seront pas la charité et le mépris (le bouclier fiscal, le comportement du gouvernement, un président bling-bling, réduction du budget logement, ….) qui sont celles de la droite.

Les réponses "Restos du coeur" ou le RMI n'étaient pas dignes d'un gouvernement de gauche.

Nommer un secrétaire national au PS à la pauvreté, à l’exclusion et à la précarité doit être une nécessité .

 

 3 – Les habitants des cités HLM


Organiser une conférence nationale avec les associations de locataires. Notre Parti doit écouter les habitants des « HLM » , et trouver les réponses réalistes et concrètes à leur mal de vivre : les habitants souffrant de diverses discriminations, des immeubles mal entretenus, les problèmes d’ascenseurs et de nettoyage, le bruit, l’ennui des jeunes, la pauvreté, les difficultés pour leurs enfants d’avoir un appartement, les soucis avec les locataires souffrant de troubles du comportement que l’Etat abandonne, problème identitaire pour un certain nombre de citoyens, la délinquance, la drogue ce fléau qui cause tant de soucis aux habitants et à leurs enfants, les services publics se réduisant, l’insécurité, une protection sociale de plus en plus menacée, les difficultés de transport,le droit à la culture/aux loisirs et au sport, ne pas pouvoir se soigner correctement, l’emploi qui diminue pour ceux qui n’ont pas ou peu de qualification ou sont en situation d’échec scolaire …….

Un audit de chaque quartier sera réalisé avec les associations et diverses institutions sans ignorer la participation des habitants qui y vivent. Un plan adapté à chaque quartier sous l’autorité d’un sous-préfet sera mis ensuite en place avec les moyens financiers, humains et matériels avec un comité de suivi dont les habitants composeront le tiers de celui-ci.

 

4 - L’emploi -


Tous les citoyens surtout de milieu populaire n’ont pas la chance pour diverses raisons souvent financières de pouvoir suivre des études. Tout le monde ne naît pas avec un cerveau "Bac+5" ou a la chance de pouvoir suivre des études Les classes populaires pour diverses raisons s'arrêtent en général au collège ou au lycée. Nous devons réfléchir globalement au problème de l'emploi mais aussi à l'échec scolaire (150 000 jeunes en échec scolaire chaque année) qui engendrera pour certains jeunes la pauvreté,  la délinquance, le chômage et les petits boulots, le travail au noir et donc sans protection sociale, le trafic de drogue, la toxicomanie.

Le parti Socialiste doit répondre à ces 4 questions primordiales  :

1 - Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d’entreprises, aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, au toujours plus des gros actionnaires, les paradis sociaux,  à l’informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu’ils auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie des RSA, employés précaires ou à temps partiel,  employés CESU, salariés pauvres, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?”
2 - Comment mettre en adéquation en France l’intérêt du consommateur de payer le moins cher ses produits et la sauvegarde de l’emploi du salarié?

3 – Quelles mesures concrètes et visibles par les salariés ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres moyens  face aux licenciements boursiers ? Peut-on accepter en tant que socialistes ce scandale de profits records avec des suppressions d’emplois ?

4 – Comment défendre et développer notre appareil industriel qui se réduit de plus en plus dans le contexte économique mondial ? Notre pays n’est pas condamné à ne vivre que du tourisme, des produits de luxe et des emplois de service.

 

Nous devons aussi réfléchir aux conditions de travail des salariés qui exercent un emploi d’exécutant. Les conditions de travail (le respect du code du travail, la pénibilité, la souffrance au travail, le mépris, l’exploitation, le stress, la promotion sociale des salariés exécutants, la sécurité, l’inorganisation des entreprises, les accidents du travail) qui concernent aussi tous les salariés ne doivent pas être ignorées . Une attention particulière, à mon avis, devra être  portée vis-à-vis de la situation professionnelle des employées de maison, des gardes d'enfants, des agents de sécurité, des déménageurs, du personnel de nettoyage, des livreurs de restauration rapide, employés de restauration, des coursiers ...

Une réflexion s’impose aussi  sur les marchés publics. Les élus ou des responsables des services publics  (SNCF, Offices publics de l’Habitat,….) , voulant donner une image de gestionnaire rigoureux, ont trop souvent tendance à choisir leurs  prestataires sur des critères uniquement financiers et sans aucune considération des aspects sociaux et des conditions de travail. Ils sont complices d’un nouvel esclavagisme et de l’exploitation des salariés dans les secteurs comme le nettoyage, les agents de sécurité,le  bâtiment, etc … . Peut-on avoir ce comportement au 21ème siècle surtout si on est de gauche ?

  

5 – La politique et les classes populaires, les citoyens de condition modeste


Notre Parti doit privilégier sa prochaine campagne d’adhésion en direction des cités HLM, des quartiers populaires et des villages. La dernière campagne a vu affluer en majorité des citoyens diplômés , de milieu favorisé par leur emploi et origine sociale. Un certain équilibrage sociologique s’impose.

Notre Parti doit faire un effort pour s’ouvrir aux citoyens des classes populaires en améliorant les conditions d’accueil des adhérents. Une large campagne d’adhésion doit être menée non seulement par Internet, mais d’autres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens n’ont pas un ordinateur ou s’ils en possèdent un ne vont pas systématiquement vers les sites politiques. Selon le CREDOC, 24% des ouvriers et 13% des non diplômés sont connectés à Internet.

Un effort sur la communication doit être fait. Là aussi, Internet ne doit pas, ne peut pas vis-à-vis de cette population être le seul outil.


Notre Parti a nécessité de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui n’ont pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études d’acquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, d’exercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.


La MJS doit aussi s’ouvrir vers l’autre jeunesse, celle qui ne vient pas des universités ou des grandes écoles, mais celle qui vient des quartiers populaires, les jeunes salariés (agents de sécurité, caissières, manutentionnaires, employés libre service,…) , les jeunes des lycées professionnels, les jeunes suivis par les missions locales, les apprentis ou ceux en contrats de professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours.

 

 

Conclusion


Le PS doit élaborer un projet socialiste qui s’impose face au libéralisme, à la grande bourgeoisie exigeant toujours plus de profits  pour son propre intérêt sur le dos des travailleurs et au capitalisme financier . Celui-ci respectera les valeurs du socialisme démocratique ( changer la vie des personnes défavorisées ou modestes, la justice sociale, l’égalité des chances, la protection sociale  assurée à tous, la transparence, la démocratie, la dignité des employés et des ouvriers, pouvoir se loger pour tous,  la régulation, la liberté, le syndicalisme avec plus de pouvoirs, le devoir d’informer, l’économie humaniste, le partage équitable des richesses, la valeur du travail et donc un emploi avec un salaire décent  pour tous  adapté à ses compétences avec la possibilité d’évoluer professionnellement, la réussite scolaire garantie aux jeunes, le droit  de pouvoir se soigner et l’accès aux  congés (partir en vacances)-loisirs - culture et sport pour tous les citoyens, le civisme, le respect, la tolérance,  la laïcité, la paix, la lutte contre le racisme, le refus de l’humiliation, l’oppression, l’aliénation et le mépris subis par les individus en tant que citoyens, salariés, usagers ou consommateurs, ainsi que  l’honnêteté politique).

 

Ce projet sera connecté à la réalité vécue par nos citoyens, répondra aux aspirations populaires , protégera les services publics, s’adressera au monde du travail, aux populations des quartiers populaires, aux jeunes mais aussi aux adultes, retraités et personnes âgées, à ceux et celles qui souffrent et qui donnera aussi envie aux jeunes des cités HLM et des  villages de militer au Parti Socialiste.

Ce projet  devra tenir compte de notre appartenance à l’Union Européenne et là le PSE a un challenge très ambitieux de préparer dès maintenant les prochaines élections européennes pour les gagner afin de voir une Europe sociale, humaniste, écologique, une économie enfin au service des hommes et des femmes et répondant au défi de l’emploi.

Il ne faudra pas y oublier la mondialisation et on devra être exigeant vis-à-vis de l’Internationale Socialiste pour peser par ses dirigeants sur les décisions de l’ONU, le FMI, l’OMC et autres institutions internationales ainsi que sur le pouvoir financier et ses paradis fiscaux, le pouvoir des multinationales. Une Internationale Socialiste exigera en intervenant dans les diverses institutions internationales pour qu’enfin  le développement économique et la démocratie sur l’ensemble du continent africain deviennent la réalité .

 

Les classes populaires attendent du Parti Socialiste un projet qui saura leur donner espoir en la vie et à l’avenir, que ce parti sache les accueillir et non des discussions sur les primaires comme le souhaitent certains dirigeants et journalistes ou le jeu des alliances qu’ils ne comprennent pas. Ces classes populaires veulent voir les talents du Parti Socialiste s’additionner dans l’intérêt général du PS et de la gauche et ne pas assister à la soustraction, aux divisions qui ne peuvent que renforcer la droite.

 

Ce sont les électeurs qui décident du résultat d’une élection selon un projet, une personnalité et des divers évènements provoqués, manipulés ou pas survenant lors de la période électorale et non le jeu des alliances entre partis. Que de surprises pouvons-nous constater lors de la lecture de l’histoire politique de notre pays.

 

Nous devons gagner aussi la bataille de la communication face à la machine infernale élyséenne de destruction lente du Parti Socialiste d’ici 2012 dirigée de main de maître par Nicolas SARKOZY. Nous devons y réfléchir dès maintenant sinon il sera trop tard. Un effort particulier sera à faire vis-à-vis des classes populaires peu informées sur nos propositions concernant leurs attentes (le chômage, le logement, l’échec scolaire de leurs enfants, l’insécurité, le pouvoir d’achat et une politique de la jeunesse adaptée aux jeunes des petites et grandes cités HLM se situant dans les villes ou les villages), manipulées par les médias et le pouvoir, perturbées par notre fonctionnement (divisions, critiques de certains socialistes du PS, trahison de quelques socialistes par l’ouverture « sarkozienne »).

 

Le refus de certains responsables du PS , une fois le congrès terminé, d'oeuvrer collectivement et de faire preuve de solidarité dans l'intérêt général du Parti Socialiste est un véritable mépris vis-à-vis des classes populaires qui attendent tant de ce Parti pour voir leur vie changer. Ne créons pas un second désespoir à cette population après celui de la gestion du pays par un président plus préoccupé par privilégier le pouvoir économique, le pouvoir financier et les catégories favorisées et aisées.

 

Le Parti Socialiste doit être vu, entendu tout au long de l’année sur tout le territoire du pays  et non que pendant les périodes électorales.

 

C’est en répondant à ces questions parmi d’autres, bien entendu, que nous retrouverons à la prochaine élection présidentielle cet électorat populaire qui nous a manqué en 2002 et 2007.

 

Une  phrase de  Léo Lagrange qui sent si bon le socialisme démocratique:

« L’une des fonctions du socialisme c’est non seulement satisfaire les besoins matériels, mais de retrouver le sens du bonheur ».

 

 Claude BOUCHAFA - militant de la section François Mitterrand Parie 15ème

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 09:20

 

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Les 130 membres du Forum français pour la sécurité urbaine, un réseau de villes, s’élèvent contre un dispositif adopté fin décembre à l’Assemblée conditionnant l’aide de l’Etat à la création d’un dispositif de responsabilisation parentale.

Alors que le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) doit être examiné en deuxième lecture au Sénat à partir du 18 janvier, le Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU), qui regroupe 130 collectivités de droite comme de gauche, exprime son « incompréhension » suite à l’adoption, fin décembre à l’Assemblée, d’une disposition liant l’attribution d’enveloppes de l’Etat à l’instauration d’un dispositif de responsabilisation des familles.

Précisément, le texte prévoit de réserver le financement des actions de prévention par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) aux seules communes et EPCI ayant mis en place, d’une part, un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et d’autre part, un conseil des droits et devoirs des familles ou, nouveauté introduite par les députés, une cellule de citoyenneté et de tranquillité publique, plus souple et plus restreinte.

Dans son communiqué, le FFSU, présidé par le sénateur maire de Saint-Herblain (PS) Charles Gautier, demande à être entendu d’urgence par la commission des lois du Sénat « pour l’éclairer sur la gestion de la prévention dans nos villes, et contribuer à éviter ces multiples incompréhensions ».

Nécessaires relations de confiance - « Nous sommes attachés à la loi de 2007 faisant du maire l’organisateur de la prévention à l’échelon local et à ce titre choisissant les actions de prévention correspondant le mieux aux réalités de sa commune. La nouvelle disposition, si elle était maintenue en l’état, mettrait à mal les relations de confiance nécessaires au partenariat entre l’Etat et les élus » souligne-t-il.

 

Sur La Gazette.fr

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 10:40

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Financement des partis : Les mini-banques de l'UMP rapportent chaque année plus de 130 000 euros

 

A l'UMP, les micro-partis fonctionnent comme des mini-banques. L'esprit de la loi sur le financement des partis politiques était pourtant simple : "les dons sont limités à 7 500 euros par an et par personne. En période de campagne, la limite descend à 4 600 euros. Tout don supérieur à 150 euros doit être réglé par chèque". Mais le système a une faille : les particuliers peuvent donner à autant de partis qu'ils le souhaitent, et les partis peuvent se faire des dons entre eux sans limite de plafond. Il suffit donc de créer son propre parti, appelé micro-parti ou parti de poche, pour permettre à un même individu de verser deux fois la somme de 7 500 euros au même camp. Et plus il y a de partis de poche, plus les dons affluent.


 

Le "mouvement populaire" est passé maître dans l'art de gérer les micro-partis de ces élus comme l'a expliqué Le Canard enchaîné du 5 janvier 2011 sur la base du rapport de la commission nationale des comptes de campagne et des finances politiques : "L'UMP semble se servir des petites structures comme autant de discrètes banques de dépôts, de retraits, et autres transferts. La formation présidentielle a ainsi perçu de plusieurs micropartis et de différentes structures locales la coquette somme de 131 870 euros en 2008 et un peu plus de 140 000 en 2009".


Certes, dans le même temps, l'UMP a également transféré des fonds à d'autres partis pour participer à leur financement et a ainsi pu arroser des partis satellites grâces à sa subvention publique. Mais l'objectif initial d'un parti politique est-il vraiment de se transformer en spéculateur ?

 

RAPPEL : Selon le bon vieux principe, "tout le monde le fait alors moi aussi et de toute façon ça ne se verra pas", les politiques détournent depuis des années l'esprit de la loi sur le financement des partis politiques. Si tout est légal sur le plan juridique, personne n'est dupe sauf les citoyens qui l'ignorent : les politiques multiplient les structures et les combines pour amasser le plus d'argent possible afin de financer leur activité politique.

Dans une démocratie idéale et transparente, un parti regroupe des militants et des responsables politiques qui appartiennent au même courant d'idées et souhaitent les appliquer en remportant des élections. Comme une campagne électorale, des meetings et tout ce qui s'apparente à la vie d'une organisation ont un coût, l'Etat encadre le financement des partis afin d'éviter toute corruption : des dons plafonnés, interdiction du financement par des personnes morales (entreprises, association) et en période électorale, des dépenses très encadrées et des comptes de campagne épluchés par une autorité indépendante. Voilà pour la théorie, car dans la pratique, et malgré le vote de lois "moralisant" le financement des partis dans les années 1990, le système a été détourné en une vaste machine à cash : le nombre de partis est passé de 28 en 1990 à 295 en 2010. La presse publie de temps en temps des articles sur le sujet mais en noyant parfois les informations dans de longues synthèses qui pointent du doigt tout le monde, c'est-à-dire personne.
Autrement dit, ce type d'informations, c'est comme les claques, elles se perdent. Voilà pourquoi nous avons décidé de lancer le principe de la mini-série : nous publierons quelques lignes de temps en temps pour vous rafraîchir la mémoire et vous permettre de retrouver facilement l'information dans les archives à ciel ouvert du net
.

 

Sur Politique.net

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 16:48

 

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Le pôle écologique du Parti socialiste

a le plaisir de vous inviter à une table ronde sur

 

Pic pétrolier, quelles propositions politiques pour 2012 ?

 

 

Le mardi 25 janvier 2011 à 19h30

 

Assemblée Nationale salle 62-17

126 rue de l’université 75007 PARIS

 

 

Les intervenants :


Matthieu Auzanneau, journaliste spécialiste du pétrole, auteur du blog http://petrole.blog.lemonde.fr/

Yves Cochet, député (Europe écologie-Les Verts), président du groupe d’études sur les pics pétroliers et gaziers de l’Assemblée nationale, auteur du livre « Pétrole apocalypse  » (Fayard, 2005)

Bernard Durand, géologue et géochimiste, spécialiste des mécanismes de la formation des gisements de pétrole et de gaz, auteur du livre « la crise pétrolière, analyse des mesures d’urgence » (EDP, 2009)

Géraud Guibert, conseiller municipal du Mans (PS), ancien conseiller de P. Bérégovoy et de Laurent Fabius, co-fondateur et animateur du pôle écologique du PS, auteur de « Tous écolos…et alors » (lignes de repères, 2010)

Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil, spécialisé dans les domaines de l'énergie et du changement climatique, auteur du site de vulgarisation www.manicore.com et co-auteur, avec Alain Grandjean, du livre « Le plein s’il vous plaît !, la solution au problème de l’énergie » (Seuil, 2006).

Benoît Thévard, ingénieur de l'école des mines en génie énergétique, collaborateur de Patrick Déry, spécialiste de l'énergie ayant proposé un scénario pour l'indépendance au pétrole du Québec d'ici 2030. Il rédige actuellement un livre qui aborde l'après-pétrole sous l'angle de la résilience locale.  Auteur du site http://www.avenir-sans-petrole.org/

Philippe Tourtelier, député d’Ile-et-Vilaine (PS), vice-président de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, en charge du suivi du Grenelle au sein du groupe socialiste, membre du pôle écologique.

 

 

!!! Accès libre, places limitées :

Pour des raisons de sécurité, l’Assemblée nationale demande une inscription préalable. Merci de vous inscrire par mail en précisant vos prénom et nom. N’oubliez pas de vous munir d’une pièce d’identité pour entrer à l’Assemblée nationale le 25 janvier.

 

 

Inscription obligatoire avant le 22 janvier :

contactpoleecologique@gmail.com

 

 

Renseignements : Michel Sourrouille (05.45.92.92.19) 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:16

 

 

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Evénements en Tunisie – Une élite française dépassée

“Je n’ai pas à qualifier le régime tunisien. Je suis Français, je n’ai pas à juger de l’extérieur comme ça un gouvernement étranger” – B. Le Maire – Ministre de la République

S’il en avait le temps, un Tunisien se frotterait les yeux devant le spectacle consternant qui s’offre à lui. Mais il a bien mieux à faire. Un Tunisien en observant la France, son gouvernement, son intelligentsia considèrerait indubitablement que quelque chose de sombre s’est abattu sur l’hexagone : ce rivage lointain, ce continent proche, cet autre soi par la culture, la langue, à une encablure de cyberespace. Un Tunisien constaterait après un mois de lutte sociale et un lourd tribut payé pour la conquête de la démocratie, que finalement la France n’est pas (plus) ce qu’elle prétend. La patrie des droits de l’Homme. Mais plutôt une succursale ou service marketing dépositaire de cette marque, véhiculant une image, un concept tant que les affaires n’en pâtissent pas. Ainsi, il contemplerait anxieux les turpitudes d’une société dévastée par la xénophobie. Et découvrirait comme dans son pays, la brutalité en moins, que le gouvernement considère aussi le peuple en ennemi.


 

Un Tunisien serait fort aise d’écouter M. Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, énoncer de sa voix métallique qu’“on ne peut que déplorer les violences (sans préciser lesquelles). [….].Plutôt que de lancer des anathèmes, je crois que notre devoir est de faire une analyse sereine et objective de la situation”, proposant de go le savoir-faire français à la police tunisienne. Un peuple en soulèvement reste un peuple à mater, mais dans les normes occidentales, c’est-à-dire sans trop de décès. Comme service rendu de l’Etat français à l’Etat tunisien, on offre une répression propre et technologique. L’observateur tunisien décontenancé se souvient (s’il est un peu au fait des historiettes hexagonales) que la même ministre (à l’époque de l’Intérieur) s’était occupée avec grande diligence des factieux anarcho-autonome de Tarnac. Partant d’un complot terroriste pouvant faire vaciller le système, pour aboutir piteusement à un embastillement sans preuve de post-adolescents radicaux. Il y trouvera alors une similitude dans la paranoïa des élites à l’égard de ses gueux. Cette solidarité oligarchique qui pousse l’ordre et la matraque à se porter volontaire par principe contre les manifestants et les activistes.


Un Tunisien féru de culture Française (peut-être lecteur de Montesquieu) aurait été saisi par les déclarations très distancières du ministre de la culture F. Mitterrand pour évoquer le régime de Z. Ben Ali, “En Tunisie, la condition des femmes est tout à fait remarquable. Il y a une opposition politique mais qui ne s’exprime pas comme elle pourrait s’exprimer en Europe. Mais dire que la Tunisie est une dictature univoque, comme on le fait si souvent, me semble tout à fait exagéré”. Il ne serait pas exagéré que le ministre français qualifie le régime actuel : Démocratie népotique, Dictature éclairée, Oligarchie populaire ? En tout cas, un régime vu de France et désigné comme seul rempart aux islamistes. Condition qui ouvre un droit quasi illimité aux exactions. Un Tunisien pourrait demander au ministre de la République française, si l’accaparement des richesses du pays par une infime minorité relève d’une exagération. Si l’aspiration à un Etat de droit confine à la démesure. Si les 50 morts résultants de la répression policière sont un coût humain exorbitant. Si enfin, s’immoler à 20 ans est outrancier.


Un Tunisien écoutant les chaînes pourrait être pris de nausées, en tombant sur les déclarations de J.M. Le Pen à propos de l’incapacité des pays du Maghreb à la démocratie : “Le régime démocratique à l’anglaise ou occidental n’est pas compatible aux mœurs de ces pays”. Il aurait compris qu’il ne s’agissait pas d’un épiphénomène mais d’idées largement propagées dans le pays (25% des sondés se déclarent en accord avec les idées du FN). Qu’il ne s’agit pas d’un accident médiatique, mais d’une réalité hexagonale, le tréfonds d’un atavisme colonial. Il aurait enfin compris la position de la France en observant la manifestation de soutien à E. Zemmour devant le journal conservateur Le Figaro. Un penseur mainstream de la France de N. Sarkozy qui déclara “Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait”. Il aurait enfin compris que les élites françaises ne sont plus au niveau de leur réputation, ni de leur Histoire. Une clique se réfugiant derrière un universalisme ou Républicanisme en toc et à usage domestique. Un colifichet pour gogos de la médiasphère qui s’écoutent bavasser de jolis contes.


M. Marzouki, opposant à Z. Ben Ali explique au micro de France Inter les raisons qui pousse l’oligarchie française à soutenir le régime tunisien. Une vision simpliste mêlée de xénophobie. La Tunisie considérée dans un étourdissant euphémisme comme une “petite démocratie” et bénéficiant comme telle d’un traitement de faveur. Mais la Tunisie est surtout envisagée comme un rempart. A l’islamisme d’abord, malheureusement, et au grand dam des dirigeants Européens, cet alibi n’a pu être invoquer pour soutenir Z. Ben Ali, puisque d’intégristes il n’y a point dans cette insurrection. A l’immigration ensuite, la Tunisie fait office de barrière aux Africains en route vers l’eldorado occidental. Une dictature comme police de frontière au sud et gratuite, qui convient parfaitement au gouvernement de N. Sarkozy. Enfin et surtout M. Marzouki évoque un culturalisme couvert de racisme, qui veut que la démocratie soit un luxe pour les arabes, citant J. Chirac qui déclara “ils mangent c’est déjà pas mal”. Pour l’opposant, la démocratie est une nécessité. Et il affirme, un peu euphorique, que les Tunisiens vont se la payer.


Vogelsong  surPiratage(s)

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:32

 

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1. La question du chômage

2. Une proposition face à l’abstention et au vote des classes populaires pour le Front National

3. Une réflexion : L’école de formation du Parti Socialiste : enfin l’égalité réelle des chances pourpouvoir accéder à un mandat électoral national ou un poste à responsabilité au sein des instances dirigeantes du Parti.

 

 

En préambule :

Une population sera très courtisée lors de la présidentielle par tous les candidats : les classes populaires. 

Cette population vivant aussi bien en ville qu’à la campagne,  confrontée sans cesse au mur de l’argent, connaissant le mal de vivre de génération en génération, subissant sans cesse les injustices de la vie, ne possédant pas un patrimoine financier ou immobilier, ni un héritage en vue ou un réseau de relations  pour entrevoir un avenir plus radieux pour eux et leurs enfants et comme le chante si fortement Jean FERRAT dans sa chanson « Ma France : celle qui ne possède en or que ses nuits blanches », doit croire à nouveau au Parti Socialiste pour changer leur vie.

 

Certains intellectuels, universitaires, sociologues ont décidé qu’il n’y aurait plus de classes populaires dans notre pays.

Il y aurait donc, d’après ces gens là, le remplacement de celles-ci par une large classe moyenne (les salariés) encadrée par une classe de personnes fortunées,privilégiées et de l’autre d’exclus (allocataires de minima sociaux, chômeurs, RSA, précaires,….).

Désolé, les classes populaires existent bel et bien. Démonstration :

Qu’y-a-t-il de commun entre un couple (l’homme chercheur ou cadre dans le secteur public ou privé, la femme enseignante ou exerçant une profession libérale) tous deux diplômés à bac +5, propriétaire et futurs héritiers d’un bien immobilier et/ou financier et un couple (lui ouvrier dans une TPE/PME ou agent de sécurité, elle caissière ou employée de maison) tous deux de faible niveau scolaire,  locataire en cité HLM et pas d’héritage en vue pour changer leur vie ?

 

Pour rappel, les ouvriers et les employés représentent environ 60% du nombre de salariés de notre pays, sans compter les chômeurs, les retraités et les divers allocataires issus de ce milieu et en n’ignorant pas aussi les autodidactes.

 

Les classes populaires ne votent pas pour un gouvernement de gauche pour avoir comme résultats : le chômage, un pouvoir d’achat en baisse, la CMU, les restos du cœur, l’emploi précaire ( les TUC, CES …) ou le  RMI mais pour vivre dans la dignité et le respect, pouvoir s’élever intellectuellement, professionnellement, culturellement et financièrement, avoir la perspective d’évoluer socialement pour eux et leurs enfants dans la société, exercer un emploi décent.

 

Un gouvernement de gauche animé par un(e) président(e) issu(e) du Parti Socialiste ne devra pas se contenter la gestion de la mixité sociale (une cité HLM au milieu d’un quartier bourgeois ou quelques bons élèves venant des quartiers défavorisés admis dans les grandes écoles) mais de mener une véritable politique ambitieuse de promotion sociale des classes populaires sur l’ensemble du territoire.

 

 

1 – La question du chômage, la première inégalité de toutes les inégalités.

 

Le chômage, l’emploi précaire, le travail inintéressant exercé par défaut sont pour les classes populaires, pour qui le terme conscience professionnelle a une grande valeur, une véritable humiliation, un mépris, une déconsidération de soi, intolérables et insupportables.

Que peut espérer un enfant pour le futur en naissant, pendant son enfance et sa jeunesse si ces parents sont au chômage ou exercent un emploi précaire?

Vis-à-vis des classes populaires, notre Parti doit se poser cette question primordiale pour ces citoyens : 

« Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d’entreprises et d’usines, aux licenciements boursiers,  aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, au toujours plus de profits des gros actionnaires représentant le capitalisme financier, à l’informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu’ils auraient pu occuper, aux importations non régulées, à la concurrence économique libérale ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie des RSA/RMI, employés précaires ou à temps partiel,  employés CESU, chiffonniers, salariés pauvres, allocataires de minima sociaux, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ? »

Cette question de l’emploi décent, mieux travailler et la retraite devra être la priorité première du programme de notre candidat(e) avec ensuite l’éducation/instruction puis la santé 

Ce chômage qui engendre inégalités, exploitation, individualisme, violence, racisme, pauvreté doit être combattu avec tous les moyens que l’Etat possède Ce chômage qui creuse les divers déficits (caisses de retraite, sécurité sociale, le budget de la Nation,…).

Les réponses sur comment sauvegarder et surtout créer de l’emploi sont certes françaises mais surtout européennes et mondiales.

Notre Parti doit devenir sur ce sujet si important le leader au sein du Parti Socialiste Européen et de l’Internationale Socialiste. Il faut revoir le système économique actuel et qu’il soit enfin dans l’intérêt des hommes et des femmes avec un partage équitable des richesses produites.

 

2 - Une proposition face à l’abstention et au vote des classes populaires pour le Front National.

 

L ‘extrême droite profite du climat de désespérance sociale causée par le chômage, la délinquance, l’environnement de vie, l’insécurité, la pauvreté  un avenir sans espoir,  pour se refaire une santé. 

Nombre de citoyens vivant en cités HLM, en Zones rurales ou dans les quartiers populaires lors des dernières élections depuis 1981 votent pour le Front national ou s’abstiennent de plus en plus.

Nous devons retrouver ces électeurs.

Je propose  à notre Parti de créer une commission composée de 3 tiers* qui pourrait être nommée "Compréhension, réflexions et propositions suite à l'abstention ou le vote pour le Front National des citoyens de milieux populaires".

 Cette commission permettra d'appréhender dans les meilleures conditions la présidentielle de 2012 et d'apporter des propositions réalistes et crédibles au projet du Parti Socialiste qui pourront changer concrètement la vie de ces citoyens. 

Une question est à se poser aussi  : Pourquoi des citoyens de milieu populaire déçus pour diverses raisons du ¨Parti Socialiste préfèrent-ils voter pour le Front National au lieu des écologistes, de Lute Ouvrière, le NPA, le POI quand il se présente ou le Front de Gauche au premier tour des élections? 

Nous aurons besoin du vote massif des classes populaires pour gagner cette élection. Ne pas connaître à nouveau  le cauchemar du 21 avril 2002. Il ne faudrait pas que notre alliance avec les écologistes fasse minorer le mal de vivre des habitants en difficulté de notre pays dans le programme commun de la présidentielle au profit majeur de l'environnement et des questions de société.

*Les 3 tiers :

- le premier : les élus socialistes

- le deuxième : des experts (sociologues, politologues....), des représentants des associations de locataires et caritatives ainsi que du Mouvement d'Education Populaire.

- le troisième : des militants du PS issus des milieux populaires.

 

 

3 -  L’école de formation du Parti Socialiste enfin l’égalité réelle des chances pour les militants issus des milieux populaires.


Cette  nouvelle école de formation du Parti devra accueillir avec un effort particulier  ces militants.

 Le Parti Socialiste doit s’ouvrir concrètement  aux militants qui n’ont pu suivre des études pour diverses raisons dues aux inégalités de destin.

Cette école  de formation  permettra enfin aux militants issus des milieux populaires d’accéder après une formation adaptée (économie,les institutions, l’histoire de la gauche, les techniques de communication,…)  à un poste à la Direction Nationale de notre Parti ou  de pouvoir se présenter à une élection nationale ou européenne.

Cette école aidera, soutiendra ces jeunes militants issus des classes populaires, cette jeunesse qui n’est pas universitaire et souvent oubliée : les jeunes en contrats en alternance, les jeunes apprentis, les lycéens professionnels, les jeunes travailleurs et travailleuses en CDI ou en contrats précaires et les jeunes demandeurs d’emploi afin de leur permettre d’acquérir les connaissances requises pour être des acteurs du Parti Socialiste dans la vie politique de notre pays.

C’est le droit citoyen à ces jeunes qui n’auront pas eu la chance d’étudier au lycée Henri IV ou de poursuivre leurs études à Sciences PO  et qui est confrontée à une autre réalité quotidienne d’être aussi de futurs dirigeants politiques.

Nous socialistes aurons réalisé  ainsi cet équilibre sociologique politique représentant l’ensemble des couches sociales de notre pays au sein d’un parti politique.        

 

Le mal de vivre des classes populaires pris dans sa globalité, pour tous socialistes, doit être un thème aussi valorisant, enrichissant intellectuellement, conceptuel, de réflexion, d’analyse et de propositions que ceux de la recherche, la finance, la culture, l’économie, la liberté, la justice ou les affaires étrangères.

 

Claude Bouchafa

Section François Miterrand Paris 15ème

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:34

 

Socialisme et capitalisme. Histoire, mutations, nouveaux défis

 

 

La Fondation Jean-Jaurès proposera les 14 et 15 janvier 2011 à Paris un colloque international sur les relations entre le mouvement socialiste en Europe et le capitalisme, du XIXe siècle à nos jours.

La crise actuelle du capitalisme financier remet en pleine lumière une réflexion sur le capitalisme et son devenir. Une part importante des problèmes identitaires que connaît le socialisme européen vient d’un manque de clarté qu’il entretient sur les rapports qu’il a et doit avoir avec le capitalisme tel qu’il a évolué depuis le XIXème siècle.

L’objectif de ce colloque est double. Il est, d’une part, de comprendre comment les critiques du capitalisme et de la société qu’il façonne ont été définies par les socialistes dans l’histoire et la nature des politiques qu’ils ont menées. Il est, d’autre part, de mener un débat sur ce que doit être aujourd’hui la doctrine socialiste dans un capitalisme mondialisé, où se cumulent la crise de la finance mondiale et la crise écologique, à un moment où les rapports de force entre les puissances anciennes et nouvelles changent. Les interrogations pressantes qui parcourent le socialisme européen peuvent trouver des réponses dans la mesure même où le chemin parcouru est éclairé sans œillères.

Les phases préparatoires qui ont précédé et nourri le colloque ont permis d’analyser les idées et les politiques, les périodes clefs qui ont fait l’histoire du socialisme européen. Les débats du colloque lui-même s’organiseront autour de cinq grands thèmes transversaux : l’évolution des critiques du capitalisme, le rôle des mouvements sociaux, les épreuves du pouvoir et le rapport à l’Etat, la recherche de « modèles » dans le socialisme européen et la question de la mondialisation et de l’internationalisme.


En savoir plus en téléchargeant l'argumentaire, par Alain Bergounioux et Daniel Cohen : argumentaire (pdf - 78,50 ko)

Pour consulter le programme et assister au colloque, télécharger l’invitation : INVITATIONweb (pdf - 356,09 ko)

Pour plus de renseignements

Notre dossier d'archives sur ce thème

 

Il y a trente-cinq ans, le Parti socialiste organisait à Suresnes un grand colloque sur « les réponses socialistes à la crise du capitalisme », dans un contexte économique et social qui sonnait la fin des « Trente glorieuses ». Que proposaient les intervenants de ces débats pour nourrir le programme économique du PS de 1975 ?

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 21:04

 

 

 

 

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Le conseil municipal de Souffelweyersheim s'est réuni le 10 janvier 2011 avec pour sujet unique du jour  l'élection du premier magistrat de la commune en lieu et place du maire démissionnaire André Reichardt. Election sans surprises mais aussi avec des enjeux qui pour ne pas être à la tribune  n'en étaient pas moins présents. Comme a pu en témoigner une salle pleine à craquer, une salle bruissante de rumeurs de toutes sortes, une salle commentant avec force de détails le courrier de la section du parti socialiste que les habitants avaient reçu la veille dans leurs boite aux lettres.


Comme on pouvait s'y attendre, il n'y avait qu'un seul candidat en présence, en l'occurence le premier adjoint sortant. Au final, et à défaut d'adversaire déclaré, Pierre Perrin  a bien été élu mais avec seulement 19 voix en sa faveur et 10 bulletins blancs, ce qui à défaut de commentaires autorisés, dénote la profonde division qui accompagnera ce conseil municipal dans l'exercice de ses prérogatives. De fait, l'élection des 7 adjoints fut de la même veine avec 20 bulletins pour et 9 blancs.

 

Sont donc élus :

 

  • Pierre Perrin, maire de Souffelweyersheim
  • Patrick Kurtz 1er adjoint
  • Myriam Joachim 2ème adjointe
  • Paul Tedeschi 3ème adjoint
  • Josiane Durr 4ème adjointe
  • Pierre Schneider 5ème adjoint
  • Annick Morelle 6ème adjointe
  • Alain Jansen 7ème adjoint

Peu de changements à signaler dans cette équipe par rapport à la précédente, si ce n'est l'apparition de Alain Jansen liée au retrait de André Reichardt.  

Patrick Kurtz remonte à la 2ème place au poste de 1er adjoint, histoire, sans doute de faire taire (un peu) la rumeur, en donnant à voir l'image d'une équipe soudée dans la continuité, ce qui vu les résultats du scrutin du jour ne manquait pas de sel ! Pour la petite histoire André Reichardt annonçait qu'il demeurait conseiller municipal jusqu'au 15 janvier 2011, ce qui était attendu

Cette soirée aura aussi été pour lui l'occasion de faire ses adieux aux habitants de Souffelweyersheim, avec une émotion dans la voix qui se voulait forte mais qui ne semblait guère convaincre la salle si l'on en croit les timides applaudissements ponctuant  son intervention.

Les spectateurs auront également pu comprendre en cette soirée pas ordinaire, que "le torchon de papier dans les boites aux lettres" était ce par quoi André Reichardt désignait l'opposition qui monte dans cette commune que d'aucuns jusqu'ici aimaient à citer comme sage et disciplinée. Au final et pour  ponctuer son discours André Reichardt s'est plu à envisager l'avenir de sa commune en des termes qui pouvaient faire douter de l'existence d'une élection qui venait à peine de se terminer !


Quoiqu'il en soit, le nouveau premier magistrat de Souffelweyersheim aura bien du mal à faire oublier l'ombre portée de celui qui se retire. Et c'est bien cette incertitude sur les marges de manoeuvre dont pourra disposer Pierre Perrin dans l'exercice de son mandat qui tout au long de cette soirée aura été présente dans  bien des esprits.

 



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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:00

 

 

 

 

Sur cette video de l'émission "On revient vers vous" diffusée sur Cadremploi.fr, Ophélie Latil, porte-parole de Génération précaire, se confie au présentateur David Abiker.


L'on y découvre un monde bien à part : celui des stagiaires, payés au lance pierre pour un véritable job qui ne dit pas son nom. Ophelie Latil passe en revue les pièges d'une situation qui risque de se refermer, dès lors que l'on  serait tenté de croire à tous les pontifs assénés durant le temps des études, où il suffirait de s'accrocher et d'être prêt à tout pour happer le job tant attendu. La réalité est hélas bien differente, elle serait même une spécialité bien française, celle où le sacro saint diplôme nécessaire pour accéder au nirvana de l'entreprise se révèle être un piège à c.. .pour les moins avertis.

 

Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, aux Etats Unis et dans bien d'autres pays où on se fout de votre diplôme, en France il est non seulement nécessaire de l'avoir mais également de savoir choisir les bonnes filières, de se faire entourer par les personnes compétentes qui sauront vous ouvrir les portes du succès, celles qui demeurent définitivement fermées aux naifs et autres gogos qui pensent qu'il suffit de consulter la page emploi du Figaro pour décrocher la Lune.

 

En Algérie et en Tunisie les jeunes diplômés se révoltent parce qu'ils n'ont pas d'emploi. En France, ils ont un emploi mais pas de salaire !

Avec de telles pratiques, on peut parier que la machine néo libérale ne durera que ce que dure l'espoir de ceux, qui lentement mais surement en viennent, à douter de la place qu'elle veut bien leur accorder

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